dimanche 15 février 2026

La fondation de la ville de Saint-Louis aux USA

En 1763, ce n'était qu'une falaise sauvage et silencieuse dominant le fleuve. En 1904, elle accueillait le monde entier.
C'était le 15 février 1764.
Pierre Laclède, un trappeur français déterminé, et son beau-fils de 14 ans, Auguste Chouteau, se tenaient sur la rive ouest du Mississippi. Ils avaient remonté la côte depuis La Nouvelle-Orléans, à la recherche de l'endroit idéal pour établir un poste de traite.
Le site qu'ils choisirent était un coup de génie stratégique.
De hautes falaises les protégeaient des crues imprévisibles du fleuve et il offrait un accès facile au Missouri pour les routes commerciales.
Mais le contexte politique était en train de changer.
La France avait secrètement cédé le territoire à l'Espagne deux ans auparavant, mais la nouvelle avait tardé à se répandre. Laclède et Chouteau étaient en train de bâtir une colonie qui se sentait française, parlait français et vivait à la française, tout en ignorant qu'elle se trouvait en territoire espagnol.
En cette froide journée de février, ils passèrent à l'action.
Ils entaillèrent les arbres pour marquer les limites du nouveau village. Ce signal annonça aux ouvriers qu'ils pouvaient commencer à défricher le terrain et à construire les premières cabanes en rondins rudimentaires.
Ils le nommèrent Saint-Louis, en l'honneur du roi Louis IX, figure emblématique des croisades et de la monarchie française.
De ces arbres entaillés naquit une puissance économique.
Saint-Louis devint la « Porte de l'Ouest », le point de départ de Lewis et Clark, et un port fluvial florissant qui rivalisait avec La Nouvelle-Orléans.
On y vit les trappeurs bâtir un empire. On y vit les bateaux à vapeur s'entasser sur les quais. On y vit l'essor d'une grande ville américaine.
Saint-Louis passa d'un poste de traite isolé à une métropole qui fit découvrir au monde la glace et le hot-dog lors de l'Exposition universelle de 1904.
Aujourd'hui, la Gateway Arch se dresse près de l'endroit précis où un homme et un garçon ont gravé leur vision dans la nature sauvage.
Les grandes villes naissent souvent d'une seule décision audacieuse.

Fanny Work, l'arrière-grand-mère étasunienne de la princesse Diana

L'histoire de Fanny Work, l'arrière-grand-mère américaine de la princesse Diana (dont elle porte le deuxième prénom)
Frances Ellen « Fanny » Work naquit en octobre 1857 à New York.
Son père, Franklin H. « Frank » Work, était originaire de l'Ohio. Jeune homme, il s'installa à New York en quête de travail et se retrouva par hasard employé par le magnat des affaires Cornelius Vanderbilt. Franklin devint ensuite courtier en bourse et dirigea une entreprise florissante.
Frances était une figure très en vue dans la haute société new-yorkaise et newportaise. Elle fréquentait les réceptions fastueuses et entretenait des amitiés avec certaines des plus grandes héritières américaines.
À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, plusieurs femmes issues de riches familles américaines furent envoyées en Angleterre pour épouser des aristocrates. Les familles aristocratiques anglaises, confrontées à des difficultés financières, avaient besoin de nouveaux capitaux pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs domaines. En échange, les familles américaines pouvaient profiter du prestige d'un titre de noblesse. Ces dames étaient communément appelées les « Princesses du Dollar ».
Frances allait devenir l'une de ces « Princesses du Dollar ». En septembre 1880, elle épousa James Boothby Burke Roche, frère du 2e baron Fermoy. Les Roche étaient une famille aristocratique irlandaise originaire du comté de Cork.
James était connu pour son penchant pour les entreprises douteuses, ce qui le mit en conflit avec son beau-père. Lors de leur mariage, Franklin réduisit la pension de Frances à 7 000 $ par an et régla les dettes de jeu de James, s'élevant à 50 000 $.
Frances et James eurent quatre enfants : Eileen, décédée en bas âge ; Cynthia, née en 1884 ; et les jumeaux Maurice et Francis, nés en 1885.
Cinq ans après la naissance des deux garçons, Frances demanda le divorce à James pour abandon de domicile conjugal. Son addiction au jeu était devenue compulsive et il avait perdu 100 000 livres sterling en un an. La perquisition de leur domicile par des huissiers fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Elle engagea l'ancien secrétaire d'État Thomas F. Bayard comme avocat. Le divorce fut prononcé en 1891.
En 1905, Frances se remaria avec Aurél de Bátonyi, un maître d'équitation hongrois. Bátonyi prétendait être un comte hongrois issu d'une famille noble, mais des doutes planaient sur la véracité de ses affirmations. Franklin Work, désapprouvant le nouveau mari de Frances, fit publier des articles dans le journal révélant la véritable identité de Bátonyi : un certain Arthur Cohn.
En 1907, menacée de déshéritage par son père si elle restait mariée à Bátonyi, elle demanda le divorce. La procédure dura deux ans et, finalement, Bátonyi obtint plusieurs propriétés ayant appartenu à Frances. Elle continua également à le soutenir financièrement. Ce soutien cessa en 1914, lorsqu'il disparut et que ses biens, tombés en ruine, furent saisis par l'Administration américaine des biens étrangers.
Franklin Work mourut en 1911, laissant une immense fortune à Frances, ses enfants et sa sœur Lucy. La succession était estimée à 15 millions de dollars (environ 417 millions de dollars actuels), avec la condition que Frances reçoive une rente annuelle de 80 000 livres sterling (2 millions de dollars actuels) et que son ex-mari n'y ait aucun droit.
Frances ne se remaria pas. Elle partagea son temps entre Londres et New York, continuant à mener une vie confortable. Elle est décédée à son domicile de Manhattan en 1947, à l'âge de 89 ans.
Par son fils Maurice, Frances est l'arrière-grand-mère de Lady Diana Frances Spencer. Ainsi, lorsque le prince William deviendra roi, il sera le premier d'origine américaine. Par sa fille Cynthia, Frances est l'arrière-arrière-grand-mère de l'acteur Oliver Platt, connu pour ses rôles dans des séries télévisées telles que Chicago Med, The Bear, À la Maison-Blanche et The Big C.
 

