vendredi 5 septembre 2008
Sarah! Sarah! Tu n'es pas la femme d'Abraham
En manipulant ma télécommande avant-hier soir (c'était en 2008) je tombais parfois sur Sarah Palin (en haut photographiée avec un cervidé, en bas avec un gros poisson).
Elle pérorait à la tribune de la convention républicaine de Saint-Paul-Minnéapolis.
Je ne l'écoutais pas très longtemps. La politique étasunienne me semble une suite de comédies de situation (sitcoms) comme la série Dallas que je n'ai jamais pu supporter.
Je n'ai rien contre Sarah Palin mais, si j'ai bien compris, étant de droite, le seul souci de cette étasunienne de choc est d'interdire à tout le monde de faire ce que Jésus aurait interdit.
Jésus, c'est-à-dire ce qu'elle en connaît par ce que lui en ont dit les évangélistes états-uniens et autres « christians reborn » qu'elle finance (au moyen de l'argent qu'elle pige -je n'en doute pas- dans les poches des autres) et dont elle lèche les pieds (avec la langue des autres ?).
Mais avec tout ce qu'elle-même et sa famille a fait dans ce qu'interdit pourtant Jésus (sic), j'en suis venu à la conclusion que les gens de droite, aujourd'hui mais aussi tout au long de l'histoire (qu'on songe à l'histoire des papes, des ministres du culte, des ayatollah, des rois, califes, sultans et empereurs et de leurs nobles serviteurs cardinaux, ducs, généraux et ministres, tous plus croyants les uns que les autres), ne pensent qu'à interdire aux autres ce que, pour leur part, ils peuvent allègrement se permettre.
Tous les péchés, les délits et les crimes, les gens de droite peuvent les commettre à profusion sans pécher car Dieu les aime et leur pardonne du seul fait qu'ils sont de droite.
Mais les gens ordinaires comme vous et moi, même pas nécessairement de gauche (d'ailleurs, la plupart du temps, les gens de gauche sont de droite en ce qui concerne les péchés, les délits et les crimes), les gens ordinaires, donc, il faut tout leur interdire.
Dieu est contre eux et Jésus (sinon Mahomet et Bouddha) pleure juste à penser à eux.
S'il vous plaît quelqu'un, laissez-la donc mourir de froid dans son Alaska (que son mari, dit-on, voudrait séparer des États-Unis. Peut-être pourrait-elle l'aider, et rendre ainsi service au monde plutôt que de lui nuire dans le rôle auquel elle aspire).
Pour ma part je suis partisan de la liberté et de l'égalité de tous devant la loi.
Le péché pour tous, pourvu qu'il ne nuise pas à autrui.
Je ne suis pas de droite et je hais les gens qui tuent ou qui volent et qui vivent de leurs sermons ineptes.
jeudi 4 septembre 2008
Le bistro L'Express à Montréal

Nous adorons aller à Montréal. Nous connaissons la ville par cœur car j'y ai étudié et transmis mes connaissances à ma femme et à mon fils (il y a lui-même étudié et y habite maintenant, entre le Parc Jarry et le marché Jean-Talon).
Les moyens de transport en commun (métro et autobus) nous y semblent merveilleux puisque nous pouvons les utiliser, non pas tellement aux heures de pointe (ce n'est pas nécessaire pour nous car nous sommes des visiteurs) mais quand nous le désirons et parce qu'ils nous conduisent partout.
Chaque année de notre vie nous y sommes allés au moins une fois (très souvent deux).
Nous en connaissons à peu près tous les hôtels, même le Ritz-Carlton, et même des hôtels disparus (l'hôtel Laurentien, par exemple, rue Dorchester (en face de la cathédrale qui imite Saint-Pierre de Rome) disparu depuis 40 ans, et l'Hôtel du Parc, rue du Parc, qui nous semblait le mieux situé (il a été transformé en résidence d'étudiants par l'Université McGill).
Maintenant nous y allons deux ou trois fois par an car notre fils nous reçoit gentiment et nous sommes amateurs des opéras, représentations théâtrales, concerts, expositions et autres spectacles qui y ont lieu en grand nombre.
Mais j'ai déjà glissé mot de cela dans ce blogue et je ne me priverai pas d'en parler à nouveau.
Ce que je voulais vous en présenter aujourd'hui c'est un bistro français merveilleux où nous allons (parfois deux fois) à chacun de nos voyages, c'est L'Express, rue Saint-Denis, entre les stations Mont-Royal et Sherbrooke du métro.
Nous y allons parfois à 16 h au moment où il n'y a personne, pour manger avant d'aller au spectacle.
