De la chaîne Youtube « À GAUCHE »
J’aimerais rappeler une chose essentielle.
Bien sûr, je me joins au concert d’articles des camarades pour condamner Trump, son administration et ce que les États-Unis sont en train de déployer....Mais je veux mettre en avant un point important...
Ce qui est en train de se passer avec Trump choque profondément nos sociétés occidentales blanches.
On parle de rupture, de folie, de dérive autoritaire, de fin de la civilisation. Mais il faut le dire clairement: ce choc est avant tout un choc de position, pas un choc de réalité.
Pour une grande partie du monde, ce que Trump incarne n’a rien de nouveau.
L’Amérique latine vit depuis des décennies sous la menace permanente de coups d’État, de sanctions, d’asphyxie économique, d’ingérences directes ou indirectes. Le Chili, le Guatemala, le Brésil, le Honduras, le Venezuela… la liste est longue. Des gouvernements élus renversés, des peuples punis collectivement, avec la bénédiction ou l’organisation directe de Washington et de ses alliés.
En Afrique, la colonisation n’a jamais été une “parenthèse”. C’est une violence structurante qui se prolonge par l’extraction des ressources, les frontières imposées, les guerres par procuration, les dictatures soutenues tant qu’elles servent les intérêts du Nord. Pour beaucoup de peuples africains, la brutalité impériale n’a jamais porté de masque.
En Asie aussi, entre guerres, occupations, sanctions, bombardements, famines organisées, expérimentations militaires et économiques, la violence occidentale est une donnée permanente, pas une exception.
Alors quand Trump parle d’annexer, de punir, de voler, de sanctionner, de bombarder, quand il traite le droit international comme un obstacle gênant, le Sud global ne voit pas un monstre inédit.... Il voit l’Empire qui parle enfin sans langage diplomatique.
Ce qui change aujourd’hui, c’est que cette violence devient visible au centre, qu’elle s’adresse aussi à des populations blanches occidentales, à leurs institutions, à leur confort moral.
Il faut aussi rappeler une chose essentielle: depuis plus de deux ans, un G est en cours à Gaza, sous les yeux du monde, avec le soutien explicite ou tacite de grandes puissances occidentales. Des États membres de l’OTAN, des gouvernements qui se disent démocratiques, dont le Canada et la France, ont continué à soutenir politiquement, militairement ou diplomatiquement cette destruction massive d’un peuple enfermé, bombardé, affamé.
Pour un Gazaoui, pour un Palestinien, pour un Yéménite, pour un Congolais, pour un Haïtien, Trump n’est pas une rupture morale.
Les menaces contre le Venezuela, les projets d’annexion du Groenland, le ICE qui tue, les discours impériaux décomplexés ne sont pas plus choquants que ce que ces peuples subissent depuis des décennies.
Trump n’est pas l’origine du problème.
Il est le symptôme, brutal, grotesque, accentué, d’un système impérial qui a toujours fonctionné ainsi, mais qui ne prend plus la peine de se justifier.
Ce que nous vivons dans les sociétés blanches occidentales, ce n’est pas l’arrivée de la barbarie.
C’est la fin de l’illusion d’immunité.
Et si cela nous choque aujourd’hui, c’est peut-être parce que, pour une fois, la violence du monde ne reste pas cantonnée à la périphérie. Elle commence à frapper le centre....
Bien sûr, je me joins au concert d’articles des camarades pour condamner Trump, son administration et ce que les États-Unis sont en train de déployer....Mais je veux mettre en avant un point important...
Ce qui est en train de se passer avec Trump choque profondément nos sociétés occidentales blanches.
On parle de rupture, de folie, de dérive autoritaire, de fin de la civilisation. Mais il faut le dire clairement: ce choc est avant tout un choc de position, pas un choc de réalité.
Pour une grande partie du monde, ce que Trump incarne n’a rien de nouveau.
L’Amérique latine vit depuis des décennies sous la menace permanente de coups d’État, de sanctions, d’asphyxie économique, d’ingérences directes ou indirectes. Le Chili, le Guatemala, le Brésil, le Honduras, le Venezuela… la liste est longue. Des gouvernements élus renversés, des peuples punis collectivement, avec la bénédiction ou l’organisation directe de Washington et de ses alliés.
En Afrique, la colonisation n’a jamais été une “parenthèse”. C’est une violence structurante qui se prolonge par l’extraction des ressources, les frontières imposées, les guerres par procuration, les dictatures soutenues tant qu’elles servent les intérêts du Nord. Pour beaucoup de peuples africains, la brutalité impériale n’a jamais porté de masque.
En Asie aussi, entre guerres, occupations, sanctions, bombardements, famines organisées, expérimentations militaires et économiques, la violence occidentale est une donnée permanente, pas une exception.
Alors quand Trump parle d’annexer, de punir, de voler, de sanctionner, de bombarder, quand il traite le droit international comme un obstacle gênant, le Sud global ne voit pas un monstre inédit.... Il voit l’Empire qui parle enfin sans langage diplomatique.
Ce qui change aujourd’hui, c’est que cette violence devient visible au centre, qu’elle s’adresse aussi à des populations blanches occidentales, à leurs institutions, à leur confort moral.
Il faut aussi rappeler une chose essentielle: depuis plus de deux ans, un G est en cours à Gaza, sous les yeux du monde, avec le soutien explicite ou tacite de grandes puissances occidentales. Des États membres de l’OTAN, des gouvernements qui se disent démocratiques, dont le Canada et la France, ont continué à soutenir politiquement, militairement ou diplomatiquement cette destruction massive d’un peuple enfermé, bombardé, affamé.
Pour un Gazaoui, pour un Palestinien, pour un Yéménite, pour un Congolais, pour un Haïtien, Trump n’est pas une rupture morale.
Les menaces contre le Venezuela, les projets d’annexion du Groenland, le ICE qui tue, les discours impériaux décomplexés ne sont pas plus choquants que ce que ces peuples subissent depuis des décennies.
Trump n’est pas l’origine du problème.
Il est le symptôme, brutal, grotesque, accentué, d’un système impérial qui a toujours fonctionné ainsi, mais qui ne prend plus la peine de se justifier.
Ce que nous vivons dans les sociétés blanches occidentales, ce n’est pas l’arrivée de la barbarie.
C’est la fin de l’illusion d’immunité.
Et si cela nous choque aujourd’hui, c’est peut-être parce que, pour une fois, la violence du monde ne reste pas cantonnée à la périphérie. Elle commence à frapper le centre....

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