jeudi 10 avril 2008

Oxford, le feutre et le feu

Oxford, ville essentiellement universitaire depuis le Moyen Âge, est une ville magnifique pour un (ancien) professeur comme moi car elle semble appartenir aux professeurs et à ce qui intéresse les professeurs. Elle semble un peu « feutrée », si vous me permettez l'expression.
J'y ai particulièrement apprécié le Radcliffe Square (photo à gauche. Notez que ce lien conduit à une page en anglais).
Sur ce square donne l'Église St-Mary's (à droite) et en face de celle-ci il y a la Radcliffe Camera (à gauche en bas), une magnifique salle de lecture (la principale) de la vaste bibliothèque d'Oxford, la Bodleian Library.

Tout y semble calme, studieux et paisible comme il convient à une ville tout entière dédiée à la connaissance et à la recherche.
Mais en passant sur la Broad Street, une rue principale, tout à coup, dans le recouvrement de bitume, un petit espace où une croix est tracée (photo en bas) : là a eu lieu l'exécution sur le bûcher des évêques anglicans, sous Mary Tudor, dite Mary la Sanglante (Bloody Mary : c'est l'origine du nom du cocktail), la fille d'Henri VIII et la soeur d'Élizabeth I. Elle voulait rétablir le catholicisme. Par tous les moyens, même ceux qui contredisent le message de Jésus le Juif.
Ce petit espace rompt un peu le charme de la ville et montre que la paix d'aujourd'hui est fondée en partie sur la violence et le fanatisme religieux d'hier. Et que le voile parfois se déchire comme ici le bitume de la rue.
Mais les humains, comme les pigeons, sont indifférents devant le passé.

mercredi 9 avril 2008

Bakchich, dictature, conserves, nourriture

Il y a cette phrase de George Orwell (à droite) qui donne à réfléchir et qui donne ensuite des frissons dans le dos quand on a un peu étendu la réflexion:

Nous pourrions bien nous apercevoir, un jour, que les aliments en conserve sont des armes bien plus meurtrières que les mitrailleuses.

Quand on étend la réflexion on peut penser que ce ne sont pas seulement les conserves qui sont dangereuses en fait de nourriture. Il y a tous ces produits qui, en vertu des traités de commerce internationaux, nous arrivent de partout, récoltés et traités dans ces pays non développés et, surtout, totalitaires où règnent le bakchich, la corruption et l'aveuglement volontaire des autorités dictatoriales.
Ces produits, on en a eu des exemples récemment provenant de Chine, peuvent être empoisonnés ou contaminés, volontairement ou accidentellement par manque d'intérêt ou par désir de lucre et d'argent rapide et facile.
Ils sont alors aussi meurtriers que des mitrailleuses.

Opéra Sainte-Cécile

Voici deux prises de vue de l'ancienne église Sainte-Cécile de Kénogami dont je vous avais promis la photo dans une note précédente (cliquer pour la revoir) qui portait sur les maisons d'opéra au Québec.
Ces photos proviennent d'une gentille visiteuse (cliquez-les pour zoomer).
L'architecture de cette ancienne église (construite en 1950), d'inspiration art déco, est originale et le contraste entre les couleurs des pierres qui la recouvrent me semble
produire un effet assez intéressant. Voyez.
Éventuellement je vous présenterai des photos qui en montrent d'autres aspects.
Au cours des quatre siècles de leur existence les Québécois -qui n'ont toujours eu, au mieux, qu'un demi-gouvernement leur appartenant- ont consacré à des églises l'essentiel de leurs investissements dans des bâtiments qu'on pourrait dire de prestige.
Je vous présenterai éventuellement, au fil des jours et des mois, quelques-uns de ces bâtiments où s'est réfugié un peu beaucoup du désir culturel des Québécois.
La plupart du temps ce désir a été détourné de ses propres fins par la puissante et aveugle Église catholique mais quelque chose de son énergie a pu malgré cela s'y incarner.

mardi 8 avril 2008

Plateia Syntagma, Parlement grec, Athens Plaza

Voici une intéressante photo d'Athènes, prise du balcon de notre hôtel, l'Athens Plaza, sur la Plateia Syntagma (Place de la Constitution en français). 
Dans la photo il y a ma femme Denise et derrière elle le Parlement grec (l'ancien palais royal d'Othon de Bavière, le premier roi de Grèce au 19e siècle, et jusqu'en 1924, le palais de ses successeurs d'une autre dynastie). 
À droite la Plateia Syntagma , remarquez les jolis palmiers (cliquez pour zoomer).
La photo est prise du premier balcon à gauche (celui qui a un petit point rouge) du premier étage de balcons de l'hôtel ci-contre. Cliquez pour zoomer.
Je reparlerai ultérieurement d'Athènes, de cet hôtel (l'ancien Méridien d'Athènes) et de la Grèce en général.

