lundi 6 septembre 2010
Urinoirs (suite): urinoirs-fleurs
J'avais d'autres urinoirs à vous présenter dans ma série «Urinoirs».
(Voici les principaux billets de cette série: ici, ici, ici, ici, ici, ici, et ici)
Les urinoirs qu'il me reste à vous présenter sont des urinoirs-fleurs -un peu comme celui que vous voyez ci-dessus- et ils ont été imaginés et produits par Clark Sorensen (page en anglais au bout de ce lien, un autre site ici).
Voici ces fleurs spéciales faite pour recevoir la précieuse substance.
Il y a d'autres belles fleurs sur le site de Clark Sorensen et ce qu'il y a d'intéressant c'est que vous pouvez en commander pour votre propre salle de bain.
Sexes et toilettes
Un article dans Slate.fr (ici) sur les enseignes indiquant l'emplacement des toilettes et sur les illustrations qu'on y retrouve concernant le sexe auquel les toilettes sont destinées (sinon réservées).(L'article dit parler des illustrations de « portes de toilettes » mais je ne crois pas que cela soit le cas).
Ce n'est pas le texte de cet article qui m'intéresse vraiment (le titre en est « Les portes de toilettes sont-elles sexistes? », ce qui me semble aller de soi si le mot «sexistes» ici signifie «différencient les sexes») mais ses illustrations.
Une nouvelle carrière photographique est peut-être née pour moi.
Ci-dessus une illustration générique indiquant la direction des toilettes (l'article dit que l'homme est représenté comme le générique alors que la femme est représentée comme un homme auquel on a ajouté l'accessoire de la jupe, d'où l'accusation de « sexisme » qui me fait bailler).
C'est surtout l'entretien déficient des toilettes qui me semble y être signifié.
Mais en voici d'autres, plus intéressantes.
Une enseigne Macdonald -peut-être s'agit-il ici d'une indication de portes de toilettes- sur laquelle je n'ai rien à dire pour le moment (jolie, non?):
Des portes de toilettes d'un design très épuré (quel art!):
Des indications iraniennes, enfin, qui, à cause de la direction vers le bas de la flèche indiquant la direction des toilettes des femmes, parlent de la considération pour les femmes dans cette société (et peut-être dans toutes les sociétés sous-développées, sinon musulmanes):
(Mais peut-être s'agit-il de la direction de l'emplacement de toutes les toilettes, aussi masculines que féminines)Remarquez les accessoires supplémentaires de la silhouette de la femme par rapport à la silhouette de l'homme dans ce cas: ce n'est plus une jupe mais un manteau et, au manteau, s'ajoute un voile. Cela ne doit pas être confortable pour aller aux toilettes.
dimanche 5 septembre 2010
«Un Sospiro» ou «Faire une perle d'une larme»
Bien sûr ce n'est pas sur ce piano-table (et ses glaïeuls) que j'ai photographié le mois dernier dans le hall de l'Hôtel Tadoussac que Marc-André Hamelin interpréterait «Un Sospiro» de Franz Liszt.
Mais comme c'est son anniversaire de naissance aujourd'hui, j'ai décidé de vous présenter une de ses interprétations d'«Un Sospiro».
Sur un plus classique piano de concert.
Surtout parce que cela me permettait de vous présenter ce qu'on pourrait appeler un art poétique d'Alfred de Musset, le contemporain de Liszt.
Cet art poétique me semble préconiser quelque chose qui ressemble au titre de la pièce «Un sospiro».
Voici l'interprétation de cette pièce par Marc-André Hamelin (veuillez excuser la qualité de la vidéo). Elle est suivie du poème de Musset qui répondait à la question «Qu'est-ce que la poésie?».
