C'est le costume soumis à l'approbation du roi saoudien pour les «bunnies» du futur «Playboy Club» (page en anglais au bout de ce lien) de La Mecque.
Jamais, à cause de l'obligation religieuse de la burka, la ressemblance n'aura été aussi grande entre les «bunnies» et le lapin du logo du «Playboy Club». Voyez:
On dirait une prédestination.
Béni soit Allah!
mercredi 26 octobre 2011
«Bunnies» en burka
Les loisirs aux toilettes
La véritable question n'est pas posée car il n'est pas surtout question de la lecture aux toilettes dans l'article de Slate.fr (ici) mais plutôt de la transmission de maladies par l'intermédiaire de matières fécales -même en quantité infinitésimale- qui pourraient accidentellement se retrouver (par les mains) sur ce qu'on utilise aux toilettes.
On découvre dans l'article que les microbes et autres virus ne résistent pas très longtemps sur le papier mais davantage sur les matières plastiques, donc les bouquineurs et les tablettes, les ordinateurs portables et les téléphones intelligents ou pas.
De telle sorte que:
BBC News rapportait récemment qu’un téléphone portable sur six était contaminé par de la matière fécale.
La vraie question était donc: «utiliser son ordinateur, sa tablette ou téléphoner aux toilettes est-il mauvais pour la santé?»
La réponse est oui si d'autres personnes que nous utilisent notre matériel (électronique ou non) après notre passage aux toilettes ou si l'on se sert du matériel des autres aux toilettes.
Mais ce n'est pas ce qui m'intéressait vraiment dans l'article car j'imagine qu'avec la vie que nous menons il y a probablement de la matière fécale de gens peu scrupuleux sur tout ce que nous avons à toucher pendant une journée normale: poignées de porte, boutons d'ascenseurs, comptoirs de boutiques, et j'en passe et j'en passe.
C'est ainsi que nous attrapons des maladies et que nous nous vaccinons contre elles, quelquefois.
Non ce qui m'y a intéressé (je suis un impénitent littéraire) c'est le témoignage d'Henry Miller:
Presbytère
Il y a longtemps que je voulais vous présenter cette vue de l'église du Sacré-Cœur à Chicoutimi.D'abord parce que c'est l'église de la « Petite maison blanche » (à droite sur la photo) devenue le symbole de la résistance du Saguenay à la catastrophe du déluge de 1996.
Tout ce qui était autour de cette petite maison a en effet été emporté (voyez: il ne reste aucun bâtiment autour d'elle et le sol même a été emporté, ne laissant plus que le roc nu).
Mais ce que je voulais surtout vous présenter, outre cette petite maison et l'église, c'est ce qu'il y a à gauche de l'église sur la photo, un magnifique presbytère, reproduisant un manoir normand.
Mais d'abord l'église, de style néogothique (voir la description ici), qui est une magnifique petite église à l'acoustique excellente (pour de la musique d'église). J'y ai déjà entendu de merveilleux concerts.
(Mais en général je n'aime pas les concerts ou autres performances musicales dans les églises car les sièges y sont d'un inconfort extrême : je crois qu'on voulait par ce moyen faire souffrir les fidèles sur la Terre afin de leur éviter d'aller en enfer -où ils seraient sûrement allés sans cela- après leur mort).
La voici :
Mais pourquoi ajouter à l'église un presbytère d'une telle splendeur ? Une humble maison n'aurait-elle pas suffi ?La maison du Seigneur (pour employer le vocabulaire des croyants), je comprends qu'elle soit splendide, mais la maison du curé ?
Je me pose toujours cette question et j'ai une réponse toujours prête à lui donner (c'est la même que pour les palais papaux et cardinalices à Rome et que pour les palais épiscopaux dans la moindre ville siège de diocèse).
Voici le « manoir normand » (devenu aujourd'hui café, la paroisse n'ayant plus de fidèles, partant d'argent, pour y faire vivre le curé):

mardi 25 octobre 2011
Température du 25 octobre 2011 à Saguenay
Soir
Jour de la betteraveLe 4 brumaire
dans le calendrier républicain français
Betteraves
Antonin, fils adoptif et successeur d'HadrienDate du jour dans le calendrier romain:
kalendas novembras
anno MMDCCLXIV ab Urbe condita
(Mardi [jour de Mars], 8e jour avant
les calendes de novembre
année 2764 de la fondation de Rome)
VertumneIl n'y a pas de dieu d'octobre chez les Romains.
