mercredi 20 août 2008

Sa pensée, celle des autres et la réalité


Je ne sais pas si c'est en réfléchissant sur «Les Essais» de Montaigne que Shakespeare a eu cette pensée si profonde, qui permet de mettre en doute tous les écrits sacrés et toutes les affirmations les plus sérieuses.
Mais il faut se demander ensuite si c'est sa pensée à soi qui décide de juger telle chose bonne ou mauvaise ou si ce n'est pas la pensée d'un autre, pape, gourou, chef politique ou écrivain favori ou journal de ce matin ou téléjournal de ce soir.
Ou blogue actuel.
Il faut se méfier non seulement de ce que l'on voit et perçoit mais de cela qui nous fait voir et percevoir.
Il faut même se méfier de soi quand on voit ou qu'on perçoit.

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