Sur un bel axe d'or la tenir balancée,
Incertaine, inquiète, immobile pourtant;
Éterniser peut-être un rêve d'un instant;
Aimer le vrai, le beau, chercher leur harmonie;
Écouter dans son cœur l'écho de son génie;
Chanter, rire, pleurer, seul, sans but, au hasard;
D'un sourire, d'un mot, d'un soupir, d'un regard
Faire un travail exquis, plein de crainte et de charme,
Faire une perle d'une larme;
Du poète ici-bas voilà la passion,
Voilà son bien, sa vie et son ambition.
Conseils d'un journaliste français à des amis d'outre-Atlantique pour que ceux-ci soient aussi méprisants que des Français
J'ai lu, il y a quelque temps dans Slate.fr, des conseils qu'un journaliste français -Quentin Girard- adresse à «nos amis d'outre-Atlantique», écrit-il, afin que ceux-ci puissent être «méprisant(s) comme [des] Français».
Sans doute, quand il parle d'«amis d'outre-Atlantique», ce journaliste pense-t-il plutôt à des Étasuniens qu'à des Québécois, car tout le monde sait que les Étasuniens ont la plus grande amitié pour les Français, une amitié qu'ils placent au-dessus de tout.
Mais comme -sans être de la race bénie des Français- je suis néanmoins d'outre-Atlantique, j'ai décidé de faire mon profit de ces conseils lors de mon prochain séjour en France,
Disons plutôt à Paris car Quentin Girard me semble plutôt parler des Parisiens quand il dit parler des Français. Il est sans doute Parisien lui-même car je sais que les Parisiens ont tendance à confondre «Parisien» et «Français», ce qui ne correspond pas à l'expérience que j'ai vécue lors de mon séjour de deux années en France.
Mais les choses ont peut-être changé depuis ce temps et peut-être les Français sont-ils tous devenus des Parisiens.
On verra.
Quoi qu'il en soit, voici les conseils de Quentin Girard «pour être méprisant comme nous», écrit-il:
* Surtout ne pas créer: si vous passez un an à Paris, surtout, ne vous lancez pas dans l’art ou un quelconque projet. Tout a déjà été écrit, fait, par d’autres et mieux que vous (et les critiques remonteront à la Bible et Homère si besoin). Donc si vous osez présenter vos œuvres, tout le monde se moquera de vous et de votre outrecuidance pour avoir osé affirmer qu’il y avait là création et donc nouveauté. Adoptez l’attitude inverse: allez dans des vernissages et moquez-vous.
* En règle générale, surtout ne pas trop s’enthousiasmer. Bannissez de votre vocabulaire les «Oh my God**» et les «Awesome**». Adoptez le «Ouais, pas mal». A la limite, vous pouvez éventuellement vous enthousiasmer pour une belle jeune fille, lui dédier des chansons et des poèmes. Mais pendant une semaine maximum. Avant la suivante.
* Surtout ne pas aller au Café de Flore et aux Deux-Magots, à moins que vous n’ayez plus du tout d’accent. C’est réservé aux Français pour se moquer des touristes américains qui pensent être dans un endroit cool alors que ça fait 50 ans que cela ne l’est plus.
* N’hésitez pas à critiquer les gens autour de vous et à propager des rumeurs, même si vous ne les connaissez pas. N’ayez pas de remords, les autres font la même chose contre vous, mais avec plus de talent.
* En général, critiquez tout. C’était mieux avant, ça sera mieux après, vous êtes né à la mauvaise époque, etc.
* Surtout ne pas tenir votre journal intime du mépris sur un quelconque cahier Hello Kitty. D’ailleurs, vous ne tenez pas un journal intime, vous écrivez le roman de votre temps (vous racontez votre vie, en résumé) à la terrasse d’un café, sur un Moleskine.
Ces quelques éléments historiques, culturels et ces conseils devraient vous permettre de tenir un an en ayant qu’une seule activité: regarder le monde autour de vous avec dédain et arrogance.
(L'article original est ici).
