LE VISAGE OUBLIÉ DU MAÎTRE DE L'OULIPO.
GEORGES PEREC AVANT LA BARBE.
Non, ce n'est pas un inconnu.
Cigarette à la main, assis sur un lit, jeune et clean-shaven, ce visage-là, presque personne ne le reconnaît. Et pourtant, c'est bien lui : Georges Perec, bien avant la barbichette qui deviendra sa signature.
Cheveux courts, visage lisse, regard direct : cette photo de Georges Perec bouscule l'image que l'on garde généralement de lui, celle d'un homme plus âgé, barbe taillée, silhouette immédiatement identifiable dans le paysage littéraire français. Ici, rien de tout ça. Juste un jeune homme, cigarette entre les doigts, assis sur un lit aux draps rayés.
Le cliché correspond vraisemblablement au tout début de sa carrière, autour de la sortie des Choses en 1965, le roman qui lui vaut, à seulement 29 ans, le prix Renaudot, et qui le propulse d'un coup sur la scène littéraire. C'est aussi l'époque où il n'a pas encore rejoint l'Oulipo, ce collectif d'écrivains joueurs de contraintes qu'il intègre en 1967, et bien avant La Disparition (1969), ce roman entier écrit sans la lettre « e », qui le rendra définitivement culte.
Ce qui frappe, c'est ce contraste entre l'image figée dans nos mémoires collectives, celle d'un Perec plus mûr, presque austère, et ce jeune homme presque banal, qui pourrait être n'importe quel Parisien des années 1960. Une preuve, s'il en fallait une, que même les visages les plus reconnaissables ont eu leur version méconnue.
Non, ce n'est pas un inconnu.
Cigarette à la main, assis sur un lit, jeune et clean-shaven, ce visage-là, presque personne ne le reconnaît. Et pourtant, c'est bien lui : Georges Perec, bien avant la barbichette qui deviendra sa signature.
Cheveux courts, visage lisse, regard direct : cette photo de Georges Perec bouscule l'image que l'on garde généralement de lui, celle d'un homme plus âgé, barbe taillée, silhouette immédiatement identifiable dans le paysage littéraire français. Ici, rien de tout ça. Juste un jeune homme, cigarette entre les doigts, assis sur un lit aux draps rayés.
Le cliché correspond vraisemblablement au tout début de sa carrière, autour de la sortie des Choses en 1965, le roman qui lui vaut, à seulement 29 ans, le prix Renaudot, et qui le propulse d'un coup sur la scène littéraire. C'est aussi l'époque où il n'a pas encore rejoint l'Oulipo, ce collectif d'écrivains joueurs de contraintes qu'il intègre en 1967, et bien avant La Disparition (1969), ce roman entier écrit sans la lettre « e », qui le rendra définitivement culte.
Ce qui frappe, c'est ce contraste entre l'image figée dans nos mémoires collectives, celle d'un Perec plus mûr, presque austère, et ce jeune homme presque banal, qui pourrait être n'importe quel Parisien des années 1960. Une preuve, s'il en fallait une, que même les visages les plus reconnaissables ont eu leur version méconnue.


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