lundi 24 août 2026

Le perroquet qui parlait au vétérinaire mais pas à la police

En mai 2008, à Nagareyama, près de Tokyo, des policiers ont trouvé un perroquet gris du Gabon perché seul sur le toit d'une maison. Aucun propriétaire n'était visible et il ne portait aucune étiquette d'identification. Les policiers l'ont emmené au commissariat, espérant qu'il leur donnerait un indice. Mais le perroquet en avait décidé autrement.
L'agent Shinjiro Uemura a tenté de communiquer avec lui, essayant même de se montrer amical. L'oiseau est resté muet. Après une nuit au commissariat, les policiers l'ont transféré dans une clinique vétérinaire voisine, tout en poursuivant leurs recherches.
C'est là que tout a basculé. Quelques jours plus tard, à la clinique, le perroquet s'est familiarisé avec le vétérinaire et a fini par dire : « Je suis M. Yosuke Nakamura. » Il a ensuite récité son adresse complète, jusqu'au numéro, et a même chanté quelques chansons pour le plus grand plaisir du personnel.
La police a vérifié l'adresse et, effectivement, une famille Nakamura y vivait. Contactée, la famille a confirmé la disparition de son perroquet. Ils expliquèrent avoir passé environ deux ans à lui apprendre son nom et son adresse, au cas où une telle chose se produirait.
Yosuke retrouva ses maîtres soulagés peu après.
Les perroquets gris d'Afrique sont réputés pour être parmi les oiseaux les plus intelligents au monde. Capables d'apprendre des centaines de mots et de les utiliser en contexte, et non pas seulement d'imiter des sons, ils ont même fait l'objet d'études qui suggèrent qu'ils peuvent saisir des concepts numériques de base et résoudre des problèmes à un niveau comparable à celui d'un jeune enfant. L'histoire de Yosuke nous rappelle à quel point ces oiseaux sont capables de comprendre et de se souvenir, surtout dans les moments les plus importants.

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