** C'est là qu'on saisit que Quentin Girard s'adresse surtout aux (croit-il) indéniables amis étasuniens des Français (Parisiens).
samedi 4 septembre 2010
Calcul et amour
Dès mon adolescence, quand je lisais le sonnet de José-Maria de Hérédia sur les amours d'Antoine et de Cléopâtre que je vais vous présenter, surtout les deux derniers vers et demi (ceux-ci :Toute une mer immense où fuyaient des galères.)
je me demandais à quoi pouvait bien réellement ressembler une telle femme pour entraîner d'«ardents impérators» à sacrifier leur pouvoir à Rome pour elle, et à risquer d'être trahis par elle comme le suggère le sonnet.
(Car j'avais appris aussi en piochant dans les dictionnaires, comme on le faisait en cette époque lointaine, que Cléopâtre avait aussi conquis César, à qui elle avait donné un fils, Césarion).
Comme vous le voyez par la tête ci-dessus, c'était une petite Grecque bien ordinaire.
Et n'en doutez pas, c'est sûrement elle car cette tête de l'Altes Museum de Berlin ressemble à cette tête de Cléopâtre qu'on trouve sur cette monnaie égyptienne qui nous est parvenue, voyez:
Elle est moins belle encore sur la monnaie mais la ressemblance est frappante.Peut-être lui manque-t-il, dans ces deux représentations, tout le maquillage extravagant qui rendait singulières et séduisantes ces autres Grecques qu'étaient Maria Callas et Irène Papas, par exemple.
Mais je crois que l'essentiel de sa séduction (pour des Romains) résidait dans son pouvoir royal et dans son état de « Grecque ».
César aussi bien qu'Antoine rêvaient de monarchie et de couronne.
La couronne des « basilei » hellénistiques, les diadoques héritiers d'Alexandre (dont le tombeau -où il était momifié- était à deux pas du palais de Cléopâtre à Alexandrie).
Et l'élite romaine n'avait rien de plus pressé que de parler grec tant cette langue la fascinait.
Je crois que tous les mots historiques de César (et de ses prédécesseurs et successeurs) qu'on rapporte en latin, César les a prononcés en grec.
En Cléopâtre, on aimait la reine et la Grecque descendante de Ptolémée, le compagnon d'Alexandre.
Quant à elle, je ne crois pas qu'elle aimait.
Elle se laissait faire des enfants (un par César, trois par Marc Antoine) par calcul politique.
Et ses calculs ont tous échoué.
Voici le sonnet de José-Maria de Hérédia:
Tous deux ils regardaient, de la haute terrasse,
L'Egypte s'endormir sous un ciel étouffant
Et le Fleuve, à travers le Delta noir qu'il fend,
Vers Bubaste ou Saïs rouler son onde grasse.
Et le Romain sentait sous la lourde cuirasse,
Soldat captif berçant le sommeil d'un enfant,
Ployer et défaillir sur son coeur triomphant
Le corps voluptueux que son étreinte embrasse.
Tournant sa tête pâle entre ses cheveux bruns
Vers celui qu'enivraient d'invincibles parfums,
Elle tendit sa bouche et ses prunelles claires;
Et sur elle courbé, l'ardent impérator
Vit dans ses larges yeux étoilés de points d'or
Toute une mer immense où fuyaient des galères.
Faut-il être mort pour ne pas risquer de mourir?
Hier c'était tel ou tel aliment qui augmentait les risques de cancers, telle ou telle habitude sociale, telle ou telle substance d'isolation des habitations, etc.Maintenant, c'est l'éclairage nocturne des villes.
Est-ce une campagne concertée ou est-ce tout simplement que toutes les inventions humaines se retournent contre lui?
Je ne sais pas même si la vie en caverne ou dans les arbres ne faisait pas courir semblables risques à l'humanité, dès son origine.
On devrait poser la question: est-ce que vivre n'augmenterait pas les risques de cancer, ainsi que de toute autre maladie.
Faut-il être mort pour ne pas risquer de mourir?