Ou parfois nous y allons très tard, parce que c'est impossible avant, toutes les tables étant prises jusqu'à ce moment.
La cuisine y est simple et savoureuse et nous y retrouvons à la fois la France et le Québec. Le service est attentif et d'une gentillesse extrême.
C'est ce que Montréal a de meilleur.
Nous y allons depuis si longtemps que nous nous y sentons chez nous.
Je vous en présente quelques photos (les visages ont été un peu brouillés pour se soumettre à la loi). Je salive à l'idée d'y retourner bientôt.
Le voici situé sur la carte de Montréal (sous le «A») près du «Carré» (on veut imposer «square» mais pour moi cela sera toujours «le carré» Saint-Louis):
mercredi 3 septembre 2008
Nouvelle Flamme et Température du 2 septembre 2008 à Saguenay
Merveilleuse journée d'été mardi à Saguenay, comme vous pouvez le constater en voyant le maximum atteint ci-haut.
Je crois que c'est le plus haut maximum que nous avons atteint depuis le 21 juin.
Peut-être la température tente-t-elle de se racheter un peu de la saison pourrie qu'elle nous a offerte jusqu'à présent.
Mais la chaleur inhabituelle favorise peu la vie intellectuelle et j'ai tout juste eu le temps, après être allé au gym hier matin, comme tous les mardis, jeudis et dimanches, de faire des recherches sur ce nouvel appareil d'entraînement cardio qui m'est, comme on dit au Québec, tombé dans l'œil.
Le voici:

Je le voyais depuis longtemps dans la salle d'entraînement (avec ses deux compagnons), un peu délaissé (comme tous les appareils d'entraînement cardio, me semble-t-il) mais j'étais obnubilé par le vélo allongé que je vous ai déjà présenté quelque part dans ce blogue (la chaleur me rend paresseux et je n'ai pas pu retrouver la note où je le faisais -petit ajout du lendemain, la température étant moins élevée: la note en question est là -clic).
On se lasse de tout, on est volage.
Après 5 ans de fidélité je me suis lassé de mon appareil de prédilection et j'ai cherché ailleurs.
Ce vélo rameur, comme on l'appelle, est ma nouvelle flamme (et, de ce fait, il me fait suer si vous me permettez l'expression).
Je le fréquente depuis la semaine dernière, je vous l'avoue.
Mais je fréquente aussi un vélo ordinaire, et je vais revoir encore quelquefois le vélo allongé, pour varier mes «plaisirs».
On a le temps quand on fait une heure et plus de cardio.
Mais ce nouvel appareil fait travailler (c'est-à-dire donne des courbatures) des muscles inconnus jusqu'à présent.
Quel «bonheur»!
mardi 2 septembre 2008
Québec et Montréal par leurs cathédrales
Ceci est la cathédrale de Québec -dont j'ai déjà affirmé qu'elle était l'église-modèle de toutes les églises de la Nouvelle-France.
Elle a une charmante façade néo-classique et n'a que l'humble prétention d'être une cathédrale de la province française construite à la fin du 17e siècle ou au début du 18e.
Une cathédrale gallicane.
Elle se présente comme elle est.
Mais voici une cathédrale -celle de Montréal- qui contredit mon affirmation.
Vous en reconnaissez le modèle. C'est une petite bâtarde de Saint-Pierre de Rome et elle imite celle-ci comme elle peut mais mal (le fait que l'inscription «Queen Elizabeth» la surplombe me semble présenter un intérêt que j'approfondirai peut-être ultérieurement).
C'est une cathédrale ultramontaine et elle a été construite par une sorte d'évêque fou (Ignace Bourget) qui croyait qu'il pourrait être en Amérique ce que Pie IX était à Rome: infaillible et au-dessus des lois humaines.
Un fou qui désirait être davantage que ce qu'il était, comme l'a toujours désiré aussi l'évêque de Rome qui a eu recours à toutes les tromperies possibles pour le faire croire.
Je n'élabore pas davantage mais peut-être que cela nous dit quelque chose de l'esprit qui anime (et a animé) les autorités de Montréal -pas seulement les autorités religieuses, toutes les autorités, en ce qui concerne la conception qu'elles ont ou avaient de leur ville et d'elles-mêmes à tous points de vue.
Il me semble qu'elles gagneraient, ces autorités, à solliciter l'être fondamental de Montréal -ville d'Amérique française, tous les termes sont à souligner- plutôt que d'avoir les yeux fixés sur l'étranger et que de l'imiter piteusement, comme dans notre exemple, pour développer leur ville.
Fi de Rome, de New York, de Londres, voire de Paris, Pékin et Tokyo.
