Le prince William est le premier héritier du trône britannique dont les ancêtres indiens ont été confirmés.
Cette découverte a été rendue publique en 2013, lorsqu'un projet d'analyse génétique a permis de remonter la lignée maternelle de la famille de sa mère jusqu'à une femme nommée Eliza Kewark, qui vivait dans la ville portuaire indienne de Surat au début du XIXe siècle.
Kewark, d'ascendance arménienne et indienne, a eu des enfants avec un marchand écossais nommé Theodore Forbes. Leur fille fut envoyée en Grande-Bretagne ; la lignée féminine s'est perpétuée sans interruption jusqu'à la princesse Diana, puis de cette dernière jusqu'à ses fils.
La méthode employée était précise. Les chercheurs ont analysé l'ADN mitochondrial — transmis uniquement de la mère à l'enfant — de deux parentes matrilinéaires encore en vie de la princesse Diana. Toutes deux étaient porteuses d'un marqueur rare, présent presque exclusivement en Asie du Sud. Les généalogistes ont qualifié ce résultat de probant.
Ce qui est intéressant, c'est la question des documents d'archives. L'histoire circulait de manière informelle au sein de la famille depuis des générations, mais Kewark était simplement répertoriée comme arménienne dans les anciens documents familiaux ; ses origines indiennes avaient été discrètement occultées par les conventions victoriennes régissant la composition d'une généalogie respectable. Il a fallu l'intervention d'un laboratoire pour rétablir ce qu'un employé avait effacé.
Ce lien n'a rien de symbolique. Il est inscrit dans son propre code génétique, hérité de sa mère, et remonte à une femme active d'un port de commerce dont le nom n'est jamais apparu dans les registres de la cour.
Cette découverte a été rendue publique en 2013, lorsqu'un projet d'analyse génétique a permis de remonter la lignée maternelle de la famille de sa mère jusqu'à une femme nommée Eliza Kewark, qui vivait dans la ville portuaire indienne de Surat au début du XIXe siècle.
Kewark, d'ascendance arménienne et indienne, a eu des enfants avec un marchand écossais nommé Theodore Forbes. Leur fille fut envoyée en Grande-Bretagne ; la lignée féminine s'est perpétuée sans interruption jusqu'à la princesse Diana, puis de cette dernière jusqu'à ses fils.
La méthode employée était précise. Les chercheurs ont analysé l'ADN mitochondrial — transmis uniquement de la mère à l'enfant — de deux parentes matrilinéaires encore en vie de la princesse Diana. Toutes deux étaient porteuses d'un marqueur rare, présent presque exclusivement en Asie du Sud. Les généalogistes ont qualifié ce résultat de probant.
Ce qui est intéressant, c'est la question des documents d'archives. L'histoire circulait de manière informelle au sein de la famille depuis des générations, mais Kewark était simplement répertoriée comme arménienne dans les anciens documents familiaux ; ses origines indiennes avaient été discrètement occultées par les conventions victoriennes régissant la composition d'une généalogie respectable. Il a fallu l'intervention d'un laboratoire pour rétablir ce qu'un employé avait effacé.
Ce lien n'a rien de symbolique. Il est inscrit dans son propre code génétique, hérité de sa mère, et remonte à une femme active d'un port de commerce dont le nom n'est jamais apparu dans les registres de la cour.


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