LE CRUCIFIX, SYMBOLE HONTEUX DE L’ANTISÉMITISME CHRÉTIEN DEPUIS PLUS DE 2000 ANS

LE CRUCIFIX, SYMBOLE HONTEUX  

DE L’ANTISÉMITISME CHRÉTIEN 

DEPUIS PLUS DE 2000 ANS.


 

samedi 14 février 2026

Température du jour à Arvida (14 février 2026)


 

La société étrusque et la société grecque


𝗟𝗲 𝗦𝗮𝗿𝗰𝗼𝗽𝗵𝗮𝗴𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗘́𝗽𝗼𝘂𝘅 étrusques

Le Sarcophage des Époux est l’une des œuvres les plus fascinantes de l’Antiquité conservées au Musée du Louvre.
Réalisé vers 520 av. J.-C., en terre cuite peinte, il provient de la nécropole de Cerveteri, dans l’ancienne Étrurie (Italie actuelle). Cette sculpture funéraire représente un couple allongé sur un lit de banquet, comme s’ils partageaient un repas éternel.
Ce qui frappe immédiatement, c’est leur proximité : les époux sont côte à côte, dans un geste tendre, presque complice. Leurs visages affichent ce fameux « sourire archaïque », commun à l’art méditerranéen de l’époque. Mais contrairement aux représentations grecques contemporaines, où les femmes sont souvent reléguées à l’arrière-plan, ici l’épouse occupe une place égale à celle de son mari.
Cette œuvre nous révèle beaucoup sur la société étrusque : le statut des femmes y semble plus élevé que dans la Grèce antique, notamment dans les contextes publics et festifs. Le banquet, symbole de convivialité et de passage vers l’au-delà, devient ici une image d’éternité partagée.
Devant ce sarcophage, on ne voit pas seulement un tombeau : on perçoit une vision du couple, de la mort et de la mémoire. Plus de 2 500 ans plus tard, ces deux figures continuent de nous regarder — et de nous interroger.
Un chef-d’œuvre qui rappelle que l’amour et le lien social sont aussi des sujets d’histoire de l’art.

Déluge illusoire

Un bien petit parapluie pour éviter d’être submergé par le déluge de cœurs !

Dont la plupart ne sont là que pour faire illusion, selon moi !

