dimanche 26 avril 2026

Une protéine baptisée DREAM qui répare l‘ADN endommagé pendant le sommeil profond

Des scientifiques ont découvert une protéine appelée DREAM qui répare l'ADN endommagé dans tout le corps exclusivement pendant le sommeil profond. Ils ont également confirmé que son activité diminue de 60 % entre 20 et 70 ans, ce qui explique pourquoi le sommeil devient plus crucial et plus réparateur pour les personnes âgées.
Des recherches menées à la faculté de médecine de l'université de Stanford ont permis d'identifier DREAM grâce à une analyse protéomique de l'activité cellulaire au cours des différentes phases du sommeil. Les chercheurs ont constaté que l'expression de cette protéine atteint son maximum exclusivement pendant le sommeil profond à ondes lentes et qu'elle est quasiment absente pendant l'éveil et le sommeil paradoxal. DREAM recrute un ensemble d'enzymes de réparation de l'ADN sur les sites de lésions oxydatives de l'ADN – le type le plus courant causé par l'activité métabolique normale – organisant ainsi l'activité de réparation dans tous les types cellulaires simultanément pendant les heures de sommeil profond, lorsque les besoins métaboliques sont les plus faibles et que les ressources cellulaires sont les plus disponibles.
Les adultes qui dorment régulièrement moins de 6 heures par nuit présentent des niveaux de lésions oxydatives de l'ADN non réparées supérieurs de 34 % à ceux des personnes dormant entre 7 et 9 heures, ce qui confirme l'importance pratique de DREAM pour le maintien de l'intégrité du génome. Les adultes de plus de 65 ans présentant les niveaux d'activité DREAM les plus faibles (les 20 % les moins actifs de ce groupe d'âge) affichaient des taux d'accumulation de dommages à l'ADN 3,4 fois supérieurs à ceux des jeunes adultes. Cette accumulation était corrélée à une accélération des marqueurs du vieillissement biologique, à un risque accru de cancer et à un déclin cognitif plus rapide au sein de la même cohorte.
Cette découverte met en lumière un mécanisme moléculaire expliquant pourquoi un manque de sommeil accélère le vieillissement et le risque de maladies. Elle identifie également DREAM comme une cible thérapeutique potentielle pour le développement de composés capables de restaurer l'activité de réparation de l'ADN chez les personnes âgées, indépendamment de la durée de leur sommeil.
Source : Stanford University School of Medicine, Howard Hughes Medical Institute, Nature Cell Biology, 2025

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