Dans les années 1040, l’Empire byzantin avait un empereur officiel, Constantin IX Monomachos.
Mais c’était sa troisième épouse, l’impératrice Zoé Porphyrogénète, qui tenait véritablement les rênes du pouvoir. Âgée de plus de soixante ans, Zoé exerçait son autorité depuis les quartiers privés du Grand Palais de Constantinople.
Son mari, de plus en plus affaibli et sujet à des épisodes de confusion, se retirait progressivement des affaires de l’État.
Zoé, née dans la pourpre impériale, reprit alors le flambeau.
Elle présidait les audiences, approuvait les nominations, et sa signature valait celle de l’empereur sur les chrysobulles, les décrets scellés d’or.
La cour, l’armée et la bureaucratie lui obéissaient. Son règne de fait, d’une durée de treize ans, fut une période de relative stabilité financière et administrative.
Elle gérait le trésor impérial avec une prudence héritée de sa longue expérience de la dynastie macédonienne.
Elle gouverna ainsi aux côtés de sa sœur Théodora, formant un duo sans précédent.
Leur influence perpétua le pouvoir féminin au sommet d’un empire où la loi et la tradition excluaient théoriquement les femmes du trône.


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