Et elles gagneraient aussi à cesser d'obéir à des mégalomanes fous (c'est un pléonasme mais il rend bien compte de la situation) comme Montréal en a trop connu dans son histoire.
lundi 1 septembre 2008
La langue, une machine à voyager dans l'espace ... et dans le temps
Pour faire suite à la note d'hier sur le français des Québécois et le français des Français (cliquez ici pour y être).
Je me souviens, j'étais petit chez mes grands-parents maternels à Chambord. J'avais 6 ans (photo de moi à gauche, quelques mois après les événements dont je parle dans cette note. Derrière moi, mon ami Claude Lavoie, avec ses petits yeux légèrement chinois et son visage un peu lunaire).
Mon grand-père s'occupait à temps perdu de politique. Il était partisan de l'Union Nationale, un parti nationaliste de droite au pouvoir en ce temps-là.
Mon grand-père occupait une fonction dans l'organisation du parti.
Le chef (et fondateur) de ce Parti, et premier ministre du Québec, était Maurice Duplessis (sa photo est ci-haut), qui dirigeait tout d'une main de fer, favorisait ses amis et faisait peser sans pitié sa haine sur ses ennemis.
Il était ce qui peut se rapprocher le plus d'un dictateur dans une démocratie de type britannique c'est-à-dire où les mœurs électorales -calquées sur celles de l'Angleterre- étaient dignes de celles de l'Angleterre au 18e siècle, c'est-à-dire à deux poils de la malhonnêteté (quand elles n'étaient pas franchement dedans).
Quand le premier ministre prononçait un discours à la radio (la télévision n'est arrivée que quelques années plus tard) tout le monde devait l'écouter religieusement dans la maison de mon grand-père.
Je me souviens que M. Duplessis (comme disait mon grand-père) prononçait le mot mercredi «mècredi», à mon grand étonnement car chez mes parents on prononçait «mercredi».
Peut-être mon grand-père prononçait-il lui aussi «mècredi», je ne m'en souviens pas bien car il est mort depuis plus d'un demi-siècle maintenant et je remarquais davantage ce qui se disait à la radio que ce qui se disait dans la vie de tous les jours.
Je croyais que le premier ministre prononçait ce mot comme on le prononçait dans sa région natale, la Mauricie, (s'appelait-elle ainsi parce que M. Duplessis s'appelait Maurice?) dont la capitale est Trois-Rivières, et que mon grand-père le prononçait peut-être ainsi pour imiter son chef.
Sa prononciation nous faisait faire une sorte de voyage dans l'espace, du Lac Saint-Jean, où nous étions, jusqu'à la Mauricie, où je n'étais jamais allé.
Maintenant je sais que le premier ministre Duplessis prononçait selon le «bel usage» de l'Ancien Régime en France et que c'était plutôt un voyage dans le temps qu'il nous faisait faire, un voyage au pays de nos ancêtres au 17e siècle, où ceux qui parlaient français prononçaient le mot mercredi comme lui le prononçait, «mècredi».
Et j'imagine comme si je l'entendais en réalité Louis XIV prononcer «mècredi» en annonçant au petit duc de Saint-Simon qu'il l'invitait à un «Marly» pour «mècredi».
Le petit duc (dont je présente une photo à droite parce que c'était un petit duc mais un grand écrivain) comprenait très bien car il prononçait lui aussi «mècredi», comme toute la Cour.
J'entends Louis XIV car il parlait comme Maurice Duplessis et exerçait le pouvoir de la même manière que lui.
La langue permet, comme vous le voyez, de voyager non seulement dans l'espace (ce que peut faire le premier avion venu) mais aussi dans le temps.
La langue est une machine à voyager dans le temps.
Plus puissante que n'importe quelle machine à remonter le temps qui sera peut-être inventée dans l'avenir.
Peut-être que c'est cette puissance que Gérard de Nerval éprouvait quand il écrivait ce sonnet* où c'est la musique qui se transforme en machine à voyager dans le temps, pour conduire le poète sous Louis XIII, juste un peu avant le temps que j'évoquais tantôt:
Fantaisie
Il est un air pour qui je donnerais
Tout Rossini, tout Mozart et tout Weber,
Un air très vieux, languissant et funèbre,
Qui pour moi seul a des charmes secrets.
Or, chaque fois que je viens à l’entendre,
De deux cents ans mon âme rajeunit :
C’est sous Louis treize... Et je crois voir s’étendre
Un coteau vert, que le couchant jaunit,
Puis un château de brique à coins de pierre,
Aux vitraux teints de rougeâtres couleurs,
Ceint de grands parcs, avec une rivière
Baignant ses pieds, qui coule entre des fleurs.
