Décidément je n'ai pas d'imagination.
Je n'aurais jamais imaginé que Noël avait un aspect érotique.
Évidemment ces deux dessins (ici) de Masculin.com sont ironiques mais ils doivent correspondre à une réalité.
Se vêtir de dessous de Noël, se déguiser en père et mère Noël à demi nus la nuit de Noël pour «pimenter» sa vie de couple, je ne l'aurais jamais imaginé.
Voyez-les:
Les plaisirs de la bouche oui, -viandes et vins- (et ce qui s'ensuit, voir ici) je n'ai même pas besoin de les imaginer (heureusement), mais je n'aurais jamais songé à attacher les plaisirs du sexe à ces plaisirs-là.
Décidément l'imagination humaine est sans limite.
Mais pas la mienne, manifestement.
Qui inventera les clochettes en forme de testicules et les boules de Noël en forme de sein?
Ou est-ce déjà en vente dans les catalogues et dans les boutiques érotiques?
jeudi 23 décembre 2010
Noël érotique
mercredi 22 décembre 2010
La fin est proche
Un autre symptôme de ce que la fin approche pour les êtres humains.
Des robots qui remplacent les serveurs humains.
Surtout que la chose se passe en Chine où il y a tant d'habitants déjà qui se cherchent un emploi et où des robots, de loin, semblent inutiles.
Le texte de l'article (ici) souligne un élément très important dans l'attitude de ces serveurs:
Le service est souvent basique en Chine et les clients du restaurant Dalu ne tarissent pas d'éloges sur les robots. «Ils ont une meilleure attitude que les humains», raconte Li Xiaomei, 35 ans, venu dans ce restaurant pour la première fois.
Des êtres de métal plus attentifs aux désirs de la clientèle que des humains.
Infatigables en plus.
Songez à toutes les professions où cette gentillesse, cette patience, cette endurance indomptable pourront s'exercer: enseignement, soins médicaux, entretien ménager, et j'en passe.
La fin approche, comme disent les prêcheurs de rue évangélistes étasuniens, mais pour les humains seulement: le monde continuera -et mieux- sans eux.
Lumières pour la saison
Ce sont les «étoiles» lumineuses et les fleurs de poinsettias que, pour me mettre au diapason de mes voisins et pour ne pas déparer la rue, j'installe sur ma maison aux environs du 21 décembre (le plus près possible du solstice d'hiver).
Ce sont des décorations de Noël.
Je ne sais pas si les étoiles sont un symbole religieux mais je sais que les poinsettias fleurissent maintenant au Mexique, vers le temps des fêtes de fin d'année.
Quoi qu'il en soit et quel que soit l'état de mes croyances, je les installe parce que je les trouve appropriés à la saison de rare lumière qui sévit sous nos latitudes à cette époque de l'année.
Ils font contraste avec la neige (vous remarquez qu'il neige sur la photo car il y a des flocons que j'ai pu photographier).
Voici étoiles et poinsettias de plus près:

Étrons et étrennes de Noël
En faisant des recherches d'images dans Google à partir du mot «Noël» et «Christmas» (voir ici), c'est l'image qui m'est apparue tout à coup: une figurine d'Obama en train de déféquer.
Quel rapport avec Noël?
Après quelques recherches très intéressées (s'agit-il d'une insulte à l'égard du président des États-Unis? ou quoi?), je découvre qu'il s'agit d'un santon catalan et qu'Obama, cette année y joue le rôle d'«el caganer», le «santon déféqueur», pour ne pas employer un terme plus vulgaire.
Il n'est pas le premier «grand» de ce monde à avoir joué le rôle de ce santon par lequel les Catalans désirent signifier que tous les humains sont égaux en ce qui concerne les fonctions vitales et le fonctionnement de l'organisme en général.
Ont été «santons déféqueurs» les membres de la famille royale espagnole, des présidents de république française, etc.
