samedi 22 novembre 2008
Programme 2008-2009 de l'Opéra de Madrid
Voici cinq photos de la façade de l'Opéra de Madrid (Teatro Real) qui donne sur la «Plaza de Isabel II».
Ces photos vous rapprochent progressivement du programme de représentations du Teatro Real pour 2008-2009 (Temporada).
Je vous ai donné celui du Metropolitan Opera dans la note précédente, je ne vois pas pourquoi je ne vous donnerais pas le programme des spectacles qui seront présentés cette année dans ce si magnifique bâtiment.
Je vous en montrerai la façade principale, -celle qui donne sur la «Plaza de Oriente»-, dans une prochaine note.


Les Opéras du Metropolitan au cinéma
Voici le programme de cette année des opéras du Metropolitan Opera de New York présentés en haute définition dans divers cinémas du monde, dont le Cinéma Jonquière comme vous le voyez (ce n'est certainement pas le cinéma le plus confortable où ces opéras sont présentés car les sièges y sont déglingués et l'écran y manque de hauteur).Nous y sommes allés aujourd'hui pour la première fois cet automne à cause de la mise en scène de Robert Lepage de La Damnation de Faust de Berlioz.
À cause de la mise en images j'ai l'impression que nous n'avons pas pu en apprécier tout l'éclat: on s'acharnait à nous présenter des gros plans des interprètes.
Cela convient dans les mises en scène traditionnelles (celle que le Metropolitan présente habituellement et dont nous nous contentons, puisque ces opéras-là nous allons les voir davantage pour l'opéra que pour la mise en scène) mais pas du tout pour une mise en scène originale comme celle de Robert Lepage.
Mais enfin, ce que j'ai pu en apercevoir m'a paru stylistiquement conforme à ce qu'on attend de Lepage.
J'irai certainement voir le Gluck, le Massenet.
Pour les autres je verrai: cela dépend des interprètes et je ne serais pas allé à La Damnation de Faust après-midi s'il n'y avait eu que Marcello Giordani car il chantait (et jouait) Faust comme il chante (et joue) tous ses rôles, horriblement mal.
Afin de ne pas vous laisser sur cette mauvaise impression je vais vous présenter une voix parfaite, hélas disparue pour toujours avec le corps imparfait qui la portait, celle de Luciano Pavarotti dans «Que faro senza Euridice», aria que j'aime (comme toutes les arias qui parlent d'Orphée et d'Eurydice) au-dessus de tout (c'est la raison pour laquelle je vais sans faute assister à la représentation de Gluck le 24 janvier) :
En voici les paroles italiennes :
Dove andrò senza il mio ben?
Che faro, dove andro
Che faro senza il mio ben
Dove andro senza il mio ben
Euridice! Euridice
Oh Dio! Rispondi!
Rispondi !
lo son pure il tuo fedel!
Io son pure il tuo fedel il tuo fedel
Che farò senza Euridice?
Dove andrò senza il mio ben?
Che faro, dove andro
Che faro senza il mio ben
Dove andro senza il mio ben
Euridice, Euridice
Ah! non m'avanza
Più soccorso, più speranza,
Né dal mondo,
né dal ciel!
Che farò senza Euridice?
Dove andrò senza il mio ben
Che faro dove andro
Che faro senza il mio ben
Dove andro che faro
Dove andro senza il mio ben?
Et voici les paroles françaises:
Rien n'égale mon malheur.
Sort cruel, quelle rigueur!
Rien n'égale mon malheur,
Je succombe à ma douleur.
Eurydice... Eurydice...
Réponds-moi, quel supplice!
C'est ton époux fidèle;
Entends ma voix qui t'appelle...
J'ai perdu mon Eurydice, etc.
Eurydice... Eurydice...
Mortel silence, vaine espérance,
Quelle souffrance!
Quels tourments déchirent mon coeur!
J'ai perdu mon Eurydice, etc.
vendredi 21 novembre 2008
Le Magnifique Restaurant du 9e à Montréal

Il y a un lieu inaccessible à Montréal, sur la rue Sainte-Catherine ouest, au dernier étage du bâtiment ci-dessus -que vous connaissez si vous êtes un habitant de Montréal (quoique beaucoup d'habitants de Montréal connaissent leur ville beaucoup moins bien que des gens des régions : métro-boulot-dodo, voilà leur vie).Ou vous le connaissez si vous êtes un habitué de la métropole québécoise: c'est l'Édifice « Eaton » (peut-être s'appelle-t-il l'Édifice « Les Ailes » maintenant, ou un autre nom maintenant que « Les Ailes » sont disparues à leur tour).