Puis une dame, à sa haute fenêtre,
Blonde aux yeux noirs, en ses habits anciens...
Que, dans une autre existence peut-être,
J’ai déjà vue ! — et dont je me souviens !*
Sur la carte du Québec ci-dessous, la Mauricie est en rouge et le Saguenay-Lac Saint-Jean est en bleu.

* Évidemment ce poème n'est pas un sonnet (qui comporte 2 quatrains et 2 tercets) car il comporte 4 quatrains. Mais j'ai tellement l'habitude d'associer «Nerval» à «sonnet» que, littéralement, ma croyance m'a empêché de voir la structure de ce poème. Je pourrais corriger ma note et ne plus en parler mais cela me semble une illustration si puissante de la force des croyances que je la laisse telle qu'elle est.
Les croyances empêchent de voir la réalité. CQFD.
dimanche 31 août 2008
Le Grand Usage (bourgeois) et le Bel Usage (noble)

Non, Monsieur le Directeur de Paris Match, les Québécois parlent le français du roi !
Leur français est, en effet, devenu langue commune de tous les habitants de la Nouvelle-France à la fin du 17e siècle (alors que les Français ordinaires parlaient le patois de leurs provinces) et ce français se conformait au « bel usage », c'est-à-dire au français parlé par les nobles à la Cour et dans les salons (par les marquises et les duchesses, donc, ... et par le Roi) dans la vie quotidienne.
Eh oui, Mlle de Lespinasse et Mme du Deffand et Mme de Pompadour et la marquise de Montespan et Louis XIII et Louis XIV et Louis XV et Louis XVI et toutes les si jolies et si distinguées duchesses, marquises et comtesses de leur connaissance parlaient comme les Québécois.
Alors que les Français parlent, eux, le français de ceux qui ont « raccourci » le roi et les duchesses et les marquises, le langage que les avocats (Robespierre,
par exemple, à droite) et prédicateurs bourgeois parlaient dans les cours de justice et dans les églises, le français dit du « grand usage »*.Le français d'apparat !
Le français des Québécois provient du français du Roi, alors que le français des Français provient des bourgeois et des curés: l'un est-il plus méprisable que l'autre et pourquoi ?
Je vous laisse le soin de répondre.
Personnellement je parle et comprends les deux français et j'en suis fort content : on ne connaît jamais assez de langues et, comme disait Goethe, « qui ne connaît pas d'autres langues que sa langue maternelle ne connaît pas sa langue maternelle ».
* Pour toute cette question, consulter l'ouvrage de Jean-Denis Gendron : D’où vient l’accent des Québécois ? Et celui des Parisiens ? Essai sur l'origine des accents. Contribution à l'histoire de la prononciation du français moderne, Québec, Les Presses de l'Université Laval, 2007, 312 pages.
samedi 30 août 2008
«Maple Leaf» et la Tour de Babel
Listériose. Salmonellose.
Ces épidémies se répandent au Canada et au Québec actuellement.
On en entend parler parce qu'il y a des morts et parce que les journalistes sont à l'affût des nouvelles quand il y a des morts (ou, en tous cas, de nombreuses victimes -vivantes ou mortes).
Ces maladies sont la nouvelle malédiction de la Tour de Babel (ci-dessous celle de Bruegel).
La faute de la Tour de Babel, c'est l'orgueil des hommes, dit la Bible, qui voulaient atteindre le ciel, et égaler Yahvé.
En réalité, je crois que cela avait plutôt à voir avec les économies d'échelles, comme on dit chez les économistes et autres partisans de la mondialisation: il s'agissait de construire «gros» afin de loger tous les hommes dans un seul bâtiment.
Aujourd'hui il s'agit de produire «gros», à la limite une seule grosse usine pour produire toute la nourriture nécessaire à tous les humains.
Mais quand les bactéries s'introduisent dans le processus parce que l'usine est trop «grosse» et qu'il est impossible d'inspecter ou de comprendre tous les processus qui y ont cours, eh bien c'est toute l'humanité qui est menacée.
C'est cela «la diversité des langues» que Yahvé a «infligée» aux hommes,
Ce n'est pas de langues qu'il s'agit, c'est de l'impossibilité de suivre dans le détail tous les processus de production et de comprendre ce qui s'est passé quand ces processus ont abouti à fabriquer de la nourriture de mort plutôt que de la nourriture de vie.
C'est la taille de la Tour de Babel qui a entraîné la malédiction.
C'est la taille de l'usine de charcuterie «Maple Leaf» qui a entraîné la listériose.
