Au XIIIe siècle, un moine byzantin réutilisa un ancien manuscrit sur parchemin en recouvrant le texte grec original, puis en écrivant des prières chrétiennes par-dessus les pages ainsi « nettoyées ». Cette pratique était courante à l'époque, le parchemin étant coûteux et difficile à produire. Or, le manuscrit recouvert contenait des œuvres d'Archimède copiées des siècles auparavant.
Pendant des siècles, ce livre passa de collection en collection privée sans que personne ne se doute de ce qui se cachait sous le texte visible composé de fadaises et autres prières.
Ce n'est qu'au début du XXe siècle que les chercheurs commencèrent à soupçonner que les faibles traces sous les prières pouvaient être bien plus anciennes. Des techniques d'imagerie ultérieures, utilisant les ultraviolets et les rayons X, révélèrent que l'écriture originale ne se limitait pas à des œuvres connues d'Archimède, mais comprenait également des documents jusque-là perdus.
Parmi les textes retrouvés figurait un traité désormais appelé « La Méthode », dans lequel Archimède décrivait une méthode permettant de calculer des aires et des volumes à partir de tranches infinitésimales. Cette approche ressemble fortement à des idées qui ne réapparaîtront formellement qu'avec le développement du calcul infinitésimal près de deux mille ans plus tard par Newton et Leibniz.


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