Et le pape, et la reine Élizabeth et, en son temps, George W. Bush.
Chacun, comme Obama, a un petit étron derrière lui et le derrière découvert.
Les voici:

J'espère ne pas être accusé de lèse-majesté en vous présentant ces santons catalans et que tous ces étrons nous vaudront des étrennes (peut-être y a-t-il parenté étymologique entre les deux termes).
Joyeux Noël!
P.S. Voici une galerie de ceux qui, un jour ou l'autre, ont eu l'«honneur» d'être «caganeres»:
Certaines auteures-compositeures-interprètes, pour une raison ou pour une autre, peuvent parfois jouer le rôle de «santon déféqueur». Vous reconnaîtrez peut-être celle-ci qui apparaît également dans la galerie (cinquième de la première rangée):
mardi 21 décembre 2010
La fête du 25 décembre


J'ai eu la curiosité de faire une recherche d'images dans Google à partir du mot «Noël».
Vous voyez ci-dessus le résultat de la première page de ma recherche (je l'ai fractionnée en trois parties pour vous la présenter).
Noël, vous le savez comme moi, est censé être la fête de la naissance de Jésus-Christ.
Dans les 20 pages de résultats qui suivent cette première page il apparaît, à la douzième page, et seulement à la douzième page, dans absolument aucune autre page qu'à la douzième page, ce symbole du Noël chrétien, une crèche:
(Dans une recherche à partir du mot «Christmas», une crèche apparaît à la première page mais nulle part ailleurs).
C'est ainsi que l'on voit que, même en Occident, Noël n'est plus une fête chrétienne, c'est une fête occidentale, et surtout germanique, anglo-saxonne, étasunienne, -avec certains éléments obligés, le «Santa Claus», le sapin, ce qui décore celui-ci, les couleurs rouges et vertes, etc.
Une fête qu'on célèbre comme telle dans tous les pays, même dans les pays non chrétiens, voire ennemis du christianisme, comme la Chine ou les pays musulmans.
Les églises chrétiennes devraient peut-être revenir sur la décision prise par l'église chrétienne primitive de transporter la naissance de Jésus-Christ du printemps -où elle a eu lieu en réalité- au 25 décembre, afin de profiter de la popularité de la fête de la naissance du dieu perse Mithra et de celles du solstice.
Les églises chrétiennes devraient peut-être ramener la fête de cette naissance au printemps car ainsi, le 25 décembre, ce n'est manifestement plus cette naissance qu'on célèbre.
La plupart des gens ne s'apercevront pas du changement et continueront les orgies et beuveries de Noël: orgies et beuveries de nourritures, de cadeaux, de boules, de lumières multicolores, de sapins, etc.
Démolition anticipée
Ce bâtiment -qui sera édifié près de Cooper Square (page en anglais au bout de ce lien) à New York- n'est pas encore construit: ce que vous voyez en est une représentation hyperréaliste.
Il est de l'architecte Thom Mayne (de l'Agence Morphosis) et abritera, si je comprends bien, l'école d'art, de génie et d'architecture Cooper Union.
C'est une sorte de bâtiment démantibulé d'avance, selon moi, ou, soyons respectueux car le style me plaît assez, déstructuré, comme le Guggenheim de Bilbao (voir la dernière photo de ce billet).
Ce style d'architecture, spectaculaire, théâtral, un peu hystérique, a pris naissance au moment où Hollywood produisait à la chaîne des films-catastrophes.
C'est comme si on voulait démolir d'avance les bâtiments, avant la catastrophe appréhendée.
Comme si on voulait rendre inutile la catastrophe ou l'attentat.
Voici d'autres représentations du futur bâtiment:

Et voici le musée Guggenheim de Bilbao:
Femmes-lumières
C'est un trésor de lampadaires que j'ai photographié près de l'Opéra (le Palais Garnier, évidemment) à Paris, des lampadaires-femmes.