Ce lieu inaccessible, au neuvième étage de cet édifice, c'est le restaurant « L'Île-de-France » (ou « Le 9e ») qui n'avait de France que le style du décor car, comme cuisine, c'était de la cuisine des Îles britanniques et particulièrement de l'Angleterre qu'on y servait: sandwich au concombre, « fish'n chips », pâtisseries traditionnelles, « scones » divers, etc.
C'est de la nourriture réconfortante pour des Québécois parce qu'elle prend sa source dans la cuisine médiévale française, dont les Anglais, comme les Québécois, ont jalousement préservé la pratique et la mémoire.
Plus que de la cuisine britannique, c'était de la cuisine traditionnelle de la France d'avant la Révolution de 1789.

Le décor magnifique du restaurant est « Art déco » (ou « Paquebot ») et est l'œuvre (1930-31) de Jacques Carlu (photo à droite), un architecte (auteur du Palais de Chaillot à Paris), qui avait reçu la consigne de s'inspirer du décor des superbes paquebots de l'entre-deux guerres de la Compagnie Générale Transatlantique.
Et, effectivement, la salle à manger de « L'Île-de-France » a la forme d'un paquebot, celle justement de la salle à manger du paquebot « L'Île-de-France » dont elle est la réplique (d'où le nom que porte le restaurant en plus du nom « Le 9e »).
Ce lieu est inaccessible depuis 1999.
Il est classé monument historique, mais nul n'agit pour lui redonner vie.
Je crois que Montréal manque de maires et de gestionnaires ayant de la culture (vous souvient-il d'un maire de Montréal qui n'ait pas été plutôt « politicien » (dans le sens péjoratif français) qu'homme cultivé ?
Homme cultivé comme l'était le maire L'Allier de Québec, par exemple ?
Remarquez que Saguenay n'est pas mieux lotie immémorialement, de même qu'à peu près toutes les villes du Québec.
Et pas seulement les villes.
Nommez un premier ministre du Québec ayant eu (ou ayant) de la culture.
La France, je crois, vient d'ailleurs de nous rattraper en élisant Nicolas Sarkozy (nous sommes en 2008).
Mais que je vous présente des photos de ce restaurant où nous allions souvent -et avec grand plaisir-, dans les années quatre-vingt et quatre-vingt-dix, manger un morceau à l'heure du thé, après des séances de magasinage rue Sainte-Catherine et alentour.
Regardez bien ces photos, vous ne verrez pas avant longtemps ce décor de vos propres yeux.
Peut-être même sera-t-il détruit par mégarde ... par de quelconques entrepreneurs mafieux et/ou véreux (voyez les journaux) sur lesquels maires et conseillers montréalais comptent pour être élus par une population peut-être trompée (ou peut-être pas).
Et puis voici une des belles chansons que les convives entendaient peut-être chanter en musique de fond (quoique vu le lieu et l'époque à Montréal, c'était sans doute une chanson en anglais qu'ils entendaient) :
Et que diriez-vous des paroles de cette chanson ?
Vous qui passez sans me voir
par J. Hess, C. Trenet, P. Misraki
Les souvenirs sont là pour m'étouffer
De larmes, de fleurs, de baisers
Oui je revois les beaux matins d'avril
Nous vivions sous les toits tout en haut de la ville.
Vous qui passez sans me voir
Sans même me dire bonsoir
Donnez-moi un peu d'espoir ce soir...
J'ai tant de peine
Vous, dont je guette un regard
Pour quelle raison ce soir
Passez-vous sans me voir ?
Un mot, je vais le dire : "Je vous aime"
C'est ridicule, c'est bohème,
C'est jeune et c'est triste aussi
Vous qui passez sans me voir
Me donnerez-vous ce soir
Un peu d'espoir ?
Vous qui passez sans me voir
Sans même me dire bonsoir
Donnez-moi un peu d'espoir ce soir...
