vendredi 4 septembre 2026
Fin des tests de comestiques au Canada
L’arbre, le système naturel de captage le plus puissant
Grâce à la photosynthèse, les arbres absorbent naturellement le dioxyde de carbone de l'atmosphère, contribuant ainsi à réduire les gaz à effet de serre tout en produisant l'oxygène indispensable à la vie sur Terre. Outre leur rôle de stockage du carbone, ils offrent un habitat à la faune sauvage, améliorent la qualité de l'air, participent à la régulation des températures et protègent les sols et l'eau, ce qui en fait l'une des ressources naturelles les plus précieuses.
Les jours perdus de 1752 dans l’empire britannique
Pendant 600 ans, en Angleterre, le premier jour de l'an n'était pas le 1er janvier, mais le 25 mars, jour communément appelé « Fête de l'Annonciation ». Officiellement la « Fête de l'Annonciation », cette fête célébrait l'annonce faite par l'ange Gabriel à la Vierge Marie qu'elle allait donner naissance au Messie. Alors que le reste du monde occidental célébrait le Nouvel An le 1er janvier, l'Angleterre s'obstinait à faire débuter la nouvelle année le jour de l'Annonciation, notamment parce que cette date coïncidait avec le début de l'année agricole.
Mais en 1750, l'Angleterre finit par céder à la pression internationale et adopta le 1er janvier comme premier jour de l'année (l'Écosse l'ayant fait 150 ans plus tôt), remplaçant du même coup le calendrier julien par le calendrier grégorien. En Angleterre, l'année 1751 commença, comme d'habitude, le 25 mars, mais s'acheva le 31 décembre, ne comptant ainsi que 282 jours.
La transition vers le calendrier grégorien nécessita également la résolution d'une autre incohérence. L'ancien calendrier julien, mis en place en 46 avant J.-C., comportait une erreur intrinsèque due à un calcul erroné de l'année solaire de 11 minutes. Cette erreur entraînait une « perte » d'un jour dans le calendrier julien tous les 128 ans. Le calendrier grégorien avait résolu ce problème en rendant bissextile la dernière année bissextile d'un siècle uniquement si elle était divisible par 400. Au fil des siècles, le calendrier grégorien a donc progressivement gagné des jours sur le calendrier julien, si bien qu'au moment de son adoption en Grande-Bretagne, la date y était avancée de 11 jours par rapport au reste de l'Occident (le 1er janvier en Angleterre correspondait au 13 janvier ailleurs). C'est ce décalage qui fut corrigé par la suppression des onze jours de septembre. Les dates du 3 au 13 septembre 1752 n'ont tout simplement jamais existé en Grande-Bretagne ni dans les colonies britanniques.
Bien qu'il ait longtemps été affirmé que ce changement avait provoqué des émeutes à travers la Grande-Bretagne, réclamant le retour des onze jours « volés », la plupart des historiens considèrent aujourd'hui ces « émeutes du calendrier » comme une légende. Il y a néanmoins eu une résistance pacifique à ce changement. Par exemple, de nombreux Britanniques se sont plaints et ont manifesté de la méfiance face au changement de dates des fêtes religieuses, si bien que beaucoup ont continué à célébrer Noël à la date traditionnelle, qui, selon le nouveau calendrier, tombait le 6 janvier au lieu du 25 décembre. Certains craignaient même que la loi ne raccourcisse leur vie de onze jours. La datation des événements survenus durant cette période de transition a également des conséquences. La naissance de George Washington, par exemple, était initialement prévue le 11 février 1731. Mais en avançant le calendrier de onze jours et en modifiant le Jour de l'An, son anniversaire, selon la loi sur le nouveau calendrier, est devenu le 22 février 1732, la date que nous connaissons aujourd'hui. Toute personne effectuant des recherches sur les dates de cette période les verra souvent désignées par « 1731/32 », par exemple.
L'image est une peinture de William Hogarth de 1755, intitulée « An Election Entertainment », représentant des Whigs anglais faisant la fête le jour des élections, tandis que des Tories manifestent à l'extérieur. Au sol, une banderole tory volée porte l'inscription : « Donnez-nous nos onze jours ! » Ce tableau, conçu pour tourner en dérision les fraudes électorales, est considéré comme l'une des principales sources du mythe des « émeutes du calendrier ».
Il y a 274 ans, en Grande-Bretagne et dans ses colonies, le 3 septembre était en réalité le 14 septembre.
Un vrai monarque
Pendant treize ans, Ferdinand régna sur des terres qu'il n'avait jamais demandées, les gouvernant fidèlement tout en attendant patiemment le jour de son retour au pays.
Ce jour arriva enfin en 1814, avec la chute de Napoléon. Ferdinand retourna aussitôt à Florence.
Mais ses actions ultérieures le distinguèrent de nombre de souverains restaurés après Napoléon. Il ne revint pas en quête de vengeance. Il n'avait pas de longue liste d'ennemis à punir. Au contraire, Ferdinand choisit la modération.