Rectitude du langage

Voici comment la recherche de la rectitude politique dans le langage peut tromper les enfants (c'est une phrase du regretté Coluche, le comique français):

On dit pas un stylo noir,
on dit un crayon de couleur.

lundi 7 avril 2008

Chine, massacres, prisons, totalitarisme

Beaux Yeux Supervielle

Ces beaux yeux, juste pour pouvoir vous présenter le poème de Jules Supervielle (en bas) tiré du « Forçat innocent ».



Les yeux lointains

Chers yeux si beaux qui cherchez un visage,
Vous si lointains, cachés par d'autres âges,
Apparaissant et puis disparaissant
Dans la brise et le soleil naissant,

Et d'un léger battement de paupières,
Sous le tonnerre et les célestes pierres
Ah ! protégés de vos cils seulement
Chers yeux livrés aux tristes éléments.

Que voulez-vous de moi, de quelle sorte
Puis-je montrer, derrière mille portes,
Que je suis prêt à vous porter secours, 

Moi, qui ne vous regarde qu'avec l'amour.



Maisons d'opéra au Québec

Il y a deux bâtiments où l'on présente des opéras au Québec et que, pour cette raison, on peut appeler des maisons d'opéras.
La Place des Arts à Montréal (à gauche) et le Grand Théâtre à Québec (à droite). On y présente aussi des concerts, des récitals et d'autres types de spectacles.
Mais il y a maintenant tant d'églises de toutes les religions qui sont désaffectées et belles
qu'on pourrait -avec un certain nombre d'aménagements- les transformer en maison d'opéra et de concerts.
Cela confirmerait le parallèle de la note précédente. Mais il faudrait que le nombre de fidèles s'accroisse et, dans l'état actuel de la culture au Québec, je ne crois pas que ma suggestion et mon souhait puissent se réaliser dans les prochaines décennies.
À Saguenay on a tenté de transformer l'ancienne église Sainte-Cécile (c'est la patronne des musiciens, beau hasard!) de Kénogami en une maison d'opéra (on l'a même renommée «Opéra Sainte-Cécile») mais la chose ne semble pas avoir été suivie d'effets. Je vous présente cette église sur une carte satellite (elle est marquée d'une croix ci-dessous) en guise de pierre d'attente car je n'ai trouvé aucune photo la représentant et je vous en promets une que j'irai faire moi-même bientôt.


Opéra et cérémonie religieuse

Je regardais autour de moi pendant la diffusion en direct -au cinéma de Jonquière en provenance du Metropolitan Opera de New York (ci-dessous)- de «La Bohème» de Puccini (voir la note que je lui consacre en cliquant ici). Je me disais que ces spectateurs avaient autant de ferveur que des fidèles assistant à une cérémonie religieuse catholique d'avant le Concile de Vatican II.
Et il y avait aussi de nombreuses analogies entre le spectacle présenté et ces cérémonies religieuses des temps anciens: il y avait la langue utilisée dans le spectacle qui était une mystérieuse (et belle: la piu bella) langue étrangère (l'italien) comme le latin jadis à la messe,
il y avait les gestes et les chants des acteurs, qui semblaient appartenir à des rites immémoriaux tellement l'histoire et les airs étaient connus par tous, etc.
Et je me disais qu'effectivement représentations d'opéra et cérémonies religieuses
sont avant tout des spectacles et que c'est sans doute parce que la qualité du spectacle s'est considérablement amoindrie (avec la présentation des messes en langues vulgaires, par exemple, la disparition des accessoires théâtraux qu'étaient les encensoirs, ciboires, ostensoirs, etc.) que ces salles de spectacles qu'étaient architecturalement et décorativement les églises se sont vidées de leurs spectateurs.
Et c'est en conservant tout cela que les maisons d'opéra ont pour leur part accru leurs fidèles (voir les photos de quelques-unes des maisons d'opéra que j'ai vues, à gauche l'Opéra de Sydney ( je désirerais la voir, je ne l'ai vue hélas qu'en photo); à droite La Scala de Milan et l'Opéra Garnier à Paris en bas): ne ressemblent-elles pas à des temples, à des églises?).

dimanche 6 avril 2008

Nouvelles Religions, nouveaux croyants

Les animalistes -ces croyants d'une nouvelle religion, qui se réjouissent de la mort d'humains chasseurs de phoques- verront-ils un jour des «végétalistes» se réjouir de leur mort? Et les «végétalistes» (partisans de la protection de la vie des végétaux) verront-ils des «inanimistes» (partisans des choses inanimées contre les végétaux) se réjouir de leur mort à eux?
Là, comme ailleurs, la religion est le mal.


Rien n'est plus dangereux qu'une idée -quand on n'a qu'une idée.