J'ai tant de peine
Vous, dont je guette un regard
Pour quelle raison ce soir
Passez-vous sans me voir ?
Un mot, je vais le dire : "Je vous aime"
C'est ridicule, c'est bohème,
C'est jeune et c'est triste aussi
Vous qui passez sans me voir
Sans me donner d'espoir
Adieu... Bonsoir...
Je propose donc celle-ci comme chanson de l'époque en anglais :
Voici les paroles :
Harold Arlen (musique) et E.Y. Harburg (paroles)
Somewhere over the rainbow
There's a land that I heard of
Once in a lullaby.
Somewhere over the rainbow
Skies are blue,
And the dreams that you dare to dream
Really do come true.
Someday I'll wish upon a star
And wake up where the clouds are far
Behind me.
Where troubles melt like lemon drops
Away above the chimney tops
That's where you'll find me.
Somewhere over the rainbow
Bluebirds fly.
Birds fly over the rainbow.
Why then, oh why can't I ?
If happy little bluebirds fly
Beyond the rainbow
Why, oh why can't I ?
jeudi 20 novembre 2008
Le Médicament quasi universel
Il n'y a que des vins français sur cette liste de médicaments mais j'imagine que les vins de Francis Ford Coppola pourraient remplacer qui les Médoc, qui les Graves, qui les St-Émilion.
Le Syrah-Shiraz remplacerait les vins de Côtes-du-Rhône, les Châteauneuf-du-Pape, etc. qui, étonnamment, ne sont pas dans cette liste.
Voyez ci-dessous les trois vins Coppola qui sont distribués au Québec à l'heure actuelle (j'aime tellement ces vins que je ne vous en présente que les bouteilles).
Il n'y a pas le Pinot noir qui aurait remplacé les Bourgogne de la liste.
Quant au Champagne et au Gros Plant et aux vins de Loire ...


mercredi 19 novembre 2008
Un Autre «Religieux» pris en flagrant délit de mensonge
Et je suis certain qu'avec les instruments appropriés on fera les mêmes découvertes sur Paul de Tarse, sur Mahomet, sur Shākyamuni, Calvin, John Knox, etc., aussi barbus ou glabres soient-ils.
Je ne parle pas de Jésus-Christ (ce n'est pas Jésus le Galiléen*) qui est une création mythologique de Grecs, ces grands créateurs de mythes.
* Quand l'empereur Julien, blessé à mort, lance un peu de son sang vers le ciel en murmurant: « Tu as vaincu, Galiléen ! », il se trompe : son vainqueur n'est pas le Galiléen. C'est son oncle, Constantin.
Règles de vie à l'usage des humains

(Peut-être ces deux combatsde saint Michel avec le dragon,
sont-elles des représentations,
-à partir de figures mythologiques
chrétiennes-, de l'abandon de la vie
instinctive accomplie par l'humanité**)
Abandon qui s'est fait au profit de la vie soumise à la loi et aux habitudes inculquées par l'éducation qui est maintenant la nôtre.
Quoi qu'il en soit, mon beau-père semble sagement se soumettre à la décision qui s'est imposée et m'a un jour énuméré trois règles qui permettent de déterminer quand on doit manger. Les voici:
On mange
1. quand c'est l'heure
ou bien
2. quand c'est prêt
ou bien
3. quand c'est servi.
J'imagine qu'on pourrait trouver de sages règles semblables pour toutes les circonstances de la vie:
-le coucher (quand il n'y a plus d'émissions intéressantes à la télé ? quand on a lu dix pages du livre qu'on est en train de lire ? quand le cd qu'on écoute est terminé ?);
-le lever (quand le réveil sonne ?);
-le ménage (quand c'est vendredi ?);
-le lavage (quand c'est lundi ?);
etc.
(J'attends des suggestions).
Mais peut-être ces règles s'imposent-elles d'elles-mêmes afin de nous éviter de devoir nous abandonner à notre instinct, qui ne peut mener, n'est-ce pas?, qu'au désordre. Et aux incertitudes de la vie animale.
* Moi-même j'hésite parfois. Mais la loi naturelle c'est la loi nazie, la loi du plus fort, je n'hésite pas longtemps.