Je propose le dieu Vertumne
ici peint par Arcimboldo
Rhinocéros (jadis) du Trocadéro
Cet énorme rhinocéros est dressé sur la place qui se trouve devant l'entrée principale du musée d'Orsay à Paris.
Il fait bien partie de l'art du 19e siècle auquel le musée est consacré car il a été sculpté en 1875 par Jacquemart pour l'exposition universelle de 1878 et placé, avec les sculptures d'un cheval (je vous la présenterai un jour), d'un éléphant et d'un taureau (aussi de Jacquemart), dans le jardin qui s'étendait devant le Palais du Trocadéro.
(C'est la raison principale, je vous l'avoue, pour laquelle je vous présente cette sculpture et vous présenterai les autres; pour moi, comme le Palais du Trocadéro, elles font partie de la mythologie que mon esprit a édifiée autour d'«À la recherche du temps perdu» dont certaines scènes -non décrites- se passent près de ce Palais, sulfureux dans le roman, et disparu à jamais).
Vous pouvez peut-être apercevoir à ses pieds des cactus dont je me demande s'ils ont jamais fait partie de l'habitat des rhinocéros.
Je ne pense pas.
Mais à cette époque où Leconte de Lisle vivait encore on confondait tous les exotismes, aussi bien ceux de l'Amérique où il y a des cactus mais pas de rhinocéros et ceux de l'Afrique où il y a des rhinocéros mais pas, à ma connaissance, de cactus.
Ah! naïf 19e siècle qui croyait ce qu'écrivait Chateaubriand.
Pics vaillants (et beaux)
Je vous présente cette photo d'un grand pic que ma femme a déjà présentée dans son blogue (ici) pour vous inciter à aller lire son billet où il y a de nombreuses photos de cet oiseau vedette.
Et aussi parce que celui-ci est la preuve vivante que j'avais raison en incitant les fonctionnaires municipaux (qui ne m'ont pas écouté, mais qui vous écoute parmi ces fonctionnaires?) à abattre ces ormes (ils sont à la ville, c'est-à-dire à personne hélas, puisqu'ils sont dans un parc municipal).
Cet oiseau, comme ses cousins plus petits, s'attaque seulement aux insectes des arbres morts ou agonisants comme ces ormes voisins de ma maison (et dont la chute possible menace celle-ci).
Ils les écorcent avec détermination et force.
Ah! si les fonctionnaires municipaux (et les administrations qui sont censées les programmer) étaient aussi vaillants que ces pics!
Le travail de l'automne et de la maladie de l'orme

Il y a un intervalle de deux ans (et un mois) entre ces deux photos de la rue de Régina à Arvida, à partir de la rue Vaudreuil.
C'est ma rue.
J'ai pris celle du bas hier (24 octobre, à 17h), à peu près à partir du même emplacement que la première, prise, quant à elle, le 24 septembre 2009 à 17h également (et que j'ai publiée sur Facebook à cette époque).
J'ai regretté de ne pas avoir pris cette photo le 24 septembre dernier afin de mieux vous faire voir les changements fondamentaux qui ont eu lieu entretemps, notamment, à droite, devant le réverbère (qu'on ne voit pas dans la photo du haut), l'abattage d'un grand orme mort dans l'intervalle. Ce bel arbre que vous voyez dans la photo du haut est disparu dans celle du bas.
Il n'a pas été le seul.
À gauche, derrière le magnifique grand pin, toute une rangée d'ormes ont également été abattus.
Et ceux qui restent n'ont plus de feuilles depuis le mois de juillet car ils sont morts depuis ce temps.
L'an prochain, quand je vous présenterai une nouvelle photo des lieux (si la mort ne m'a pas abattu moi-même), l'orme que vous voyez sans feuilles à droite, malade lui aussi, aura sans doute été abattu (si les fonctionnaires municipaux font mieux leur devoir que cette année, où ils ont permis à la maladie de s'attaquer aux ormes sains de la rue, en n'abattant pas les arbres manifestement malades que je leur ai pourtant signalés.
Pour le reste, vous voyez, sur la photo du bas, les résultats du travail d'un mois d'automne.
Voici, pour l'occasion, un haïku d'automne de Hôsha, un poète japonais sur lequel il n'existe aucun renseignement sur la Toile.
