À 82 ans, Marie Wilcox s’est installée devant un ordinateur et a entamé une remarquable course contre la montre. Elle était la dernière personne à parler couramment le wukchumni, une langue amérindienne pratiquée pendant des générations dans la vallée de San Joaquin, en Californie. À sa disparition, c’est toute une langue qui risquait de s’éteindre avec elle.
Marie avait grandi en entendant sa famille parler le wukchumni. Mais, après des décennies de pressions visant à abandonner les langues autochtones, le nombre de locuteurs n’avait cessé de diminuer. Elle a fini par prendre conscience que les mots qu’elle portait en mémoire risquaient de disparaître à jamais.
Sans formation en linguistique et avec peu d’expérience en informatique, elle ne s’est pas laissée décourager : elle a appris seule à utiliser un clavier et a commencé à noter chaque mot en wukchumni dont elle se souvenait.
Pendant sept ans, elle a travaillé avec acharnement, puisant dans sa mémoire, vérifiant les significations et organisant des milliers d’entrées. Elle a fini par constituer un dictionnaire d’environ 6 000 mots, créant ainsi un témoignage écrit exceptionnel d’une langue qui, pendant des siècles, n’avait survécu que par la tradition orale.
Mais Marie savait qu’un dictionnaire, à lui seul, ne suffisait pas à maintenir une langue en vie. Elle a donc commencé à enseigner le wukchumni à sa fille, à son petit-fils et à d’autres membres de sa communauté, leur transmettant la prononciation ainsi que les récits qui donnaient tout leur sens aux mots.
Ses efforts remarquables ont suscité un intérêt national ; un documentaire a notamment permis de faire connaître son travail au monde entier.
Marie s’est éteinte en 2021, à l’âge de 87 ans, mais elle a laissé derrière elle bien plus qu’un simple livre.
Elle a offert aux générations futures la possibilité d’entendre, à nouveau, la voix de leurs ancêtres.
Marie avait grandi en entendant sa famille parler le wukchumni. Mais, après des décennies de pressions visant à abandonner les langues autochtones, le nombre de locuteurs n’avait cessé de diminuer. Elle a fini par prendre conscience que les mots qu’elle portait en mémoire risquaient de disparaître à jamais.
Sans formation en linguistique et avec peu d’expérience en informatique, elle ne s’est pas laissée décourager : elle a appris seule à utiliser un clavier et a commencé à noter chaque mot en wukchumni dont elle se souvenait.
Pendant sept ans, elle a travaillé avec acharnement, puisant dans sa mémoire, vérifiant les significations et organisant des milliers d’entrées. Elle a fini par constituer un dictionnaire d’environ 6 000 mots, créant ainsi un témoignage écrit exceptionnel d’une langue qui, pendant des siècles, n’avait survécu que par la tradition orale.
Mais Marie savait qu’un dictionnaire, à lui seul, ne suffisait pas à maintenir une langue en vie. Elle a donc commencé à enseigner le wukchumni à sa fille, à son petit-fils et à d’autres membres de sa communauté, leur transmettant la prononciation ainsi que les récits qui donnaient tout leur sens aux mots.
Ses efforts remarquables ont suscité un intérêt national ; un documentaire a notamment permis de faire connaître son travail au monde entier.
Marie s’est éteinte en 2021, à l’âge de 87 ans, mais elle a laissé derrière elle bien plus qu’un simple livre.
Elle a offert aux générations futures la possibilité d’entendre, à nouveau, la voix de leurs ancêtres.


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