De votre Valentin

Bien avant les chocolats et les roses, la Saint-Valentin avait des origines bien plus sombres. Cette fête remonte à saint Valentin, un prêtre romain ayant vécu au IIIe siècle sous l'empereur Claude II.
Selon la légende, Claude pensait que les célibataires faisaient de meilleurs soldats et interdisait le mariage aux jeunes hommes. Valentin brava cet ordre et célébra secrètement des mariages pour les couples amoureux. Découvert, il fut arrêté et finalement exécuté le 14 février, vers 269 après J.-C.
Une autre histoire raconte que, durant son emprisonnement, Valentin se lia d'amitié avec la fille aveugle du geôlier et la guérit peut-être. Avant de mourir, il lui aurait adressé une lettre signée « de votre Valentin », une formule qui pourrait avoir inspiré la tradition moderne des mots doux.
Au fil du temps, l'Église l'honora comme un martyr. Plus tard, les poètes médiévaux associèrent cette date à l'amour romantique et courtois.
Finalement, la légende se transforma en la célébration que nous connaissons aujourd'hui. Ainsi, derrière chaque rose rouge se cache une histoire de rébellion, de sacrifice et d'un amour qui refusa de se soumettre au pouvoir.

Le pavot bleu de l’Himalaya

 Originaire des gorges du Yarlung Tsangpo, dans le sud-est du Tibet, le pavot bleu pousse à une altitude de 3120 à 4000 mètres.
En 1886, les longues marches de Delavay vers le plateau tibétain l'amenèrent à découvrir des pavots d'un bleu lumineux, mais la plante fut peut-être découverte avant lui et dénommée Meconopsis napaulensis[3].
Cette vivace est très capricieuse, elle peut devenir envahissante autant que disparaître du jour au lendemain si les conditions ne lui plaisent pas. Elle est appréciée par les escargots et limaces ... et sujette au mildiou.
Cette fleur est l'emblème des Jardins de Métis en Gaspésie au Québec.
La floraison au Québec s’étale approximativement sur un mois, de la fin juin jusqu’à la fin juillet. Elle atteint généralement son apogée les deux premières semaines de juillet.

vendredi 13 février 2026

Température du jour à Arvida (13 février 2026)


 

La poursuite des criminels hier et aujourd’hui

Il y a quelques décennies on poursuivait et exécutait les bandits et autres hors-la-loi, aujourd’hui, à ce qu’il semble, on leur donne le pouvoir sur toutes et tous.

Attila et le pape

En 452, Attila le Hun envahit l'Italie. Les villes du nord furent dévastées – la chute d'Aquilée résonna comme un avertissement à travers l'empire – et la panique gagna du terrain à mesure que les troupes d'Attila pénétraient dans la péninsule. Rome craignait le pire. L'Empire d'Occident était affaibli, ses armées clairsemées et sa vie politique fracturée. C'était le moment où la diplomatie n'était plus une option, mais la seule.
Une délégation romaine partit donc à la rencontre d'Attila. À sa tête se trouvait le pape Léon Ier – plus tard connu sous le nom de « Léon le Grand » – accompagné de hauts dignitaires impériaux. La rencontre n'eut pas lieu à Rome. La tradition la situe dans le nord de l'Italie, souvent près du Mincio, aux alentours de Mantoue, où les négociateurs pouvaient atteindre le camp hun avant qu'Attila ne poursuive sa progression vers le sud.
La teneur de leurs échanges reste inconnue. C'est précisément cette conversation perdue qui a contribué à la légende de ce récit. Dans la tradition chrétienne postérieure, la présence de Léon est présentée comme décisive, voire miraculeuse, faisant du pape l'homme qui a affronté la tempête et l'a contenue.
Mais l'histoire est rarement aussi simple. Attila avait aussi des raisons pratiques de se retirer. Son armée avait beaucoup marché depuis sa base, la campagne italienne ne pouvait nourrir indéfiniment une armée aussi nombreuse, et les maladies constituaient un danger constant lors des campagnes de l'Antiquité tardive. Il subissait également des pressions ailleurs, notamment les menaces pesant sur les intérêts hunniques en Orient, sans oublier la possibilité toujours présente de négocier un tribut ou des conditions favorables. Dans ce contexte, l'ambassade n'était peut-être qu'un facteur parmi d'autres : un moyen de sauver la face pour mettre fin à la campagne, un canal pour obtenir un paiement, ou une pause diplomatique alors que la logistique devenait critique.
Le résultat est néanmoins indéniable : peu après la rencontre, Attila se retira d'Italie. On peut se demander si Léon l'a « arrêté » à lui seul. Ce qui est incontestable, c'est la portée symbolique de l'événement : un chef de guerre qui régnait par la terreur a choisi de négocier avec un chef religieux, au bord d'un empire en déclin.
C’est l’une des scènes les plus marquantes de l’Antiquité tardive, car elle illustre un tournant décisif dans l’équilibre des pouvoirs. Les armes traditionnelles de Rome étaient en perte de vitesse. De nouvelles formes d’autorité – religieuse, diplomatique, morale – émergeaient. Pendant un instant crucial, le destin de l’Italie ne reposa pas sur un champ de bataille, mais sur une simple conversation dans le camp d’un seigneur de guerre.