Vous voyez leur enfilade ci-haut (excusez le manque de définition de la photo).
En voici quelques-uns (ou quelques-unes) vu(e)s de plus près.


Des femmes qui portent la lumière, vous ne trouvez pas que cela dépeint parfaitement le rôle de la femme dans le progrès de la civilisation occidentale?
C'est la raison pour laquelle on a aussi représenté la liberté sous la forme d'une femme dans la Statue de la Liberté de Bartholdi.
Les civilisations dans lesquelles les femmes ne jouent pas un rôle majeur sont évidemment des civilisations inférieures.
C'est peut-être la cause du rôle incomparable joué par Marie dans la religion chrétienne (qui est devenue une religion presque exclusivement occidentale car on chasse les Chrétiens d'Orient, terre de fanatisme et d'obscurantisme), où on l'a proclamée «Théotokos», «Mère de Dieu» et où elle occupe une position au moins égale à celle de son fils, aussi bien dans l'art que dans les prières et les fêtes.
Ces lampadaires-femmes dérivent de la grande déesse chrétienne.
Elles sont moins pudiques.
lundi 20 décembre 2010
Bitte geh nicht fort/Ne me quitte pas
Je ne vous mentirai pas.
Je cherchais une interprétation «potable» de la chanson de Noël «The Little Drummer Boy» (page en anglais au bout de ce lien).
C'est de circonstance, n'est-ce pas?
Et je suis tombé sur l'interprétation de Marlène Dietrich.
J'aime Marlène Dietrich qui est, pour moi, une chanteuse «Art déco».
Et en plus elle est, comme Claus von Stauffenberg dont je vous ai déjà parlé ici, une résistante à la domination nazie de l'Allemagne, sa patrie pourtant.
Mais toutes les patries, quand elle sont aux mains de dictateurs, doivent être trahies.
Même quand, sans être aux mains de dictateurs, elles sont dominées en sous-main par de tout-puissants complexes militaro-industriels, même alors elles doivent être trahies (vous savez à quelle patrie je pense?).
Je vous présenterai cette interprétation dans les jours qui viennent.
Car je me suis aperçu que Marlène Dietrich interprétait aussi sur Youtube la version allemande de «Ne me quitte pas» de Jacques Brel, «Bitte geh nicht fort».
Elle est si belle cette chanson, dans toutes les langues.
J'ai donc résolu de vous faire entendre cette interprétation.
Et puis, de fil en aiguille, j'ai écouté l'interprétation originale de Jacques Brel, puis une interprétation en français de Nina Simone, puis une interprétation en anglais («If you go away») de Barbra Streisand.
J'ai résolu de toutes vous les présenter.
Je l'aurai trouvée dans d'autres langues que je vous l'aurai présentée aussi dans chacune de ces langues (dès que j'en trouve une interprétation je vous la fais entendre).
Voici la chanson avec ses paroles allemandes, françaises et anglaises.
Marlène Dietrich d'abord et les paroles allemandes.