Il refusa de poursuivre les anciens partisans de Bonaparte, accueillit les exilés politiques, conserva le Code civil français car il le jugeait utile, encouragea la science, maintint des tarifs douaniers bas et fit preuve d'une plus grande tolérance envers les communautés juives. Sous son règne, la Toscane devint l'un des États les plus paisibles et modérés de l'Europe de la Restauration.
Puis, en 1824, Ferdinand mourut de la malaria après avoir personnellement inspecté les chantiers de routes et d'aqueducs à travers son territoire. Même en tant que souverain, il avait insisté pour constater lui-même l'avancement des travaux.
Né le 6 mai 1769, Ferdinand III, grand-duc de Toscane.
Il fut déplacé de trône en trône, perdit sa patrie, patienta, et lorsqu'il revint enfin, il choisit la clémence plutôt que la vengeance.
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Anne Dacier, une insurpassable érudite
Anne Dacier n'avait que vingt et un ans à la mort de son père, mais elle avait déjà acquis une connaissance extraordinaire du monde antique et était capable de se débrouiller seule.
À vingt-trois ans, elle publia son premier ouvrage scientifique. Elle fut ensuite choisie pour participer aux prestigieuses éditions Delphine de textes classiques, préparées pour l'héritier du trône de France. En 1683, elle épousa l'érudit André Dacier, et l'on surnommait avec humour « l'union du grec et du latin ».
Ses traductions révolutionnèrent la manière dont les lecteurs français appréhendaient le monde antique. Elle réalisa des traductions françaises complètes d'Anacréon et de Sappho, et publia en 1699 sa traduction de l'Iliade d'Homère. Cette traduction eut une influence considérable, aidant même Alexander Pope lors de la préparation de sa propre traduction anglaise.
Lorsqu'un autre traducteur a raccourci et modernisé Homère pour le rendre plus à la mode, Anne s'est battue avec une défense minutieuse de l'original. Elle s'est engagée dans la célèbre querelle française entre Anciens et Modernes et a pris fermement le parti d'Homère.
Elle est décédée à Paris ce jour-là en 1720 et a été inhumée auprès de son époux.
Anne Dacier, décédée ce jour-là en 1720, a appris par elle-même, sans que personne ne se soucie de l'instruire. Elle a transformé ces leçons empruntées en une vie entière d'érudition et est devenue l'une des plus grandes spécialistes des classiques de sa génération.
Rapatriement
Nouvelle étape concrète dans la stratégie canadienne visant à réduire sa dépendance envers les États-Unis.
Le 3 septembre, Mark Carney a annoncé un investissement fédéral de plus de 4,7 milliards de dollars pour l’achat et l’entretien de 313 nouvelles voitures ferroviaires pour VIA Rail.
Et cette fois, Ottawa impose une orientation claire : elles seront fabriquées au Canada.
L’essentiel de la flotte actuelle avait été construit aux États-Unis. Les nouvelles voitures seront plutôt fabriquées et assemblées à Thunder Bay, en Ontario, et à La Pocatière, au Québec, tandis que leur conception et leur ingénierie seront réalisées à Saint-Bruno-de-Montarville.
Le contrat accordé à Alstom doit également favoriser l’utilisation d’acier canadien et mobiliser son réseau de plus de 900 fournisseurs au pays.
Résultat annoncé : près de 700 emplois soutenus au Québec et en Ontario et plus de 1,6 milliard de dollars en retombées économiques.
C’est là que la stratégie canadienne devient intéressante.
Face à la guerre commerciale de Donald Trump, Ottawa ne se contente plus de répondre avec des contre-tarifs. Le gouvernement utilise maintenant ses milliards en contrats publics pour acheter canadien, produire davantage ici et réduire progressivement certaines dépendances envers l’économie américaine.
Avec les investissements déjà annoncés pour de nouvelles locomotives et une installation d’assemblage et d’entretien à Montréal, Ottawa consacrera au total plus de 6,6 milliards de dollars au renouvellement de cette flotte.
La riposte canadienne ne se joue donc plus seulement à la frontière.
Elle commence aussi à se jouer dans les usines.
jeudi 3 septembre 2026
Photo d’une cellule humaine
Chaque cellule humaine contient des milliers de composants travaillant ensemble, notamment des mitochondries, des ribosomes, des protéines et différentes structures cellulaires. Leur organisation reste d’une complexité extraordinaire.
Les progrès de l’imagerie scientifique et de la modélisation moléculaire permettent aujourd’hui aux chercheurs d’explorer cet univers invisible avec une précision sans précédent.
Pour combattre le cancer, l’injection de nanoparticules d’or
Pour éviter aux patients les effets secondaires très lourds des traitements conventionnels comme la chimiothérapie et la radiothérapie, la scientifique met au point une méthode appelée LANT (Laser-Activated NanoTherapy).
Cette approche repose sur l'injection de nanoparticules d'or ciblant directement les cellules cancéreuses, activées ensuite par un rayonnement laser proche de l'infrarouge.
La chaleur dégagée détruit localement la tumeur tout en préservant l'intégrité des tissus environnants.
