C’est pour échapper à cette insoutenable dictature que les ancêtres des Québécois et autres Francophones d’Amérique ont émigré hors de France !
Vu du ciel, le château de Versailles ressemble moins à un jardin qu'à un plan tracé à la règle. Et c'est précisément le but recherché.
Versailles fut conçu pour affirmer la maîtrise, non seulement du territoire, mais aussi de la nature elle-même. Chaque allée, chaque étang, chaque haie, chaque pelouse obéit à des règles strictes. Rien n'est laissé au hasard. Au XVIIe siècle, c'était un message fort : le roi régnait sur tout, même sur le paysage.
Les jardins furent dessinés par André Le Nôtre, l'un des plus célèbres paysagistes de l'histoire. Il utilisa des lignes droites, une symétrie parfaite et de longues perspectives pour créer une impression d'ordre et d'espace. Du haut du château, la vue semble infinie. On comprend pourquoi, vu d'en haut. Les jardins s'étendent sur des kilomètres, avec des canaux, des fontaines et des bosquets dissimulés, savamment agencés selon des axes invisibles.
Ce qui est intéressant, c'est que Versailles n'est absolument pas plat. Le terrain est naturellement en pente, mais l'aménagement le dissimule. Terrasses et jeux d'optique donnent l'illusion d'un niveau et d'un équilibre parfaits. Même les fontaines furent conçues pour fonctionner grâce à la gravité, faute de pompes modernes à l'époque. L'eau devait parcourir de longues distances pour atteindre les jardins.
Cette configuration dictait également les déplacements. Les courtisans suivaient les allées. Les cérémonies se déroulaient selon les axes principaux. Être proche du centre était synonyme de pouvoir. Être relégué à la périphérie signifiait avoir moins d'importance. Le jardin était un lieu politique, et non seulement décoratif.


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