Puis Jacques Brel et Nina Simone (jeune) et les paroles françaises:Bitte geh nicht fortBitte geh nicht fort
Was ich auch getan
Was ich auch gesagt
Glaube nicht ein Wort
Denk' nicht mehr daran
Oft sagt man im Streit
Worte, die man dann
Später tief bereut
Denn ich weiß genau
Ohne dich, da wär'
Jeder Tag so grau
Wär' mein Leben leer
Bitte geh nicht fort, bitte geh nicht fort
Bitte geh nicht fort, bitte geh nicht fort
Bleibe nah bei mir
Gib mir deine Hand
Ich erzähle dir von dem fernen Land
Wo man keinen Zorn, keine Tränen kennt
Keine Macht der Welt Liebende mehr trennt
Wo die Sonne scheint fast das ganze Jahr
Wo die Rosen blühen schon im Januar
Bitte geh nicht fort, bitte geh nicht fort
Bitte geh nicht fort, bitte geh nicht fort
Bitte geh nicht fort
Laß mich nicht allein
Wenn du mich verläßt
Stürzt der Himmel ein
Laß uns so wie einst
Stumm am Fenster stehn
Traumverloren sehn wie die Nebel drehn
Bis am Himmelszelt
Voll der Mond erscheint
Unsre beiden Schatten
Liebevoll vereint
Bitte geh nicht fort, bitte geh nicht fort
Bitte geht nicht fort, bitte geh nicht fort
Glaube mir, ich werd' deine Sehnsucht stillen
Werd' dir jeden Wunsch dieser Welt erfüllen
Werde alles tun, was ich hab' versäumt
Um die Frau zu sein, die du dir erträumt
Du mußt mir verzeihen, ich beschwöre dich
Laß mich nicht allein, denn ich liebe dich
Bitte geh nicht fort, bitte geh nicht fort
Bitte geh nicht fort, bitte geh nicht fort
Bitte geh nicht fort
Was ich auch getan
Was ich auch gesagt
Glaube nicht ein Wort
Denk' nicht mehr daran
Oft sagt man im Streit
Worte, die man dann später tief bereut
Denn ich weiß genau
Ohne dich, da wär'
Jeder Tag so grau
Wär' mein Leben leer
Bitte geh nicht fort, bitte geh nicht fort
Bitte geh nicht fort, bitte geh nicht fort
Ne me quitte pas
Il faut oublier
Tout peut s'oublier
Qui s'enfuit déjà
Oublier le temps
Des malentendus
Et le temps perdu
A savoir comment
Oublier ces heures
Qui tuaient parfois
A coups de pourquoi
Le cœur du bonheur
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Moi je t'offrirai
Des perles de pluie
Venues de pays
Où il ne pleut pas
Je creuserai la terre
Jusqu'après ma mort
Pour couvrir ton corps
D'or et de lumière
Je ferai un domaine
Où l'amour sera roi
Où l'amour sera loi
Où tu seras reine
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Je t'inventerai
Des mots insensés
Que tu comprendras
Je te parlerai
De ces amants-là
Qui ont vu deux fois
Leurs cœurs s'embraser
Je te raconterai
L'histoire de ce roi
Mort de n'avoir pas
Pu te rencontrer
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
On a vu souvent
Rejaillir le feu
De l'ancien volcan
Qu'on croyait trop vieux
Il est paraît-il
Des terres brûlées
Donnant plus de blé
Qu'un meilleur avril
Et quand vient le soir
Pour qu'un ciel flamboie
Le rouge et le noir
Ne s'épousent-ils pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Je n'vais plus pleurer
Je n'vais plus parler
Je me cacherai là
A te regarder
Danser et sourire
Et à t'écouter
Chanter et puis rire
Laisse-moi devenir
L'ombre de ton ombre
L'ombre de ta main
L'ombre de ton chien
Mais
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas
Ne me quitte pas.
Et enfin, Barbra Streisand et les paroles anglaises (je trouve que Barbra Streisand fait trop de mines mais bon...).
If you go away
On this summer's day
Then you might as well take the sun away
All the birds that flew in the summer sky
When our love was new
And our hearts were high
When the day was young
And the night was long
And the moon stood still, for the night birds song
If you go away
If you go away
If you go away
But if you stay
I'll make you a day
Like no day has been
Or will be again
We'll sail the sun
We'll ride on the rain
We'll talk to the trees
We'll worship the wind
And if you go
I'll understand
Leave me just enough love
To hold in my hand
If you go away
If you go away
If you go away
As I know you must
There'll be nothing left, in the world to trust
Just an empty room
Full of empty space
Like the empty look
I see on your face
I´ll be the shadow of your shadow
I fell you might have kept me by your side
If you go away
If you go away
But if you stay
I'll make you a day
Like no day has been
Or will be again
We'll sail the sun
We'll ride on the rain
We'll talk to the trees
We'll worship the wind
And if you go
I'll understand
Leave me just enough love
To hold in my hand
If you go away
If you go away
Pieds égyptiens
Voici des pieds égyptiens: le 2e orteil -celui que j'ai proposé d'appeler le « grec »- est moins long que le « gros », son voisin.Je vous ai déjà parlé de ces formes de pieds (ici).