Afin d'assurer l'indépendance de ses travaux et de garantir un accès équitable et abordable à cette innovation, la physicienne fonde l'organisation à but non lucratif Ora Lee Smith Cancer Research Foundation, nommée en hommage à sa tante, avec pour objectif de financer les essais cliniques chez l'être humain.
L’impératrice de Constantinople
La Tapisserie de Bayeux exposée en Grande-Bretagne
Le roi et la reine Camilla ont reçu Emmanuel Macron et son épouse, Brigitte, pour un thé à Clarence House mardi, avant que le groupe ne se rende au musée à bord d'une Bentley royale. Le Premier ministre britannique, Andy Burnham, et son épouse, Marie-France van Heel, les ont rejoints pour examiner les 58 scènes brodées de la tapisserie, désormais présentées dans des vitrines horizontales high-tech spécialement conçues à cet effet.
Cette visite a officialisé le prêt, fruit de plus d'un an de négociations. Emmanuel Macron et le gouvernement britannique s'étaient initialement mis d'accord pour envoyer la tapisserie à Londres lors de la visite d'État du président britannique à l'été 2025, prévue pour coïncider avec la fermeture du musée de Bayeux, en Normandie, pour deux ans de rénovation.
En échange, le British Museum envoie une sélection de ses trésors en Normandie, parmi lesquels des objets byzantins et les pièces d'échecs en ivoire de morse du XIIe siècle connues sous le nom de pièces de Lewis.
S'exprimant au musée, Emmanuel Macron a présenté ce prêt comme bien plus qu'un simple échange culturel. La tapisserie, a-t-il déclaré, « représente tout un chapitre de l'histoire française, britannique et européenne », ajoutant que « l'épopée qu'elle raconte a lié nos cultures, nos histoires et nos destins ». Ses propos soulignaient l'idée que les deux nations, si souvent définies par la rivalité, partagent une histoire commune et complexe remontant à près d'un millénaire, une histoire dont la tapisserie elle-même a contribué à initier le récit.
Le roi Charles, dont la lignée remonte à Guillaume le Conquérant, s'est exprimé en des termes tout aussi personnels, décrivant la tapisserie comme illustrant « le début de ce que j'aime à considérer comme le pan français de l'histoire de ma famille dans ces îles ». Il alla plus loin, qualifiant ce prêt de « précieux symbole de confiance à une époque où la confiance semble malheureusement faire cruellement défaut entre les nations », une remarque largement interprétée comme une allusion aux tensions actuelles dans les relations en Europe.
La tapisserie elle-même est une bande de lin de 68 mètres de long, brodée de fil de laine. On pense qu'elle a été confectionnée en Angleterre quelques années seulement après les événements qu'elle représente, avant de traverser la Manche pour rejoindre la Normandie. Elle relate la bataille d'Hastings de 1066, suivant Guillaume, duc de Normandie, lors de son invasion de l'Angleterre, sa victoire sur le roi Harold (représenté, comme chacun sait, touché à l'œil par une flèche) et sa conquête du trône d'Angleterre.
Les historiens la décrivent comme la première œuvre de propagande de guerre au monde, un récit normand de la conquête, brodé dans un but de persuasion maximale plutôt que de simple documentation neutre. Elle est restée à Bayeux pendant des siècles, l'Angleterre devant se contenter d'une réplique victorienne jusqu'à présent.
L'exposition ouvrira ses portes au public le 10 septembre et durera dix mois. Compte tenu de son âge et de sa fragilité, la tapisserie a voyagé sous haute sécurité et est assurée pour 960 millions d'euros, soit environ 1,1 milliard de dollars, ce qui reflète à la fois sa valeur monétaire et son importance en tant que témoignage commun de l'histoire franco-britannique.
Interdiction du glyphosate au Mexique
mercredi 2 septembre 2026
La tentative de Cassiodore
Flavius Magnus Aurelius Cassiodorus, dit Cassiodore, avait été un haut fonctionnaire au service du roi ostrogoth Théodoric le Grand.
Voyant le monde politique sombrer dans la violence et l'incertitude, il se retira sur ses terres familiales, au sud de l'Italie.
Il y fonda le monastère de Vivarium. Sa mission n'était pas seulement spirituelle ; elle était intellectuelle.
Dans ses « Institutiones », il écrivit la règle : les moines devaient étudier et copier assidûment les textes sacrés, mais aussi les œuvres des auteurs païens – la grammaire, la rhétorique, la philosophie et la science de l'Antiquité.
Il estimait que pour bien comprendre les Écritures, il fallait d'abord maîtriser les arts libéraux. Sous sa direction, le scriptorium de Vivarium devint une arche pour la connaissance classique.
L'action de Cassiodore ne fut pas solitaire, mais elle fut fondatrice.
Elle inspira la règle bénédictine et installa pour des siècles la copie manuscrite au cœur de la vie monastique.
Ce qui fut sauvé dans l'ombre des cloîtres allait resurgir bien plus tard, alimentant la Renaissance.


