C'est le gigantisme, -autre nom de l'obésité-, qui, comme l'obésité pour les personnes, entraîne les sociétés qui y succombent à la mort et à la disparition.
Là comme ailleurs «big is awful».
Voici un «homme de Vitruve» qui, au même titre que l'urne de cendres, pourrait illustrer quelques aspects de mon propos (remplacez la tête humaine par une tête de cochon -pour la charcuterie-, cela sera encore mieux):
vendredi 29 août 2008
L'Esprit et la Nature des choses, des êtres et des personnes
Pour faire suite à la pensée de Shakespeare que je vous rapportais dans cette note (clic) où il est question de la définition du bien et du mal, il y a ce premier ready-made de Marcel Duchamp, créé à New York en 1917, et qu'il avait intitulé «Fontaine» et signé «R. Mutt».
Manifestement cette «fontaine» est un urinoir renversé, comme vous pouvez le voir dans la photo ci-dessous.
Mais cet urinoir se conforme à la théorie du ready-made selon laquelle«de simples objets deviennent œuvre d'art par le choix conscient de l'artiste, et a fortiori, son exposition dans un contexte muséographique».
Dans la perspective inaugurée par cette nouvelle (???) conception de l'œuvre d'art, ce n'est pas seulement pour le bien et pour le mal que l'esprit décide mais pour la nature même des choses (peut-être pour la nature des êtres, voire des personnes): une chose quelconque n'est pas ce qu'elle est (disons ce qu'elle semble être) mais ce que l'esprit décide qu'elle est.
Et l'esprit, en l'occurrence, c'est aussi le sentiment: voyez quelle différence il y a dans la perception que nous avons d'une personne entre le moment où nous l'aimons passionnément et le moment où nous ne l'aimons pas encore ou bien le moment où nous ne l'aimons plus.
jeudi 28 août 2008
L'Infini de la bêtise
Une pensée qui montre qu'Einstein était aussi intelligent comme moraliste et observateur de la race humaine que comme physicien.
Il aurait sans doute trouvé que les acteurs mis en cause dans la note précédente étaient de parfaites illustrations de la justesse de son observation.
Mais les acteurs de ce genre se multiplient à la vitesse même de l'accroissement de la population mondiale et politicienne.
L'indépendance politique pour tous les peuples qui la désirent (et pour tous ceux qui sont menacés)
On ne peut être contre la vertu ou contre le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.
L'Occident (à quelques exceptions près) avait bien raison de reconnaître l'indépendance du Kosovo, pour cause de tentative de génocide de la part de la Serbie.
La Russie avait tort de ne pas le faire par solidarité orthodoxe (les Russes comme les Serbes -comme les Grecs- sont de religion orthodoxe).
L'Occident a tort de ne pas reconnaître l'indépendance de l'Ossétie (je souhaiterais que l'Ossétie du Nord, sous domination russe, en fasse partie) et de l'Abkhazie et la Russie a raison de le faire car le génocide est autant à craindre de la part de la Géorgie (qui a donné naissance à Staline, comme on sait).
Le principe de l'intangibilité des frontières est futile.
Naturellement tout le monde est de mauvaise foi, aussi bien ceux qui reconnaissent que ceux qui ne reconnaissent pas.
Quand l'Union soviétique a éclaté, personne n'a évoqué l'intangibilité des frontières et tout le monde a reconnu l'indépendance des Pays baltes, de l'Ukraine, de l'Arménie, du Kazakhstan, du Kirghizistan et que sais-je encore.
Et je suis bien content que tous ces pays soient maintenant indépendants.
Quand la Yougoslavie a éclaté on n'a pas rechigné longtemps à reconnaître la Croatie, la Slovénie, la Bosnie-Herzégovine, le Monténégro (très récemment).
Et je suis bien content que tous ces pays soient maintenant indépendants.
Et qu'on n'évoque pas le nombre d'habitants pour nier le droit d'un peuple à acquérir son indépendance: le Monténégro, justement, a 684 736 habitants, le Luxembourg (depuis longtemps indépendant et riche) a 472 649 habitants et le Liechtenstein, 35 265 (vous avez bien lu: 35 265 habitants).
Je suis très heureux que le monde soit redevenu multipolaire et que les petits peuples puissent jouer un puissant contre un autre pour pouvoir exister.
L'intégration économique est la voie de la paix.
L'intégration politique, ou religieuse, ou linguistique est la voie du ressentiment, de la haine et de la guerre.
Il n'y a pas de peuples qui sont indignes d'être libres et d'autres qui sont dignes de leur nier le droit à la liberté.



