** La première des images est une enluminure allemande du 15e siècle, l'autre est tirée des « Très Riches heures du duc de Berry ». Elle représente l'abbaye du Mont-Saint-Michel vers la fin du 14e siècle.
mardi 18 novembre 2008
Température du 18 novembre 2008 à Saguenay
Trottoir de bois
Évidemment elle devrait être pleine de pensées pour moi cette photo sépia de Marcel Proust à Venise, prise vers 1900, devant la Ca' Giustiniani (reproduction d'une gravure du 19e siècle en bas) où il résidait car ce palais abritait, à l'époque, l'Albergo Europa, l'hôtel où il était descendu (disparu aujourd'hui).Je vous parlerai un jour de Venise comme « mise en abyme » de « la Recherche ».
Mais tout ce que j'y vois aujourd'hui c'est cette terrasse en planches de bois qui me rappelle les trottoirs également en planches de bois de la rue de mon enfance, la rue St-Hilaire (le même nom que l'église de Combray où le narrateur d'« À la Recherche du temps perdu » passe ses étés d'enfance) à Jonquière (voyez la carte sous la gravure en bas).
À l'époque c'était la dernière rue de la ville.
Tout de suite après c'était les champs (et les vaches et les chevaux qui y broutaient) et les bois.
Sur les trottoirs de bois mon frère et moi faisions des courses échevelées en tricycles ou avec ma petite voiture verte « Chrysler » à pédales.
Cela me rappelle que les premières années de ma vie ne sont pas tellement éloignées des dernières années de la vie de Marcel Proust.
Dans deux ou trois siècles on nous croira contemporains (si l'on se souvient de moi, ce qui m'étonnerait).


La rue St-Hilaire est indiquée par le « A » dans le phylactère.
Voyez comme ma maison (près de la rue du Roi) est presque au centre entre l'église St-Dominique, en haut à gauche (son côté donne sur la rue de la Fabrique) et le Collège de Jonquière en bas à droite, sur la rue St-Hubert en jaune (cliquez pour zoomer).
Mise en abyme de lézards, d'ordinateurs et de souvenirs
Veuillez me pardonner, j'ai l'humeur joyeuse ce midi et j'ai résolu de vous présenter le petit lézard (ou dragon) aimanté que nous avons acquis à Barcelone (vous savez, dans cette boutique près de la Sagrada Familia où il y a un modèle réduit de la Sagrada?) comme s'il allait en grimpant lire la note le concernant sur l'écran de mon iMac.
Il y a des emboîtements de «mises en abyme» dans ces photos dont je vous laisse imaginer le détail.
Les couleurs du bel animal (qu'il soit fantastique ou non) sont plus évidentes (sans égaler celles du Parc Güell) dans la deuxième photo (quoi qu'il en soit, cliquez les photos pour zoomer).
lundi 17 novembre 2008
Le Lézard (ou dragon?) Barcelone
C'est le lézard (ou dragon?) de la fontaine de l'escalier principal du Parc Güell à Barcelone.
Cette photo est un tour de force car j'ai réussi à en effacer à peu près toute trace de présence humaine, en inclinant, remplaçant des portions de photos par d'autres, etc. (reste une petite ombre à droite).
J'avoue avoir aussi accru la saturation de la photo car il ne faisait pas très beau à Barcelone, le jour de la visite du Parc Güell.
L'animal a même perdu son pied avant gauche dans les opérations.
C'est un tour de force car ce lézard est entouré d'une innombrable foule aussi bigarrée que lui à toute heure du jour (et de la nuit peut-être).
Je voulais vous le présenter ainsi, seul, car, avec ses courbes et ses couleurs, il me semble en résumé le symbole* (la mise en abyme) de Barcelone, pleine elle-même de bâtiments courbes et multicolores, de fleurs et d'animaux (même humains) fantastiques.
Pleine partout de gens parlant toutes les langues et ayant tous les accents (même, partout sur la Rambla, l'accent québécois).
Comme la ville-monde qu'elle est manifestement.
Et voici, sur une photo trouvée sur Internet (des visiteurs l'ont constamment masqué à mon objectif), sa tête et le haut de son corps, pris de son côté droit.
*En plus il est de Gaudi lui-même, le principal géniteur de la Barcelone-monde.
«La Siesta» de Botero et les bienfaits de la sieste
Je vous ai promis naguère (là) de vous présenter d'autres œuvres de Botero, le peintre de l'obésité qui se dit (parce qu'il est plein d'humilité sans doute) peintre du volume.