Le destin actuel de la liberté aux USA

Il n’y a rien à ajouter, tout est dit !

jeudi 12 février 2026

Température du jour à Arvida (12 février 2026)


 

Combattre ceux qui confondent l’intelligence et l’obéissance

En 1896, un philosophe ouvrit une classe où les enfants préparaient leurs repas, fabriquaient des meubles, débattaient avec enthousiasme et apprenaient sans jamais rester assis. Quelques mois plus tard, des critiques l'accusaient de détruire la discipline et de saper la civilisation.

Il s'appelait John Dewey, et la controverse était délibérée.

À l'Université de Chicago, Dewey constata que les écoles américaines récompensaient le silence, la répétition et l'obéissance, les confondant avec l'intelligence. Les enfants mémorisaient des faits, suivaient les instructions et apprenaient très tôt que l'autorité ne devait pas être remise en question. Dewey était convaincu que ce modèle ne se contentait pas d'échouer ; il formait des citoyens à se soumettre sans réfléchir.

Il créa donc l'École Laboratoire.

Il n'y avait pas de programmes scolaires rigides. Les enfants apprenaient les mathématiques en tenant une épicerie, les sciences en cuisinant, l'histoire en fabriquant des outils et l'éthique en négociant entre eux. Ils bougeaient constamment. Ils parlaient librement. Ils faisaient des erreurs devant les autres. Dewey considérait l'échec comme une source d'information, et non comme une faute.

La réaction fut immédiate.

Des parents se plaignirent que leurs enfants n'étaient pas « encadrés ». Les journaux se moquaient des classes, les qualifiant d'expériences désordonnées. Des collègues enseignants avertissaient Dewey qu'il substituait le chaos à la rigueur. Ce qui les inquiétait, ce n'était ni le bruit ni le désordre, mais l'idée que les enfants puissent apprendre à penser par eux-mêmes.

Dewey refusa de céder.

En 1916, il publia « De la démocratie et de l'éducation », affirmant que l'école n'était pas une répétition générale de la vie adulte, mais un modèle vivant de la société. Si les enfants apprenaient l'obéissance à l'école, ils accepteraient l'injustice plus tard. S'ils apprenaient la curiosité, la coopération et le sens des responsabilités, la démocratie avait une chance de réussir.

Cette idée le rendit dangereux.

Pendant des décennies, les institutions lui résistèrent. La standardisation s'étendit. Les tests remplacèrent la curiosité. L'efficacité primait sur la compréhension. Les avertissements de Dewey furent jugés idéalistes, tandis que les classes devenaient plus silencieuses et moins stimulantes.

Puis le monde changea.

Le travail routinier cessa d'être rentable. La résolution de problèmes devint importante. La créativité devint précieuse. La collaboration devint essentielle. Les réformateurs redécouvrirent Dewey et réalisèrent qu'il avait décrit l'économie moderne des décennies avant son avènement. Apprentissage par projets. Pédagogie expérimentale. Esprit critique. Engagement civique. Le vocabulaire a évolué, mais le modèle était bien le sien.

Dewey comprenait pourquoi la résistance n'a jamais disparu. Les systèmes éducatifs reflètent les peurs des sociétés. À son époque, on craignait les esprits indépendants.

Il n'a jamais cherché à corriger le comportement des enfants. Il cherchait à ce que l'autorité inspire l'obéissance.

Cette distinction a déstabilisé les institutions alors. Elle les déstabilise encore aujourd'hui.

Vanessa Redgrave ne joue pas ; elle témoigne

Derrière la férocité de Vanessa Redgrave se cachait une sorte de deuil sacré. Chaque rôle qu'elle a interprété – d'Isadora à The Bostonians – portait ce poids : une rébellion empreinte de tendresse, un courage tissé de perte.
Meryl Streep a dit un jour : « Vanessa ne joue pas ; elle témoigne. »
Et elle n'a jamais cessé de témoigner – sur les réfugiés, les crimes de guerre, l'hypocrisie politique, le prix du silence. Même octogénaire, elle participait encore à des manifestations, risquant toujours l'arrestation, exigeant toujours que l'art ait un sens.
Lorsqu'un journaliste lui a demandé si elle regrettait son discours célèbre aux Oscars, elle a souri – ce même sourire serein, presque menaçant, qu'elle avait en 1978 – et a répondu :
« Si vous dites la vérité et que les gens vous huent, c'est que vous êtes sur la bonne voie. »
Vanessa Redgrave n'a pas seulement incarné des révolutionnaires.
Elle en était une – de ces rares personnes qui savaient que le vrai pouvoir ne réside pas dans les applaudissements, mais dans le refus de se taire quand le silence est de rigueur.

