mercredi 4 février 2026

Il y a toujours un chat roux dans l’ancienne propriêtè des époux Winston Churchill


Lorsque Winston Churchill organisa le transfert de Chartwell au National Trust en 1946, il ne s'agissait pas d'une simple vente, mais d'un acte de préservation soigneusement négocié. Les difficultés financières de l'après-guerre l'empêchaient de conserver ce domaine du Kent qu'il affectionnait tant, mais Chartwell était profondément lié à son identité d'homme d'État, d'écrivain, de peintre et de père de famille.
Churchill et son épouse Clementine veillèrent à ce que la maison reste en grande partie telle qu'elle était de leur vivant, remplie d'objets personnels, de livres, de tableaux et conservant l'atmosphère d'une maison habitée plutôt que celle d'un musée figé. Parmi les clauses les plus charmantes, on trouve son insistance pour qu'un chat roux puisse toujours vivre à Chartwell, témoignant de son affection pour les animaux et de sa volonté de faire de la maison un lieu vivant et accueillant.
Cette tradition est scrupuleusement perpétuée depuis. Le National Trust reconnaît officiellement le « Chef des Souris de Chartwell », un rôle transmis de génération en génération par des chats roux tous prénommés Jock, avec à la clé nourriture, abri et soins vétérinaires. Aujourd'hui, Jock VII perpétue cette lignée, déambulant paisiblement dans les jardins et sur les terrasses où ses prédécesseurs se prélassaient du vivant de Churchill.
Ce petit détail, pourtant révélateur, illustre la personnalité de Churchill : pragmatique et sentimental, soucieux de son héritage mais toujours chaleureux. Il rappelle aux visiteurs que l'histoire se préserve souvent non seulement par de grandes décisions, mais aussi par des gestes profondément humains, voire fantaisistes.

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