C'est une maxime du philosophe Alain qui, hélas, a eu la méchante idée d'être trop pacifiste dans des circonstances où il ne le fallait pas.

Ce barbu obèse ci-contre, dont j'ai renversé la photo, est l'un des papes des animalistes. Je le soupçonne d'être davantage anti-francophone qu'anti-chasseurs de phoques.
En tous cas, plutôt
que de pauvres chasseurs, il devrait combattre ceux qui, comme lui, s'engraissent des nourritures terrestres aux dépens d'autres humains qui n'en ont pas assez.

samedi 5 avril 2008

«La Bohème» du Metropolitan au cinéma de Jonquière

Cela n'a pas l'atmosphère d'une véritable matinée ou d'une soirée à l'Opéra: pas autant de belles dames et de beaux messieurs. Mais beaucoup d'avantages, dont celui des gros plans et des vues des coulisses.
C'était La Bohème de Puccini (en bas) avec
Angela Gheorghiu (à gauche) et Ramon Vargas (à droite) dans une mise en scène de Franco Zeffirelli (en haut, le metteur en scène de Fratello Sole Sorella Luna de la note précédente).
La représentation sur écran haute définition permet de ne pas être distrait par les belles personnes de la salle et de mieux saisir tout l'art de la composition de
Puccini

et la profondeur du texte du livret de Giuseppe Giacosa et Luigi Illica.
Peut-être la profondeur du texte original d'Henri Murger «Scènes de la vie de Bohème», écrit en 1848, à la veille de la révolution qui a eu lieu la même année.
J'y reviendrai ultérieurement pour parler un peu du texte du livret, très romantique et, par conséquent, bien fait pour me plaire.

vendredi 4 avril 2008

Pantocrator*


Il y a dans le film de Franco Zeffirelli intitulé Fratello Sole Sorella Luna (Frère soleil Sœur lune, voir l'affiche ci-haut) une scène frappante.
Elle a été tournée à l'intérieur de la magnifique cathédrale de Monreale près de Palerme en Sicile que nous avons visitée et admirée.

Le film raconte la vie de saint François d'Assise -qui voulait que les Chrétiens retrouvent les valeurs de renoncement à la richesse et au pouvoir des hommes sur d'autres hommes qui était celles présumées de Jésus le Juif.
La scène dont je parle est celle où le pape Innocent III, entouré de la cour pontificale, avec cardinaux, prélats et gardes couverts d'ors, de pourpres et d'armes, reçoit François et ses compagnons.
Ceux-ci sont vêtus de guenilles et pieds nus, maladroits et ne sachant comment se
comporter devant ces nombreux dignitaires, méprisants et orgueilleux, sur une estrade surélevée, loin d'eux.
Rien ne se passe vraiment jusqu'au moment où le pape descend de son trône et de son estrade et, à la désapprobation de toute sa cour, se prosterne de tout son long devant
François et lui baise les pieds.
Ce successeur des Césars et des Grands Prêtres du Temple de Jérusalem -qui, comme les
Césars et les Grands Prêtres, a fait tuer des milliers de personnes- sait quel est le véritable héritier de Jésus le Juif.
Au-dessus de la cour papale flotte, comme une immense ironie et une immense vérité,
l'air dominateur et irrité, le Christ Pantocrator* grec en lequel on a transformé Jésus le Juif afin de prendre le pouvoir dans l'Empire romain (et royaumes successeurs) et afin de le conserver pour toujours croit-on.
Voici ce
Chreistos Pantocrator* (cliquez l'image pour zoomer):



On ne voit pas combien il est immense sur la voûte du chœur de la cathédrale. Voici ce chœur si beau et si révélateur de l'être véritable de cette orgueilleuse église qui se prend elle-même pour le Dieu qu'elle prétend révérer:


*Pantocrator pour les non-hellénistes: «maître de tout».

jeudi 3 avril 2008

Chat et chien

Ce matin à «Christiane Charette en direct» à la radio de Radio-Canada (première chaîne), le courriel d'un auditeur:

Le chien regarde son maître et se dit: «Cet homme m'accueille, me nourrit, ramasse mes crottes: c'est un dieu».
Le chat regarde son maître et se dit: «Cet homme m'accueille, me nourrit, ramasse mes crottes: je suis un dieu
».



Paires d'yeux bleus

Voici trois paires d'yeux bleus aujourd'hui, que je tire de ma réserve. Ces yeux ne valent pas par leur transparence mais par leur couleur, presque la même dans les trois cas, la couleur d'appétissants petits fruits que nous appelons au Québec des bleuets. Pour insister encore sur notre commune origine, nous les humains, eux les chats, eux les fruits.
La dernière paire appartient, comme vous le voyez, à un siamois. Nos familles ont compté deux siamois parmi elles: Zorro, pendant 12 ans, Shogun, pendant 6 ans. Shogun était le frère de Zoé, la belle Zoé aux yeux d'or.