mercredi 11 février 2026

Température du jour à Arvida (11 février 2026)


 

Les violeurs de petites filles

Il n'y a pas de zone grise concernant le viol d'enfants, aucune. Pendant des années, des hommes puissants ont fait le trafic d'enfants, les ont abusés et contraints à la prostitution ; or, nous apprenons aujourd'hui que les dossiers Epstein mentionnent le nom de Donald Trump des centaines de milliers, voire plus d'un million de fois, dans des documents encore en cours de publication et expurgés par les puissants.
Pourtant, face à cela, tant de prétendus hommes et femmes de Dieu, prédicateurs blancs et noirs qui ont acclamé ce président, gardent le silence. Où est l'indignation légitime face à l'exploitation des enfants ? Où est l'exigence de transparence totale de la part d'un gouvernement qui a tout fait pour se soustraire à ses responsabilités ?
Le Christ ordonne justice pour les plus vulnérables. Soutenir un homme parce qu'il a courtisé vos convictions politiques, tout en gardant le silence sur les abus et les dissimulations commis contre les enfants, est une lâcheté morale. Si votre foi est sincère, parlez. Si vos valeurs sont authentiques, agissez. Si vous aimez les innocents, la vérité ne peut être réduite au silence.
Jésus a dit qu'il valait mieux avoir une meule de moulin autour du cou que de faire du mal à un enfant. Il n'a accordé aucune exemption aux présidents, aux milliardaires, aux donateurs ou aux alliés politiques. Et il n'avait aucune patience pour les chefs religieux qui pervertissaient les textes sacrés pour justifier l'injustice.
Le silence face à l'exploitation des enfants n'est pas de la neutralité, c'est de la complicité. La déviation n'est pas du discernement, c'est de la lâcheté.
La loyauté envers le pouvoir plutôt qu'envers la vérité n'est pas le christianisme, c'est de l'idolâtrie.
Si votre foi se tait lorsque des hommes puissants sont impliqués, ce n'est pas la foi « transmise une fois pour toutes aux saints ». Si votre Évangile ne peut condamner le viol d'enfants sans hésitation, ce n'est pas l'Évangile de Jésus-Christ.
Le viol d'enfants n'est pas une question politique, c'est une question morale.

Lettre ouverte à un politicien pourri

« Vient le temps de payer » : le réquisitoire cinglant du Dr Jérôme Marty contre l’héritage de Jack Lang

Le docteur et chroniqueur Jérôme Marty a publié une lettre ouverte d'une rare violence à l'encontre de Jack Lang, l'accusant d'incarner le pire de la génération « soixante-huitarde ». Pour Marty, l'ancien ministre de la Culture symbolise cet égocentrisme qui a confisqué les rouages du pouvoir, de l'économie et de la culture pendant un demi-siècle. Il dénonce une génération qui s'est construite sur l'opulence et les privilèges tout en « faisant bouffer » ses idéaux de révolution avortée à une jeunesse qu'elle a fini par mépriser et paralyser.

Le texte dépeint Jack Lang comme un « Faust d'opérette » devenu un « vampire décati », vivant au crochet d'une République devenue « ripoublique » pour financer un train de vie fastueux. Jérôme Marty ne mâche pas ses mots sur le quotidien de l'ex-président de l'IMA : restaurants étoilés, costumes de luxe et additions systématiquement impayées. Selon lui, cette impunité apparente a fini par « tout souiller », protégeant l'homme politique derrière un système de subventions et de complaisance qui touche aujourd'hui à sa fin avec les récents scandales.

Pour le médecin, l'heure de l'addition a enfin sonné pour celui qui a tout fait pour repousser les limites du temps, « de lifting en chirurgie ratée ». À 85 ans, la chute de Jack Lang de son « temple subventionné » est présentée comme le symbole d'une trahison générationnelle : celle de bourgeois qui se voulaient barricades mais qui ont fini par s'agripper à leurs privilèges jusqu'au naufrage. Une fin de règne amère pour celui qui, selon Marty, a passé sa vie à fuir les réalités dont les générations suivantes paient aujourd'hui le prix fort.