lundi 15 février 2010

Un gros zéro

Rien ne peut mieux représenter l'organisation des Jeux olympiques d'hiver (d'ailleurs «hiver» c'est vite dit! Quel hiver?) de Vancouver que cet anneau unique qui forme à la fois un zéro et un «O».
Zéro, vous comprenez ce que cela signifie.
et «O» pour le «Ô» (avec accent circonflexe) des vers un peu modifiés de Pierre Corneille qui expriment mon indignation devant la confiscation de ces Jeux par les Canadiens (donc anglophones) malgré le fait que, comme mes compatriotes québécois (donc, francophones) j'ai aussi payé pour qu'ils se tiennent dans cette ville aussi lointaine (en kilomètres) que l'Europe et (en culture) que la Chine ou que l'Ouzbékistan.

Ô rage, ô désespoir, ô [nation] ennemie,
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie?

Quant au zéro, c'est Claude Gagnière qui vous révèlera ce qu'il note:

Un homme qui parle trois langues est trilingue. Un homme qui parle deux langues est bilingue. Un homme qui ne parle qu'une langue est anglais.

Et c'est un zéro cet homme.
À cela s'ajoute une citation que j'ai pêchée sur Facebook (de Catherine Dallaire):

Pendant que Garou chantait [la seule chanson en français] à la cérémonie d'ouverture, il passait des annonces au poste anglais!

Quelle ouverture d'esprit (aussi béante que le centre du zéro) et quelle curiosité à l'égard de ce qui n'est pas eux!

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