Et voici un poème sur les yeux de Sully Prudhomme, un poète français bien oublié qui a été pourtant le premier lauréat du prix Nobel de littérature en 1901.
Le prestige de la littérature française était si grand à cette époque que l'Académie suédoise a cru qu'il fallait décerner le premier Nobel à un Français, même poète mineur (il passait à l'époque pour un grand poète à cause de ce prestige).

Les Yeux

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Des yeux sans nombre ont vu l'aurore ;
Ils dorment au fond des tombeaux,
Et le soleil se lève encore
.
Les nuits, plus douces que les jours,
Ont enchanté des yeux sans nombre ;
Les étoiles brillent toujours,
Et les yeux se sont remplis d'ombre.

Oh ! qu'ils aient perdu le regard,
Non, non cela n'est pas possible !
Ils se sont tournés quelque part
Vers ce qu'on nomme l'invisible ;

Et comme les astres penchants
Nous quittent, mais au ciel demeurent,
Les prunelles ont leurs couchants,
Mais il n'est pas vrai qu'elles meurent.

Bleus ou noirs, tous aimés, tous beaux,
Ouverts à quelque immense aurore,
De l'autre côté des tombeaux,
Les yeux qu'on ferme voient encore.


mercredi 2 avril 2008

Atlantes du Cours Mirabeau

Un «cours» (comme le Cours Mirabeau à Aix-en-Provence) c'est comme un «corso» en Italie, c'est-à-dire une avenue de préférence plantée d'arbres qui sert à la promenade.
Il y a des choses intéressantes sur le Cours Mirabeau, par exemple de nombreuses terrasses du côté nord dont je vous reparlerai éventuellement (c'est là que nous allions nous réchauffer l'hiver quand il faisait trop froid à l'intérieur).
Et il y a de beaux bâtiments dont certains comportent des éléments d'architectures d'une grande beauté.

Je vous présente, à deux moments différents de la journée et de l'année, deux photos des atlantes de l'Hôtel Maurel-de-Pontevès (il ne s'agit pas d'un hôtel pour loger les voyageurs, il s'agit d'un hôtel particulier, la résidence cossue d'une famille riche ou noble). Cet hôtel, construit vers le milieu du 17e siècle, loge maintenant un tribunal du commerce comme vous pouvez le voir sur les photos.
Un
atlante c'est le masculin d'une cariatide et il supporte quelque chose, ici un balcon.
Il y en a beaucoup à
Aix-en-Provence que je vous présenterai quand l'occasion s'y prêtera.
Les feuilles que vous apercevez appartiennent à un platane.

Vélo et cardio

Voici mon appareil d'entraînement cardio favori (exclusif depuis 4 ans). On pourrait l'appeler vélo allongé d'entraînement.
C'est une merveille. Contrairement au vélo ordinaire il ne rend pas douloureuses la région du coccyx et les régions environnantes (si vous voyez ce que je veux dire) et cela sans qu'on doive enfiler des vêtements spéciaux.
Il permet la connaissance avec ses voisins-voisines et les longues conversations (les conversations qui permettent de ne pas voir le temps passer).
Il permet un cardio (presque) sans douleur.
Vous pouvez trouver des informations là.
Je vous présenterai éventuellement les appareils qui m'aident à maintenir un poids décent malgré mon amour du bon vin et de la bonne nourriture (dans l'ordre). Ma femme dit que si j'ai employé le mot «nourriture» plutôt que le mot «chère» (comme dans «bonne chère») c'était pour éviter les homonymes «chère-chair» à cause de mon éducation catholico-victorienne. Un rendu pour un donné!

mardi 1 avril 2008

Dernières Cènes innombrables

Voici d'autres parodies de la Dernière Cène que j'ai trouvées là (il s'agit d'un blogue mexicain en espagnol) et qui me semblent convenir à la date sans me donner trop de travail. Vous y reconnaitrez des personnages d'émissions de télé, de bandes dessinées, de dessins animés, de jeux, etc. (il y en a que je ne reconnais pas).
Et d'abord celle qui sert d'archétype,
La Dernière Cène de Léonard de Vinci à Milan.


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Poisson et folies

En ce mardi 1er avril, avec l'entraînement (1 heure de cardio, deux séries -20 répétitions- de huit appareils de musculation) qui m'a pris toute la matinée et avec la circulation parmi tour à tour la neige (7 cm) la pluie, puis la pluie verglaçante, les seules choses que je puis vous offrir sont un poisson bien coloré qui convient à la date et une maxime (d'Oscar Wilde, sans photo car il s'insulte facilement et n'aimerait pas se voir en compagnie d'un poisson) qui justifie l'offrande du poisson.


Les folies sont les seules choses qu'on ne regrette jamais.