Oscar Wilde : Au fond de la mine.
En 1882, le jeune oscar wilde a vingt-sept ans. Il traverse l’Amérique comme un missionnaire d’un genre nouveau : un apôtre de la Beauté, venu prêcher l’évangile de l’esthétique dans un pays neuf et violent.
Parmi toutes les étapes de cette tournée improbable, aucune n’est plus déroutante que « Leadville, Colorado » : une cité minière perchée à plus de 3 000 mètres d’altitude, où l’argent coule à flots et où les revolvers parlent plus fort que les hommes. Vêtu comme à son habitude, d’une veste de velours, de culottes de soie et de bas noirs, il affronte sur scène un public de mineurs rugueux et sales. Il leur parle d’art italien, de Renaissance, et du fondeur médailleur Benvenuto Cellini.
Mais la soirée ne s’arrête pas là. Les mineurs, conquis par son humour et son audace, l’emmènent jusqu’à la « Matchless Mine ». Ils le descendent dans un seau bringuebalant dans les entrailles de la terre et lui mettent une foreuse en argent entre les mains. Wilde perce la roche avec l’élégance d’un lord anglais. Une nouvelle veine est découverte ce soir-là, ou du moins, c’est ainsi que l’histoire s’est transmise, et les mineurs la baptisent de son nom : « The Oscar. »
Plus tard, dans un saloon enfumé, Wilde remarque une pancarte accrochée au-dessus du piano : « Ne tirez pas sur le pianiste. Il fait de son mieux ». Il citera cette phrase plus tard comme la critique artistique la plus honnête qu’il n’ait jamais lue.
En 1882, le jeune oscar wilde a vingt-sept ans. Il traverse l’Amérique comme un missionnaire d’un genre nouveau : un apôtre de la Beauté, venu prêcher l’évangile de l’esthétique dans un pays neuf et violent.
Parmi toutes les étapes de cette tournée improbable, aucune n’est plus déroutante que « Leadville, Colorado » : une cité minière perchée à plus de 3 000 mètres d’altitude, où l’argent coule à flots et où les revolvers parlent plus fort que les hommes. Vêtu comme à son habitude, d’une veste de velours, de culottes de soie et de bas noirs, il affronte sur scène un public de mineurs rugueux et sales. Il leur parle d’art italien, de Renaissance, et du fondeur médailleur Benvenuto Cellini.
Mais la soirée ne s’arrête pas là. Les mineurs, conquis par son humour et son audace, l’emmènent jusqu’à la « Matchless Mine ». Ils le descendent dans un seau bringuebalant dans les entrailles de la terre et lui mettent une foreuse en argent entre les mains. Wilde perce la roche avec l’élégance d’un lord anglais. Une nouvelle veine est découverte ce soir-là, ou du moins, c’est ainsi que l’histoire s’est transmise, et les mineurs la baptisent de son nom : « The Oscar. »
Plus tard, dans un saloon enfumé, Wilde remarque une pancarte accrochée au-dessus du piano : « Ne tirez pas sur le pianiste. Il fait de son mieux ». Il citera cette phrase plus tard comme la critique artistique la plus honnête qu’il n’ait jamais lue.


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