À la mort du pape Grégoire XI en 1378, l'Église était déjà fragile. Il venait de rétablir la papauté à Rome après des décennies de « captivité babylonienne » à Avignon. La foule romaine, terrifiée à l'idée que le pape puisse de nouveau s'enfuir en France, réclama un successeur italien. Sous une pression intense, les cardinaux élurent Urbain VI.
Urbain, cependant, fut un désastre politique. D'une brutalité et d'une franchise extrêmes, il s'en prit aux cardinaux mêmes qui l'avaient élu. Nombre d'entre eux quittèrent Rome, invalidèrent son élection et choisirent un rival : Clément VII, qui rétablit sa cour à Avignon. Du jour au lendemain, l'Europe se divisa. La France, l'Écosse et la Castille soutinrent Avignon ; l'Angleterre, les princes allemands et la majeure partie de l'Italie soutinrent Rome.
Pour les chrétiens ordinaires, la question était d'une simplicité effrayante : qui est le vrai pape ? Chaque camp excommunia l'autre. Chacun publia des bulles, nomma des évêques et leva des impôts. L'Église qui prétendait être l'unique autorité incontestée avait désormais deux têtes.
En 1409, le concile de Pise tenta de rétablir l'ordre en déposant les deux papes et en élisant Alexandre V. L'unité n'était plus au rendez-vous, mais la chrétienté se retrouvait avec trois pontifes rivaux. Le scandale ébranla la confiance dans la suprématie papale et poussa les théologiens à envisager une idée radicale : celle d'un concile œcuménique supérieur à tout pape.
Seul le concile de Constance (1414-1418) mit fin au chaos. Un pape démissionna, un autre fut déposé et un troisième tomba dans l'oubli. En 1417, les cardinaux élurent Martin V, restaurant ainsi une lignée papale unique, mais non le prestige incontesté d'antan.
Urbain, cependant, fut un désastre politique. D'une brutalité et d'une franchise extrêmes, il s'en prit aux cardinaux mêmes qui l'avaient élu. Nombre d'entre eux quittèrent Rome, invalidèrent son élection et choisirent un rival : Clément VII, qui rétablit sa cour à Avignon. Du jour au lendemain, l'Europe se divisa. La France, l'Écosse et la Castille soutinrent Avignon ; l'Angleterre, les princes allemands et la majeure partie de l'Italie soutinrent Rome.
Pour les chrétiens ordinaires, la question était d'une simplicité effrayante : qui est le vrai pape ? Chaque camp excommunia l'autre. Chacun publia des bulles, nomma des évêques et leva des impôts. L'Église qui prétendait être l'unique autorité incontestée avait désormais deux têtes.
En 1409, le concile de Pise tenta de rétablir l'ordre en déposant les deux papes et en élisant Alexandre V. L'unité n'était plus au rendez-vous, mais la chrétienté se retrouvait avec trois pontifes rivaux. Le scandale ébranla la confiance dans la suprématie papale et poussa les théologiens à envisager une idée radicale : celle d'un concile œcuménique supérieur à tout pape.
Seul le concile de Constance (1414-1418) mit fin au chaos. Un pape démissionna, un autre fut déposé et un troisième tomba dans l'oubli. En 1417, les cardinaux élurent Martin V, restaurant ainsi une lignée papale unique, mais non le prestige incontesté d'antan.
Le Grand Schisme d'Occident avait démontré au monde que la papauté, malgré ses prétentions, pouvait être divisée, manipulée, voire corrigée par l'Église universelle.


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