16 OBJECTIFS FRAPPÉS EN RUSSIE EN 24 HEURES : L’UKRAINE FAIT MONTER LE COÛT DE LA GUERRE
Ce 26 août 2026, Volodymyr Zelensky annonce que les forces ukrainiennes ont ciblé 16 objectifs en Russie au cours des dernières 24 heures. Installations pétrolières, aérodromes, unité de missiles, infrastructures utilisées pour frapper l’Ukraine, entreprise du complexe militaro-industriel et logistique russe : Kyiv poursuit sa campagne de frappes en profondeur contre les moyens qui permettent à Moscou de continuer la guerre.
Parmi les opérations de cette nuit figure la frappe contre la raffinerie Lukoil-Nizhegorodnefteorgsintez de Kstovo, dans la région de Nijni Novgorod. Avec une capacité d’environ 17 millions de tonnes de pétrole par an, il s’agit de l’une des importantes raffineries russes. Elle produit notamment de l’essence, du diesel et du carburant aéronautique. Des explosions ont été signalées dans la nuit, suivies d’un important incendie sur le site.
Autre cible : le centre logistique Wildberries de Kotovsk, dans la région de Tambov. Le complexe couvre environ 108 000 m² et avait été conçu pour stocker jusqu’à 54 millions d’articles. Le gouverneur régional russe a confirmé l’attaque et un incendie qui s’est étendu sur plus de 100 000 m². Le fonctionnement du centre a été suspendu.
Selon Fire Point, les deux sites ont été frappés avec des drones ukrainiens FP-1 de longue portée.
Mais ces deux frappes ne représentent qu’une partie des 16 cibles annoncées par Zelensky. Le président ukrainien indique également que des aérodromes, une unité de missiles et des infrastructures utilisées régulièrement pour attaquer l’Ukraine ont été visés. Tous les objectifs et les résultats des frappes n’ont pas encore été détaillés publiquement.
L’objectif est désormais très clair : frapper à la fois les capacités militaires russes et ce que Zelensky qualifie de « coffre-fort » pétrolier de la Russie, dont les revenus contribuent au financement de la guerre. Raffineries, carburants, production militaire et logistique deviennent ainsi des cibles prioritaires de la campagne ukrainienne en profondeur.
Cette pression commence également à obliger Moscou à réagir. Le 25 août, Vladimir Poutine a signé un décret permettant à l’État russe de prendre temporairement le contrôle de certaines infrastructures stratégiques endommagées par des attaques ukrainiennes lorsque leurs propriétaires ne parviennent pas à assurer suffisamment leur protection ou leur remise en état.
Pour Zelensky, ces frappes constituent les « sanctions ukrainiennes » : réduire directement sur le territoire russe les ressources, les infrastructures et les capacités employées pour poursuivre l’agression.
« La guerre doit retourner là d’où elle est partie. »
Après plus de quatre ans de guerre à grande échelle, l’Ukraine ne se contente plus d’intercepter les missiles et les drones lancés depuis la Russie. Elle cherche également à frapper les installations qui permettent de les produire, de les ravitailler, de les stocker ou de les lancer.
Et chaque raffinerie, chaque aérodrome, chaque dépôt ou infrastructure militaire touché augmente un peu plus le prix que la Russie doit payer pour poursuivre cette guerre.


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