Voici le tableau «La Siesta» dont je profite pour vous rapporter quelque chose.(Méchant rapporteur que je suis, mais savez-vous que ce mot est l'origine étymologique du terme jadis seulement anglais «reporter», que nous avons réimporté en français parce qu'il était à nous, et nous avons maintenant deux mots à partir d'un seul. On pourrait peut-être appeler cela «stage de perfectionnement des mots français à l'étranger» et rappeler que l'anglais a toujours été très serviable pour gérer chez lui gratuitement le stage de mots français*).
Voici ce que je voulais vous rapporter: lors de notre récent séjour en Espagne, la guide de Séville, malgré le fait que nous étions l'après-midi, a mis beaucoup d'énergie à nous convaincre qu'il était faux que les Espagnols pratiquaient la sieste et, surtout, qu'ils se mettaient en pyjama pour dormir l'après-midi jusqu'à parfois 16h.
Sans nous convaincre.
Peut-être les guides d'Espagne ne pratiquent-ils pas la sieste (nous en avons été témoins) mais les Espagnols qui ne sont pas en contact avec les étrangers la pratiquent sûrement (et, d'ailleurs, ils donnent ainsi une grande leçon de sagesse au monde).
Pourquoi tenter de cacher une vérité si intéressante (je me suis mis avec profit à pratiquer la sieste depuis mon retour d'Espagne. Comme on dit, «les voyages forment la jeunesse»)?
Voici donc «La Siesta» de Botero et sachez que ce n'est pas la sieste qui en a rendu les éléments (humains, fruits -voyez les bananes-, etc.) obèses mais la poétique du peintre** qui veut répandre l'«obésité» sur tout ce qu'il peint ou sculpte***:
* Le français tente de se rendre encore plus serviable aujourd'hui à l'égard des mots anglais.
** Pour des explications supplémentaires sur la «poétique» ou la «fonction poétique», voir ici.
***J'ai déjà présenté les sculptures de chats obèses de Barcelone et d'Érivan ici.
dimanche 16 novembre 2008
La Californie: Sodome et Gomorrhe?
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Je ne sais pas si vous êtes comme moi mais à la vue de la violence des incendies qui sévissent actuellement en Californie (voyez ci-haut: des images apocalyptiques), mon esprit -presque malgré moi car je m'en veux de cela- évoque Sodome et Gomorrhe.
Non pour les péchés de nature sexuelle qui se seraient commis dans ces deux villes de la Bible et qui auraient excité la colère de Yahvé: la Bible n'évoque pas vraiment la nature des fautes que les habitants de ces deux villes auraient commises: en fait tout dépend de la traduction d'un terme.
Les habitants de Sodome veulent que Loth leur livre ses visiteurs (la Bible dit que ce sont des anges envoyés par Yahvé, donc des êtres sans sexe -par définition- puisque, comme Yahvé lui-même, ils n'ont pas à se reproduire) afin qu'ils (là est le terme à traduire) les «connaissent» ou bien leur «fassent un mauvais parti».
Seuls les curés, rabbins et autres papes, pasteurs, évêques et membres du clergé (et leurs affidés) -nécessairement obsédés par ces seules fautes à cause des devoirs de réserve qui leur sont imposés dans ces seuls domaines (devoirs auxquels ils évitent allègrement de se soumettre)- ont penché pour le terme «connaissent» (équivalent de «pénétrer sexuellement» dans la Bible) et évoqué des péchés de nature sexuelle à propos de ces deux villes.
Pour ma part je crois qu'il faudrait entre autres évoquer des fautes de nature écologique -comme en Californie actuellement- pour expliquer la colère, non de Yahvé évidemment, mais de la Nature.
Sodome et Gomorrhe accroissaient la fragilité du milieu naturel où elles étaient établies, celui de la Mer Morte, encore menacé aujourd'hui: les feux du ciel les ont détruites.
Inutile d'évoquer un dieu car les hommes eux-mêmes sont la cause des catastrophes qui les détruisent, eux et leurs œuvres.
Parfois les événements du présent peuvent servir à corriger les interprétations par trop enthousiastes -ou trop orientées- des Anciens.





