Je cherche encore la photographie d'un « pied romain » (ou « pied carré ») et d'un « pied ancestral » (voir ci-dessous).
Qui se dévouera ?
Je ne sais pas de quelle forme sont les «deux pieds violets» de «la muse vénale» de Baudelaire (excusez mon apparent cynisme) !La Muse vénale
Ô muse de mon cœur, amante des palais,
Auras-tu quand janvier lâchera ses Borées,
Durant les noirs ennuis des neigeuses soirées,
Un tison pour chauffer tes deux pieds violets?
Ranimeras-tu donc tes épaules marbrées
Aux nocturnes rayons qui percent les volets?
Sentant ta bourse à sec autant que ton palais,
Récolteras-tu l'or des voûtes azurées?
Il te faut, pour gagner ton pain de chaque soir,
Comme un enfant de chœur, jouer de l'encensoir,
Chanter des Te Deum auxquels tu ne crois guère,
Ou, saltimbanque à jeun, étaler tes appas
Et ton rire trempé de pleurs qu'on ne voit pas,
Pour faire épanouir la rate du vulgaire.
Des espèces nuisibles
Les crapauds buffles, une «espèce nuisible» écrit-on dans l'article (ici), se sont multipliés de manière exponentielle en Australie après leur importation d'Amérique centrale et méridionale pour combattre des insectes autochtones qui mettaient à mal les champs de canne à sucre («méridionale» cela se dit-il pour l'«Amérique du sud» ou est-ce réservé au sud de l'Europe?).
On veut s'en débarrasser aujourd'hui en se servant de leur peau pour fabriquer des chaussures.
«De luxe», ajoute-t-on.
À lire l'article on se surprend à penser à l'invasion de l'Amérique par une espèce plus nuisible encore et qui, après avoir accompli le génocide de tous les peuples amérindiens, est en train d'exterminer toutes les espèces autochtones, qu'elles soient végétales, animales ou minérales (vous me pardonnerez de considérer l'or, l'argent et tous les minerais comme des espèces vivantes).
Cette espèce nuisible à laquelle je ne puis m'empêcher de penser, c'est celle des Blancs «à la langue fourchue» venus naguère d'Europe et qui sévissent encore non seulement sur la terre qu'ils ont profanée mais sur toute la planète.
Y aura-t-il quelqu'un qui trouvera le moyen, n'importe lequel, de nous débarrasser de cette espèce dangereuse?
Des chaussures de cuir blanc (européen, le blanc) -même si elles ne sont pas luxueuses- ne feraient-elles pas l'affaire, surtout si on en pousse la demande en les vendant à très bas prix aux Asiatiques et aux Africains?
La réalité est une convention
Dans cet article (ici) du Devoir qui porte sur l'illusionniste et prestidigitateur Luc Langevin, cette remarque de celui-ci qui me semble fort judicieuse:On peut berner nos sens tellement facilement. La réalité est une illusion que tout le monde vit en même temps et qu'on accepte comme convention.
Ce ne sont pas seulement nos sens que l'on peut si facilement berner mais également nos cerveaux, quand on voit le nombre de fictions, surtout religieuses mais aussi politiques et idéologiques, auxquelles la majorité des humains adhère et croit vraies.
Quand on voit cela, on ne peut qu'être pénétré de la vérité de cette remarque.
dimanche 19 décembre 2010
Les petites fresques des bordels de Pompéi



Sur la partie supérieure des murs de la pièce d'accueil des bordels de Pompéi il y avait des petites fresques où étaient représentés les « services » que la maison pouvait offrir aux clients.Ceux-ci n'avaient qu'à indiquer du doigt le service qui les intéressait et on appelait la spécialiste qui le menait dans une chambre afin de le satisfaire.
