vendredi 22 septembre 2017

Séraphin

Ceci est une représentation byzantine d'un « séraphin » (inscription grecque, en haut, à gauche), un être céleste, une sorte de super-ange, plus élevé, dans la hiérarchie céleste chrétienne ou hébraïque, que les archanges car il « jouit » de trois paires d'ailes.
Voici comment Isaïe les décrit (car il y en a plusieurs) dans la Bible :

Dans l’année où mourut le roi Ozias, moi, cependant, je vis le Seigneur, siégeant sur un trône haut et élevé, et les pans de son vêtement remplissaient le temple. Des séraphins se tenaient au-dessus de lui. Chacun avait six ailes. Avec deux il tenait sa face couverte, et avec deux il tenait ses pieds couverts, et avec deux il volait.

C'est en partie l'idée de passer l'éternité avec de tels monstres (outre les monstrueux saints canonisés par les églises romaines et orthodoxes) qui explique ma perte de croyance en une vie après la mort !
En voici une autre représentation tirée des Petites heures de Jean de Berry :

« La Femme qui pisse »

J'ai trouvé cette photo dans le courriel que m'envoie chaque jour, à ma demande, le New Yorker.
Si vous pouvez lire la légende vous savez que le tableau est de François Boucher et que son titre est « La Femme qui pisse ou L'Œil indifférent ».
Vous pouvez effectivement y voir comment une femme de qualité pissait au 18e siècle (car on n'avait pas prévu de toilettes dans les châteaux et les palais).
Mais c'est ce que je ressens comme le sans gêne du titre qui me plaît et c'est pour ce titre que je vous présente le tableau.
S'il y a quelque chose qui me plaît (parmi ce qui m'y déplaît) au 18e siècle c'est le sans gêne (un synonyme de liberté) de la langue, perdu, hélas, avec l'inutile révolution bourgeoise qui y a mis fin (comme on peut en juger par l'Angleterre, aussi avancée, ou davantage, en démocratie que la France, et sans révolution).

jeudi 21 septembre 2017

Température du jour à Arvida (21 septembre 2017)


Un « mainelet » ou un « mainelier » de Gucci

Un bijou de Gucci : il fallait y penser.
Comment le nommer : on a « bracelet » : bijou pour le bras ; on a « jambelet » : bijou pour la jambe ; on a « collier » bijou pour le cou !
Peut-être pourrait-on inventer « mainelet » : bijou pour la main ?
Ou « mainelier »
Au lieu d'avoir recours à la langue que vous savez, qui n'a rien à voir !

Le haïku de l'oiseau de Minerve


Le haïku de l'oiseau de Minerve

l'oiseau de Minerve
s'est envolé ce matin 
doigt d'honneur Hegel

mardi 19 septembre 2017

Température du jour à Arvida (19 septembre 2017)


Alexander Graham Bell est un voleur

Dans la revue « Books » d'aujourd'hui, le fait du jour (ici):




Alexander Graham Bell a volé la technologie nécessaire à l’invention du téléphone.


Dans The Telephone Gambit, l’écrivain Seth Shulman affirme que Bell a, grâce à un pot-de-vin, pu consulter le brevet déposé par l’inventeur Elisha Gray pour un système de transmission du son grâce à l’eau. Quelques jours plus tard, il effectuait la première conversation téléphonique grâce à cette technique qu’il n’avait jusque-là jamais employée.


Inutile de vous rappeler que Bell était un immigrant au Canada, d'origine écossaise, et que la fondation du Canada repose, elle aussi, sur des mensonges.
Et de vous souligner que la plupart des grandes fortunes nord-américaines ont été fondées en utilisant les mêmes (malhonnêtes) procédés que ceux qu'a utilisés Alexander Graham Bell.
Le vol de Bell n'a été qu'une mise en abyme d'un vol plus vaste !
Voici ce qu'on ajoute (ici) dans Wikipédia à propos de ce vol (qui est, en réalité, multiple) :

