mercredi 18 mars 2026

Voice of America ressuscitée


 VICTOIRE : Un juge contraint Trump et Kari Lake à rétablir la Voix de l'Amérique après sa fermeture illégale, permettant ainsi à plus de 1 000 employés de reprendre leur travail.
Un juge fédéral vient de porter un coup dur à la tentative de Trump de museler le journalisme international… et les journalistes victorieux ne manquent pas de le souligner.
Le juge Royce C. Lamberth a ordonné à l'administration de rétablir la Voix de l'Amérique après sa fermeture de facto pendant un an, qui a mis au chômage technique 1 042 de ses 1 147 employés. Il a donné aux responsables une semaine seulement pour mettre en place un plan et remettre la VOA à l'antenne.
Lamberth n'a pas mâché ses mots. Il a écrit : « Les défendeurs n'ont fourni aucun fondement de principe à leur décision. »
Il ne s'agit pas d'un désaccord politique. Il s'agit d'une déclaration d'abus de pouvoir.
Et la situation ne fait qu'empirer pour Trump.
Le tribunal avait déjà statué que Kari Lake, sa fidèle collaboratrice choisie par lui-même, n'avait aucune autorité légale pour démanteler l'agence. Ses agissements ont anéanti une rédaction qui diffusait autrefois ses programmes en 49 langues auprès de 362 millions de personnes à travers le monde.
Patsy Widakuswara, chef du bureau de Voice of America à la Maison Blanche et partie plaignante dans cette affaire : « Nous sommes impatients de commencer à réparer les dégâts causés par Kari Lake… afin de regagner la confiance du public international que nous n’avons pas pu servir depuis un an. Nous espérons que les Américains continueront de soutenir notre mission : produire du journalisme, et non de la propagande. »
Trump a passé des années à attaquer la presse, la qualifiant d’« ennemie du peuple ». Voilà à quoi cela ressemble concrètement. Il faut la faire taire. La remplacer. La contrôler.
Jusqu’à maintenant.

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