Son haïku vous paraîtra peut-être (comme à moi) un peu vulgaire mais cela fait partie de la pratique du haïku pour les Japonais (j'ai changé le temps du verbe pour des raisons métriques).
sur l'or sec des feuilles mortes
bruissements de pluie
Résultats erronés de la même addition
Deux bandes de guerriers envoyés par leur prêtres (leurs pasteurs, leur imams, leurs mollahs, etc.) et leur hiérarchie pour s'exterminer les uns les autres afin d'imposer par la force les sottises nées du cerveau des plus «fiévreux» d'entre eux et qu'ils appellent «révélation».
Plutôt deux résultats erronés de la même addition.
lundi 24 octobre 2011
Température du 24 octobre 2011 à Saguenay
Soir
Jour de la poireLe 3 brumaire
dans le calendrier républicain français
Poires
Antonin, fils adoptif et successeur d'HadrienDate du jour dans le calendrier romain:
kalendas novembras
anno MMDCCLXIV ab Urbe condita
(Lundi [jour de la Lune], 9e jour avant
les calendes de novembre
année 2764 de la fondation de Rome)
VertumneIl n'y a pas de dieu d'octobre chez les Romains.
Je propose le dieu Vertumne
ici peint par Arcimboldo
Le « Carré Davis » d'un peintre
C'est une huile de Léo-Paul Tremblé intitulée « Carré Davis ».(Au Québec on ne dit pas « square » on dit « carré » et un « square » est une place en effet carrée. Mais comme le « Carré Davis » est rectangulaire on l'appelle maintenant « Place Davis »).
La toile date de 1986 et ne fait pas partie de l'exposition d'œuvres du peintre à la Pulperie de Chicoutimi dont je vous ai glissé mot (bref) du vernissage qui a eu lieu jeudi dernier 20 octobre dans des billets antérieurs (ici par exemple ou, un peu, ici).
C'est dans cette scène d'hiver que l'on constate que le peintre ne vise pas la représentation car ce qui est représenté n'a que peu à voir avec la place principale d'Arvida appelée « Carré Davis »
Tout ce que représente un peintre -même quand la représentation semble exacte- est « cosa mentale », selon l'expression de Vinci : « chose mentale », si l'on peut traduire ainsi en français.
Toute représentation de l'art est impression plutôt que photo.
Ce qu'on voit c'est une partie de la pensée ou du sentiment du peintre.
Quoi ici ?
Je ne saurais encore le dire. L'hiver ? L'ouate de l'hiver ? La douceur de l'hiver malgré le froid ?
Quelque chose comme cela.
Le manque et le projet d'une horloge
En photographiant de l'intérieur cette fenêtre de la Pulperie de Chicoutimi lors du vernissage d'une exposition de Léo-Paul Tremblé une autre année, je me suis fait la réflexion qu'une belle grande horloge comme celle du musée d'Orsay (voir ci-dessous) rendrait plus « muséale » la grande salle de l'accueil de ce musée.Évidemment cette horloge ne serait pas dorée mais acier ou fonte (si cela est possible), en accord avec la vocation première du lieu (usine de fabrication de pulpe pour le papier).
Ou ironiquement colorée comme les sculptures de Niki de Saint-Phalle (voir au bas de ce billet) afin de faire une sorte de clin d'œil à celle d'Orsay.
Voici l'horloge dorée d'Orsay:
Et une sculpture de Niki de Saint-Phalle dans le jardin du Donjon de Vez (à l'heure actuelle):
On peut rêver!dimanche 23 octobre 2011
Température du 23 octobre 2011 à Saguenay
Soir
Jour du céleriLe 2 brumaire
dans le calendrier républicain français
Céleri
Antonin, fils adoptif et successeur d'HadrienDate du jour dans le calendrier romain:
kalendas novembras
anno MMDCCLXIV ab Urbe condita
(Dimanche [jour du Soleil], 10e jour avant
les calendes de novembre
année 2764 de la fondation de Rome)
VertumneIl n'y a pas de dieu d'octobre chez les Romains.
Je propose le dieu Vertumne
ici peint par Arcimboldo
Des liens indénouables
C'est une pensée pleine du volontarisme étasunien: on ne peut choisir sa mort mais on peut choisir sa vie.
D'abord, sa mort, on peut la choisir car on peut décider à l'instant de sa manière et de son moment si on choisit de se la donner soi-même. Cela s'appelle le suicide.
Je ne suis pas en faveur du suicide excepté en certaines circonstances (maladie dégénérative, souffrances insupportables) et j'aimerais bien qu'il existe une loi sur le suicide assisté pour rendre la chose plus facile dans ces circonstances.
