Samuel Beckett naît à Dublin en 1906, aurait pu écrire toute son œuvre en anglais, sa langue natale.
Installé à Paris depuis 1938, il choisit pourtant, après la guerre, de faire du français l'une de ses grandes langues littéraires.
Phrases courtes. Silences. Répétitions. Hésitations. Mots ordinaires.
Beckett ne cherche pas à embellir la langue.
Il cherche ce qui reste quand les mots commencent à manquer.
En 1951, les Éditions de Minuit publient Molloy, son premier texte français.
1953 : LA SCÈNE QUI CHANGE TOUT.
En attendant, Godot est créée à Paris.
Deux hommes. Un arbre. Une route.
Et quelqu'un qu'ils attendent, qui ne vient jamais : Godot.
Ils parlent. Ils se disputent. Ils recommencent.
Beckett vient de faire une chose inouïe : il n'a plus besoin d'intrigue pour que le théâtre existe.
L'attente elle-même devient l'action. Le silence devient un personnage.
CE N'EST PAS SIMPLEMENT DE L'ABSURDE.
Son théâtre mêle l'incertitude, la solitude, l'humour et la détresse dans une même scène.
Un personnage peut tomber dans le grotesque, puis basculer en quelques secondes dans la tragédie pure.
SON ONDE DE CHOC.
Beckett appartient au même bouleversement littéraire que Nathalie Sarraute, Alain Robbe-Grillet, Claude Simon ou Marguerite Duras, tous publiés aux Éditions de Minuit.
Après lui, le théâtre n'a plus besoin d'histoire spectaculaire, de héros, ni de conclusion qui explique tout.
1969 : LE NOBEL.
L'Académie suédoise distingue un écrivain travaillant en deux langues, dont l'œuvre reste profondément liée à Paris.
CE QUE ÇA RÉVÈLE.
Beckett n'était pas français, mais la langue française est devenue l'une des grandes maisons de son œuvre.
Installé à Paris depuis 1938, il choisit pourtant, après la guerre, de faire du français l'une de ses grandes langues littéraires.
Phrases courtes. Silences. Répétitions. Hésitations. Mots ordinaires.
Beckett ne cherche pas à embellir la langue.
Il cherche ce qui reste quand les mots commencent à manquer.
En 1951, les Éditions de Minuit publient Molloy, son premier texte français.
1953 : LA SCÈNE QUI CHANGE TOUT.
En attendant, Godot est créée à Paris.
Deux hommes. Un arbre. Une route.
Et quelqu'un qu'ils attendent, qui ne vient jamais : Godot.
Ils parlent. Ils se disputent. Ils recommencent.
Beckett vient de faire une chose inouïe : il n'a plus besoin d'intrigue pour que le théâtre existe.
L'attente elle-même devient l'action. Le silence devient un personnage.
CE N'EST PAS SIMPLEMENT DE L'ABSURDE.
Son théâtre mêle l'incertitude, la solitude, l'humour et la détresse dans une même scène.
Un personnage peut tomber dans le grotesque, puis basculer en quelques secondes dans la tragédie pure.
SON ONDE DE CHOC.
Beckett appartient au même bouleversement littéraire que Nathalie Sarraute, Alain Robbe-Grillet, Claude Simon ou Marguerite Duras, tous publiés aux Éditions de Minuit.
Après lui, le théâtre n'a plus besoin d'histoire spectaculaire, de héros, ni de conclusion qui explique tout.
1969 : LE NOBEL.
L'Académie suédoise distingue un écrivain travaillant en deux langues, dont l'œuvre reste profondément liée à Paris.
CE QUE ÇA RÉVÈLE.
Beckett n'était pas français, mais la langue française est devenue l'une des grandes maisons de son œuvre.


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