Alexander Graham Bell et Elisha Gray inventèrent chacun de leur côté, et à la même période, la technique de conversation par téléphone. Gray déposa son brevet deux heures avant Bell mais c'est ce dernier qui reçut la gloire et la fortune, au grand malheur de Gray.
Comme l'a reconnu la Chambre des représentants des États-Unis en 2002, le téléphone était aussi l'invention de l'italien Antonio Meucci. En effet, dès 1850, ce dernier avait créé le Télettrophone, ancêtre du téléphone dont il sera fait mention dans un journal américain 10 ans plus tard. C'est à ce moment-là qu'Edward B. Grant, vice-président de la Western Union Telegraph Company, prend contact avec Meucci pour lui demander une démonstration, lui proposant d'entreposer son matériel dans ses locaux. On soupçonne alors Bell d'être allé jeter un coup d’œil au prototype de Meucci dans les locaux de la Western Union Telegraph Company. Il n'a ensuite eu qu'à attendre que Meucci perde les droits sur son invention, faute d'argent pour les payer, pour déposer son propre brevet en 1876. »

La fleur-de-lys plutôt que la croix

Elle est l'œuvre de Laurent Rondé.
Ne salivez pas : les pierres sont des fausses, le gouvernement de la IIIe République française ayant vendu les vraies aux enchères, vers 1885.
J'avais aperçu cette couronne au Louvre il y a une décennie ou deux mais, comme je hais ce roi qui a bradé la Nouvelle-France aux Anglais, je ne l'avais pas observée très attentivement.
Avec mépris plutôt !
Mais cette photo me permet de voir quelque chose : la couronne n'est pas surmontée d'une croix, comme celle(s) des rois anglais par exemple, voire comme celle(s) de tous les monarques européens.
Plutôt d'une fleur-de-lys ! 
Une fleur-de-lys à 4 branches !
Quoi, la couronne du « roi très-chrétien » ne comporte pas de croix ?
Peut-être la couronne de Louis XV est-elle la seule couronne royale française ne comportant pas de croix, me suis-je dit.
Le problème est, qu'à l'exception de celle-ci, toutes les couronnes royales ayant servi lors du sacre des rois de France ont disparu à la Révolution, sans doute fondues pour que leur or serve aux basses besognes de Robespierre et de ses sbires.
Comment savoir ?
Il reste des tableaux.
Il y a une couronne dans le tableau de Rigaud représentant Louis XIV en habit de sacre, celui-ci :

La couronne est à gauche, derrière le sceptre que tient négligemment Louis XIV.
Un zoom sur celle-ci :

Pas de croix non plus, une fleur-de-lys, comme sur la couronne de Louis XV.
Je ne vois pas si elle est à quatre branches mais qu'importe.
Vérifions encore.
Le tableau représentant Louis XVI en habit de sacre, d'Antoine-François Callet :

Il y a aussi une couronne dans ce tableau (vous remarquez que Louis XVI a la même attitude relaxe que Louis XIV : il n'aurait peut-être pas dû !).
Un zoom sur la couronne de Louis XVI :

Pas de croix non plus mais une fleur-de-lys, à quatre branches, semble-t-il, comme sur la couronne de Louis XV, dont Louis XVI est le successeur.
Il y a un tableau de Louis XVIII en habit de sacre, comportant une couronne, peint par Robert Lefèvre :

En voici la couronne sans croix et avec fleur-de-lys, qui ressemble fort à celle de Louis XVI :

Il y a enfin Charles X, le dernier roi de France (Louis-Philippe accepta d'être « roi des Français »), qui se prêta lui aussi à un tableau le représentant en habit de sacre (il est de l'atelier de François Gérard) :
(lui, je le hais particulièrement pour l'état permanent de pauvreté dans laquelle il a plongé le peuple d'Haïti, en exigeant du gouvernement de ce pays une somme colossale pour reconnaître son indépendance et rembourser les planteurs esclavagistes qui menaçaient le nouveau pays peuplé de Noirs)