Ce sont quatre de ces fresques que vous voyez ci-dessus.
Comme vous le constatez elles sont assez bien conservées.
Et non, ce n'est pas à cause des péchés des habitants de Pompéi que la ville a été détruite par l'éruption du Vésuve en 79 après Jésus-Christ.
D'autres villes où les habitants étaient pieux ont elles aussi été détruites dans des catastrophes similaires et des villes dont les habitants étaient des pécheurs plus méchants que ceux de Pompéi ont prospéré et prospèrent encore aujourd'hui (je pense à Rome notamment dont les gouvernements successifs ont fait une victorieuse concurrence à celui des empereurs romains depuis la chute de l'empire, et ils y sont deux gouvernements maintenant (si on ne compte pas la mafia) à rivaliser dans le stupre, l'orgueil, la concupiscence et la corruption).Pompéi était simplement construite trop près d'un volcan.
Je ne vous décrirai pas les services représentés dans les petites fresques car vous reconnaîtrez, j'espère, des services sexuels qui survivent aux années, aux siècles et aux millénaires.
Neige et chandail
Non, cette photo n'a pas été prise à Montréal ou quelque part au Québec, comme la neige semblerait l'indiquer.
Et comme le chandails du club de hockey les «Canadiens» de Montréal semblerait également l'indiquer.
Elle a été prise à Berlin.
On se demande où cet Allemand s'est procuré ce chandail (en vérité, est-ce un Allemand? N'est-ce pas plutôt un touriste québécois?)
Et puis, est-ce le chandail qui a amené la neige ou la neige qui a amené le chandail?
En ce qui concerne la température, je vous présente à nouveau ma petite chouette:
Vieillir et voir mourir
Vieillir c'est surtout cela: voir mourir les personnes auxquelles on tient -même si on ne les connaît que par leur œuvre ou par leurs apparitions télévisuelles ou par leurs interviews- ou dont partage les idées et les passions.
Les idées et les passions de Jacqueline de Romilly la tournaient vers les langues anciennes et particulièrement vers le grec ancien, la source de nos mots et de nos idées à nous, Occidentaux, et à nous, particulièrement, les Occidentaux latins, dont les langues prennent leur source dans la latin, c'est-à-dire dans le grec puisque les trois-quarts des mots latins ont été empruntés au grec.
En parlant encore latin, en parlant une langue héritière du latin, nous parlons et pensons en réalité toujours grec.
Nous vivons dans un monde (en Occident du moins, ce qui exclut la Russie et la Chine par exemple) d'origine et d'institutions grecques.
Jacqueline de Romilly (elle-même, par son père, d'origine juive mais juive de la diaspora, c'est-à-dire non limitée à un horrible nationalisme biblique) savait nos origines, elle qui mettait en relief deux mots inventés par Platon et disparus de nos dictionnaires, «timocratie» et «théâtrocratie», qui nous serviraient si bien aujourd'hui qu'il faudrait les ressusciter.
«Timocratie»: le régime politique dont les dirigeants sont plutôt friands des avantages matériels, des richesses concrètes et des honneurs que procure le pouvoir que compétents.
«Théâtrocratie»: le régime politique dont les dirigeants «jouent» la compétence qu'ils n'ont pas, parce que ce qui leur importe c'est de paraître, d'occuper les manchettes, d'être à l'avant-plan, sans être passés par les durs chemins de l'apprentissage et de la connaissance.
Mme de Romilly est morte: qui nous révélera maintenant les trésors que contient la source antique de notre culture et de notre civilisation?
Le grand Pan est-il mort une autre fois?
Mes sources sont ici, ici et ici (entre autres).