Sa vie, en revanche, dépend beaucoup des hasards et des circonstances, dépend de soi mais plus encore des autres.
On ne peut choisir que d'assumer les hasards et les circonstances qui nous ont fait et ont agi sur nous.
Quelqu'un croyait-il que Joan Baez était aussi soumise à la philosophie que ses compatriotes adoptent en général et qu'elle avait profondément ancré en elle la philosophie égocentrique et fausse du «self-made man» ou de la «self-made woman»?
De forts liens nous attachent à la nation dont nous sommes issus.
Indénouables!
Quelle que soit notre volonté...
Le Manoir Richelieu en septembre
Ce sont deux photos du Manoir Richelieu à Pointe-au-Pic où nous sommes allés en septembre dernier.
Nous allions y faire une sorte de pêche aux souvenirs car nous y sommes souvent descendus dans les années quatre-vingt à l'occasion des vacances d'été dans Charlevoix.
Mais nous allions aussi risquer quelques dollars au Casino qui n'existait pas à l'époque.
(Nous les avons bien évidemment perdus).
Dans la première photo vous pouvez voir l'entrée principale du Manoir avec sa belle marquise qui existait déjà quand nous le fréquentions.
La deuxième photo nous fait glisser vers la gauche de la première (les ancres du premier plan sont le point commun entre les deux photos) et nous permet de voir la façade du Manoir qui domine le fleuve du haut de sa falaise.
samedi 22 octobre 2011
Température du 22 octobre 2011 à Saguenay
Soir
Jour de la pommeLe 1er brumaire
dans le calendrier républicain français
Pommes
Antonin, fils adoptif et successeur d'HadrienDate du jour dans le calendrier romain:
kalendas novembras
anno MMDCCLXIV ab Urbe condita
(Samedi [jour de Saturne], 11e jour avant
les calendes de novembre
année 2764 de la fondation de Rome)
VertumneIl n'y a pas de dieu d'octobre chez les Romains.
Je propose le dieu Vertumne
ici peint par Arcimboldo
Les peuples fabriquent leurs jurons avec ce qui leur fait peur
Cet article (ici) du « Devoir » dont vous voyez les premiers paragraphes fait le compte rendu d'une exposition du Musée des religions du monde à Nicolet, qui porte sur les jurons québécois.Voici comment on annonce cette exposition (dont vous apprendrez ainsi le titre) sur le site du musée (ici) :
Deux citations tirées de l'article qui me semblent d'un intérêt particulier.D'abord ceci qui nous apprend l'éloignement abyssal des jeunes Québécois à l'égard de la religion et des églises, en particulier de l'Église catholique, et leur ignorance des réalités et objets de cette religion :
[U]n garçon qui la visitait s'est dit tout déçu de constater que le calice n'était qu'un objet banal. «Il pensait peut-être que c'était un objet qui jetait des flammes», dit Olivier Bauer, professeur à la Faculté de théologie et des sciences des religions de l'Université de Montréal [...].
J'avais remarqué cette ignorance durant les dernières années de mon enseignement à l'université quand, analysant « Harmonie du soir » de Baudelaire, je me vis demander par les étudiants ce qu'était un « ostensoir », ce qu'était un « encensoir ».
Lisez le poème:
Voici venir les temps où vibrant sur sa tige
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir;
Valse mélancolique et langoureux vertige!
Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige;
Valse mélancolique et langoureux vertige!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.
Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige,
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige!
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir!
Certains éléments parmi les plus intéressants de ce « pantoum » d'une forme particulière échappent dorénavant à la compréhension immédiate des Québécois des nouvelles générations.
Deuxième citation sur l'origine des jurons dans chaque pays:
Selon Olivier Bauer, originaire de la Suisse et arrivé au Québec il y a quelques années, les peuples ont tendance à jurer avec ce qui leur fait peur. « Les Anglo-Saxons jurent avec le sexe, les Québécois jurent avec l'Église et les Allemands jurent avec les mots liés aux toilettes », dit-il.
Les peuples ont tendance à fabriquer leurs jurons avec ce qui leur fait peur.
C'est vous dire comment l'Église catholique s'est historiquement imposée aux Québécois.
P.S. De quoi les Français ont-ils peur avec leur « putain », leur « putain de merde », leur « bordel » et leur « bordel de merde » (en oublié-je?) qui paraissent bien inoffensifs aux Québécois ? De l''amour vénal ? Des maladies vénériennes ? À eux de répondre !