(L'article original est ici, mais vous pourrez sans doute en trouver des millions de similaires dans les premiers journaux et magazines venus),
vendredi 3 septembre 2010
i carry your heart/je porte ton cœur
Un poème de E. E. Cummings pour l'anniversaire de sa mort en 1962, un très beau poème d'amour.
Remarquez les mots qui s'agglutinent les uns avec les autres et avec les parenthèses: ils renvoient aux cœurs et aux amants qui fusionnent.
i carry your heart
i carry your heart with me(i carry it in
my heart)i am never without it(anywhere
i go you go,my dear; and whatever is done
by only me is your doing,my darling)
i fear
no fate(for you are my fate,my sweet)i want
no world(for beautiful you are my world,my true)
and it's you are whatever a moon has always meant
and whatever a sun will always sing is you
here is the deepest secret nobody knows
(here is the root of the root and the bud of the bud
and the sky of the sky of a tree called life;which grows
higher than the soul can hope or mind can hide)
and this is the wonder that's keeping the stars apart
i carry your heart(i carry it in my heart)
Traduction proposée:
Je porte ton cœur
je porte ton cœur avec moi(je le porte dans
mon cœur)je ne suis jamais sans lui(où
que j'aille tu vas, ma chère; et tout ce que j'ai fait
seul tu l'as fait, mon amour)
je ne crains
aucun destin(car tu es mon destin, ma tendresse)je[ne veuxaucun monde(car ma belle tu es mon monde,[le véritable)et c'est toi qui es tout ce que la lune a toujours[signifiéet tout ce que le soleil chantera tu l'es
c'est le plus grand secret que personne ne sait
(c'est la racine de la racine, le bourgeon du[bourgeonet le ciel du ciel d'un arbre nommé vie qui pousse
bien plus haut que l'âme peut espérer[ou que l'esprit peut cacher)et c'est la merveille qui déploie les étoiles
je porte ton cœur(je le porte dans mon cœur)
Trixi de Barcelone
Nous sommes loin du «vaporetto» que je vous présentais hier, il ne s'agit pas ici de transport en commun.
C'est un «trixi» barcelonais qui, avec une finalité différente, vaut bien le «bixi» montréalais.
Ce «trixi» permet de visiter Barcelone avec ce que je pourrais appeler toute la décontraction nécessaire.
Mais ce que je voulais souligner c'est l'accord que ce «trixi» entretient avec sa ville: voyez comme il est coloré.
Il s'accorde avec le «Mercat Santa Catarina», par exemple, et avec toute la ville de Gaudí.
Quel chef-d'œuvre que cette ville où tout semble rimer graphiquement par les couleurs et par les formes.
jeudi 2 septembre 2010
Ablation
Si l'ablation préventive des seins prévient le cancer (lapalissade?), je me demande si l'ablation préventive du cerveau pourrait éviter aux humains d'avoir de sottes pensées.
Et si l'avortement préventif des fœtus ne pourrait pas éradiquer toutes les maladies humaines.
Vite des essais cliniques!
Nous en avons assez d'être ainsi soumis à toutes ces maladies.
(L'article original est ici: c'est le titre de cet article qui est singulièrement stupide).
Vaporetto
Voilà une photo qu'on ne songe jamais à prendre quand on est à Venise, à cause de toutes les splendeurs qu'on doit absolument y photographier (comme un milliard de personnes l'ont déjà fait).
Je l'ai trouvée ici.
C'est l'intérieur d'un «vaporetto», l'équivalent d'un autobus à Venise où les transports en commun doivent impérativement se faire sur l'eau.
Les gondoles ne sont plus que touristiques, et hors de prix pour se rendre d'un point à un autre de la ville.
Les «vaporetti» caractérisent autant de Venise que les canaux eux-mêmes, ou la Place Saint-Marc, ou la Fenice, ou les gondoles...