Et voici sa couronne, qui me semble en or blanc mais qui, comme les autres, comporte une fleur-de-lys plutôt qu'une croix, à son sommet (mais pas une fleur-de-lys à quatre branches) :

Il y a même un tableau d'Ingres où Charles X porte la couronne sur sa tête (un peu plus dorée que dans le tableau de Gérard) :

La fleur-de-lys du sommet y est particulièrement évidente, ne trouvez-vous pas ?
Conclusion : bravo les rois Bourbons (si condamnables par ailleurs) de ne pas avoir, là du moins, ridiculisé l'instrument de supplice de Jésus en le couvrant de pierreries et en lui faisant signifier la souveraineté et la domination, l'inégalité et l'injustice !
Et, peut-être, d'avoir voulu ainsi marquer une certaine indépendance à l'égard du malodorant Saint-Siège !

lundi 18 septembre 2017

Température du jour à Arvida (18 septembre 2017)


Le masque mortuaire de Robespierre

Le masque mortuaire de Maximilien Robespierre, le terroriste en chef de la Révolution française.
Ce qu'il a l'air apaisé et content !
Je me demande si tous les bourreaux ont ce visage heureux après leur exécution.
Et je déplore que la plupart des bourreaux se soient tirés à bon compte de leurs crimes.
Au moins, celui-ci a subi ce qu'il a infligé à ses victimes.

Le haïku de l'étrange regard


Le haïku de l'étrange regard

étrange regard
c'est le regard d'un coupable
ou d'une victime

Des faunes londoniens

Ces êtres sont des faunes, divinités mythologiques romaines.
Leur sculpture apparaît à la Somerset House, à Londres, un bâtiment d'architecture néo-classique georgienne.
Je vous les présente à cause de la terminaison inférieure de leur corps, qui m'apparaît comme l'équivalent de la terminaison inférieure des sirènes nordiques.
Les sirènes sont des divinités des ondes, les faunes des bois, des champs et des jardins : là où les sirènes ont une queue  de poisson comme terminaison du corps, les faunes ont des feuilles et de l'écorce.
J'avoue être passé devant la Somerset House, sur le (ou la) Strand, avec indifférence : il y a tant de trésors architecturaux de toutes époques à Londres que j'avais peu d'intérêt pour ce bâtiment.
Si j'avais su qu'en l'observant avec un peu d'attention, j'apprendrais quelque chose sur l'apparence des faunes, ou, du moins, sur l'idée que s'en faisaient les sculpteurs anglais de la fin du 18e siècle, je l'aurais regardé avec plus d'attention.
Cette photo me permet de réparer un peu mon inattention.

dimanche 17 septembre 2017

Température du jour à Arvida (17 septembre 2017)

Le haïku de la lune blanche



Le haïku de la lune blanche

la lune magique
les nuages gris se figent
devant le miracle

L'enfer est vide, tous les démons sont ici

Quand je soumets cette image à Google, on me conduit vers une bière belge ou vers des visages de démon.
Elle me rappelle, pour ma part, cette expression qu'utilisaient les autochtones du continent que j'habite (appelé « Amérique » par les compatriotes de mes ancêtres européens envahisseurs) pour désigner la plupart de ces envahisseurs, en particulier les habitants des USA : « langue fourchue ».
Car, d'un côté de la bouche, ils disaient une chose et, de l'autre, autre chose, voire le contraire.
On n'a qu'à suivre l'histoire des traités que les Étasuniens ont tour à tour signés et reniés avec ces Autochtones : une édifiante histoire de « langue fourchue ».
Peut-être, effectivement, démoniaque, comme le laissent penser les images que me soumet Google : il faut toujours se rappeler ce que Shakespeare écrivait, lui qui connaissait parfaitement les humains à partir de l'image que ses compatriotes lui avaient permis d'en créer (il n'a pas connu beaucoup d'étrangers, aucun, je pense, n'ayant jamais voyagé hors de l'Angleterre) : « l'enfer est vide, tous les démons sont ici ! »
Voici une des images que me soumet Google :

Ressemblant, ne trouvez-vous pas ?
(Je parle de l'âme !)