Roger II de Sicile n'était pas né dans le Nord, mais ses origines étaient normandes.
Ses ancêtres étaient des aventuriers normands, eux-mêmes descendants de Vikings installés dans le nord de la France au Xᵉ siècle. De là, ils migrèrent vers le sud comme mercenaires, puis comme conquérants. Le sud de l'Italie et la Sicile étaient alors partagés entre Byzantins, Lombards et souverains musulmans.
Les Normands y virent une opportunité.
Lorsque Roger accéda au pouvoir au début du XIIᵉ siècle, la présence normande en Sicile était établie mais fragile. Il ne se contenta pas de l'étendre.
Il la transforma.
En 1130, Roger II se couronna roi de Sicile. Le royaume qu'il gouverna était unique en son genre dans l'Europe médiévale. Il comprenait des chrétiens latins, des communautés orthodoxes grecques et une importante population musulmane. Au lieu de les expulser ou de les anéantir, il les intégra.
L'arabe demeura une langue administrative. Des érudits musulmans officiaient à la cour. Des artisans byzantins décoraient les chapelles royales. La célèbre chapelle palatine de Palerme fusionna l'architecture normande avec des motifs géométriques islamiques et des mosaïques byzantines.
Roger a bâti l'une des cours les plus raffinées du Moyen Âge. Il a commandé des cartes au géographe musulman al-Idrisi, produisant ainsi l'une des cartes du monde médiévales les plus avancées.
Ce n'était pas un royaume viking à la tête de drakkars.
C'était un empire méditerranéen façonné par le pragmatisme.
Les descendants des pillards avaient appris quelque chose de plus puissant que la peur.
Ils avaient appris à gouverner.
Ses ancêtres étaient des aventuriers normands, eux-mêmes descendants de Vikings installés dans le nord de la France au Xᵉ siècle. De là, ils migrèrent vers le sud comme mercenaires, puis comme conquérants. Le sud de l'Italie et la Sicile étaient alors partagés entre Byzantins, Lombards et souverains musulmans.
Les Normands y virent une opportunité.
Lorsque Roger accéda au pouvoir au début du XIIᵉ siècle, la présence normande en Sicile était établie mais fragile. Il ne se contenta pas de l'étendre.
Il la transforma.
En 1130, Roger II se couronna roi de Sicile. Le royaume qu'il gouverna était unique en son genre dans l'Europe médiévale. Il comprenait des chrétiens latins, des communautés orthodoxes grecques et une importante population musulmane. Au lieu de les expulser ou de les anéantir, il les intégra.
L'arabe demeura une langue administrative. Des érudits musulmans officiaient à la cour. Des artisans byzantins décoraient les chapelles royales. La célèbre chapelle palatine de Palerme fusionna l'architecture normande avec des motifs géométriques islamiques et des mosaïques byzantines.
Roger a bâti l'une des cours les plus raffinées du Moyen Âge. Il a commandé des cartes au géographe musulman al-Idrisi, produisant ainsi l'une des cartes du monde médiévales les plus avancées.
Ce n'était pas un royaume viking à la tête de drakkars.
C'était un empire méditerranéen façonné par le pragmatisme.
Les descendants des pillards avaient appris quelque chose de plus puissant que la peur.
Ils avaient appris à gouverner.


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