(Quelle merveille que ces pluriels masculins italiens! On sait, quand on parle cette belle langue, ce qui est pluriel et ce qui est singulier).
Mais qui aurait l'idée de photographier un autobus?
Je vais le faire désormais dans chacune des villes que je visiterai.
Mais, admettons-le, je ne rencontrerai jamais d'autobus aussi originaux que les «vaporetti» vénitiens.
mercredi 1 septembre 2010
Masque
J'avais photographié (et modifié la photographie dans des logiciels de graphisme) ce masque du Costa Rica que notre fils nous a rapporté de son séjour d'apprentissage de l'espagnol (et d'activités de surf je crois) dans ce pays, il y a plus ou moins quinze ans.
Je voulais m'en servir pour illustrer le billet précédent («Fauxtographie?»).
Je me suis servi d'une autre photographie.
Je ne me résigne pas à voir ma photo ne pas servir.
Je vous la présente donc.
Et vous pose la question: qu'est-ce qui se cache derrière ce masque?
Et cette autre: qu'est-ce qui se cache derrière cette présentation?
Avarice?
Fauxtographie?
On parle de «fauxtographie» ce matin dans «Le Devoir» (premier paragraphe de l'article ici).
On s'insurge contre la tendance (ou l'habitude) des photographes de la génération Photoshop de ne pas représenter la réalité telle qu'elle est et de modifier les photos.
Ainsi:
Stepan Rudik, un lauréat dans la catégorie sport, [a été] disqualifié [par le Word Press] pour avoir effacé, grâce au logiciel Photoshop, un pied dans l'arrière-plan d'une de ses photos. Retouche mineure. «Au World Press, les règles de la profession concernant Photoshop s'appliquent, répond Ayperi Ecer, présidente du jury. On ne peut pas enlever un objet de l'image, quel qu'il soit.
Si vous observez bien ma citation, vous verrez que je lui ai apporté des modifications entre crochets qui sont un peu l'équivalent des modifications que le photographe condamné a apportées à sa photo. C'est une mise en abyme, est-ce condamnable?
Comme l'écrit Béat Brüsch dans son blogue:
En recadrant, le photographe a supprimé de l’image plusieurs personnes, cela n’est pas grave, mais on le sanctionne au prétexte qu’il a effacé un morceau de pied (d’ailleurs flou et difficilement identifiable). Pourquoi accepter des recadrages qui peuvent fortement modifier cette « vérité » dont se targuent les fondamentalistes ? Et pourquoi diaboliser une petite retouche qui n’attente en rien à cette prétendue « vérité » ? Dans un commentaire à son billet, André Gunthert pense que c’est « ...l’ensemble des altérations qui a motivé la disqualification » et que la retouche, s’appuyant sur un article clair du règlement, n’a été évoquée que parce qu’elle permettait d’éviter d’argumenter un débat bien plus compliqué autour des autres traitements apportés à l’image. Il a probablement raison, mais cela ne change rien au fond. Outre le manque de courage du jury, cela montre, une fois de plus, que le débat sur les vieilles croyances autour du statut de vérité des images photographiques n’est pas prêt d’être abordé.
(Du blogue «Mots d'image»).
C'est qu'il y a des gens qui croient que ce que l'œil voit est plus réel que ce que l'objectif photographique voit et qu'on «trahit» ce qui est photographié en lui apportant des modifications.
Mais on ne réfléchit pas au fait que la photo même non modifiée est elle-même un découpage effectué par l'objectif de l'appareil de ce que l'œil du photographe voyait.
Cette photo est une mise en relief de détails de la scène totale.
(Tout ce qui est vu est une mise en relief de détails de la scène totale)
Ce que nous appelons la réalité est toujours «filtrée», notre cerveau lui-même est un logiciel graphique, voire, plus profondément encore, philosophique.
Nul ne sait ce qu'est le réel car nul n'y a accès.





























