Pendant vingt ans, il fut un fils fidèle de l'Église. À l'aube d'un froid matin de janvier, il était devenu son plus grand rebelle.
Le 25 janvier 1533, dans une chapelle privée du palais de Whitehall, le roi Henri VIII commit l'impensable.
Il épousa Anne Boleyn en secret.
Pendant deux décennies, Henri avait été marié à Catherine d'Aragon. Elle était loyale, pieuse et liée au puissant trône d'Espagne. Mais elle avait failli au devoir le plus sacré pour un roi.
Elle ne lui avait pas donné de fils.
N'ayant pour seul enfant qu'une fille, Marie, après des années de mariage, Henri se persuada que son union était maudite par Dieu. Il s'appuya sur le Lévitique, arguant qu'épouser la veuve de son frère était un péché depuis toujours.
Mais le pape refusa d'annuler le mariage.
La plupart des hommes auraient accepté leur sort ou pris une maîtresse discrètement. Henri n'était pas un homme comme les autres.
Captivé par l'esprit vif d'Anne Boleyn, qui refusait d'être une simple conquête, Henri décida de bouleverser les lois de la chrétienté.
Devant une poignée de témoins, parmi lesquels la famille d'Anne et quelques membres du clergé nerveux, le roi prononça des vœux qui allaient ébranler l'Europe.
Ce fut une cérémonie intime aux conséquences immenses.
Ce mariage secret fut l'étincelle qui déclencha la Réforme anglaise. Il contraignit l'Angleterre à rompre avec l'Église catholique romaine, faisant du roi le chef suprême de l'Église d'Angleterre.
Il risqua la guerre pour un fils. Il risqua l'excommunication pour un fils. Il risqua son âme pour un fils.
L'ironie a parfois la fâcheuse habitude de se moquer des rois.
Henri n'obtint pas d'Anne l'héritier mâle qu'il désirait tant. Elle donna naissance à une autre fille, Élisabeth. Anne finirait par perdre la tête lorsque la faveur du roi se retourna, victime de la cruauté même qui l'avait élevée au pouvoir.
Mais cette fille non désirée ?
Elle devint Élisabeth Ire, sans doute le plus grand monarque de l'histoire anglaise. Elle consolida la nation protestante qu'Henri avait involontairement créée et inaugura un âge d'or.
Le roi se démena pour trouver un sauveur pour sa dynastie.
Il ignorait simplement qu'elle se tenait dans le berceau, et non sur le trône.
Henri cherchait à assurer sa postérité avec un fils, mais c'est sa fille rebelle qui scella véritablement l'avenir de l'Angleterre.
Le 25 janvier 1533, dans une chapelle privée du palais de Whitehall, le roi Henri VIII commit l'impensable.
Il épousa Anne Boleyn en secret.
Pendant deux décennies, Henri avait été marié à Catherine d'Aragon. Elle était loyale, pieuse et liée au puissant trône d'Espagne. Mais elle avait failli au devoir le plus sacré pour un roi.
Elle ne lui avait pas donné de fils.
N'ayant pour seul enfant qu'une fille, Marie, après des années de mariage, Henri se persuada que son union était maudite par Dieu. Il s'appuya sur le Lévitique, arguant qu'épouser la veuve de son frère était un péché depuis toujours.
Mais le pape refusa d'annuler le mariage.
La plupart des hommes auraient accepté leur sort ou pris une maîtresse discrètement. Henri n'était pas un homme comme les autres.
Captivé par l'esprit vif d'Anne Boleyn, qui refusait d'être une simple conquête, Henri décida de bouleverser les lois de la chrétienté.
Devant une poignée de témoins, parmi lesquels la famille d'Anne et quelques membres du clergé nerveux, le roi prononça des vœux qui allaient ébranler l'Europe.
Ce fut une cérémonie intime aux conséquences immenses.
Ce mariage secret fut l'étincelle qui déclencha la Réforme anglaise. Il contraignit l'Angleterre à rompre avec l'Église catholique romaine, faisant du roi le chef suprême de l'Église d'Angleterre.
Il risqua la guerre pour un fils. Il risqua l'excommunication pour un fils. Il risqua son âme pour un fils.
L'ironie a parfois la fâcheuse habitude de se moquer des rois.
Henri n'obtint pas d'Anne l'héritier mâle qu'il désirait tant. Elle donna naissance à une autre fille, Élisabeth. Anne finirait par perdre la tête lorsque la faveur du roi se retourna, victime de la cruauté même qui l'avait élevée au pouvoir.
Mais cette fille non désirée ?
Elle devint Élisabeth Ire, sans doute le plus grand monarque de l'histoire anglaise. Elle consolida la nation protestante qu'Henri avait involontairement créée et inaugura un âge d'or.
Le roi se démena pour trouver un sauveur pour sa dynastie.
Il ignorait simplement qu'elle se tenait dans le berceau, et non sur le trône.
Henri cherchait à assurer sa postérité avec un fils, mais c'est sa fille rebelle qui scella véritablement l'avenir de l'Angleterre.


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