lundi 4 avril 2011

Température du 4 avril 2011 à Saguenay

Matin

Soir

Jour de l'abeille
15e jour du mois de germinal
dans le calendrier républicain français

Abeille

Claude, successeur de Caligula

Date du jour dans le calendrier romain:

Lunæ dies, pridie Nonas Apriles
anno MMDCCLXIV ab Urbe condita

(Lundi [
jour de la Lune], veille des nones d'avril
[mois de la déesse Vénus]
année 2764 de la fondation de Rome)

Vénus
déesse de l'amour et du mois d'avril

(Toile du Titien : «La Vénus d'Urbino»)

Cancer

Ce qui m'a d'abord attiré dans ce livre c'est son titre, «The Emperor of All Maladies» (excellent résumé en anglais au bout de ce lien, et une vidéo de l'auteur).
Parce que, écrit en anglais, il utilise le mot «maladies» que je ne savais pas être un mot anglais (évidemment c'est surtout un mot du français auquel l'anglais l'a emprunté à un moment ou l'autre de l'histoire, comme il a emprunté la majorité de son vocabulaire).
Personnellement j'utilise«diseases» quand je veux parler de maladies en anglais (mais cela m'arrive rarement et, de toute façon, ce mot provient du mot «désaises», «inconfort», en ancien français)

Ces histoires d'emprunt de mots m'intéressent vraiment.
Puis j'ai lu le résumé que Books en présente (ici) et que je vais vous rapporter tellement il est bref (voir plus bas).
En substance ce qu'il dit c'est que l'expansion considérable du cancer dans l'humanité est une sorte de bonne nouvelle car toutes les maladies dont l'homme mourait jusqu'à présent avant d'atteindre la vieillesse ont été vaincues une à une.
Les humains atteignent maintenant une grande vieillesse et ils attrapent le cancer.
Et en meurent puisqu'il faut bien mourir de quelque chose.

Le cancer est aussi vieux que l’humanité. C’est néanmoins «la maladie moderne par excellence». Tel est le constat de l’oncologue Siddhartha Mukherjee dans The Emperor of All Maladies. Il y montre comment le cancer, préoccupation longtemps secondaire, est devenu l’ennemi à abattre dans la seconde moitié du XXe siècle. Car si, dans les années 1970, Richard Nixon lui déclara une «guerre» censée faire oublier celle du Vietnam, l’humanité avait auparavant d’autres priorités: la peste, le choléra, la fièvre jaune ou encore la tuberculose. «L’augmentation de la mortalité liée au cancer est, en un sens, une très bonne nouvelle, en conclut le New Yorker. Avec l’allongement de la durée de vie et l’éradication de nombreuses maladies contagieuses, nous sommes plus susceptibles de contracter des pathologies qui ne se développent qu’à partir d’un certain âge.»

Un tombeau

En me mettant au lit, je lis toujours au moins quelques lignes.
Pas des lignes d'un roman.
Même «À la recherche du temps perdu», je ne sais pourquoi, m'empêche de glisser doucement vers le sommeil.
Je lis des vers.
Il n'y a pas de suspense dans les vers, du moins dans ceux que je lis.
Ces temps-ci, je lis des vers ou des poèmes en prose de Borges dans les nouvelles «
Pléiade» que j'ai reçues à Noël et à mon anniversaire.
La semaine dernière j'ai feuilleté le recueil de «
Poésies» d'André Chénier dans la collection Poésie/Gallimard.
Et je suis tombé sur des vers qui m'ont profondément troublé.
C'était «
Sur la mort d'un enfant».
Nous avons tous peur de la mort d'un enfant, le comble de l'injustice.
Mais ces vers m'ont rappelé la mort de ma petite sœur Ginette, morte à un an quand j'en avais deux.
Je me souviens d'elle, de quelques-uns de nos jeux pendant sa courte vie, et du jour de sa mort, aussi brusque qu'inattendue.
C'était en 1947, il y a plus de soixante ans.
Sans doute cette mort m'a-t-elle profondément frappé.
Pour des raisons freudiennes que vous savez.
J'ai eu aussi un frère qui est mort le jour de sa naissance, mais il éveille moins d'émotions chez moi car je l'ai à peine aperçu le jour de sa naissance qui a été le jour de sa mort.
C'est de la mort de ma sœur et de ma sœur que le poème de Chénier a ressuscité le souvenir et le chagrin.
Vous voyez là-haut la seule photo qui subsiste d'elle: elle est au bord de l'escalier du 150 rue Saint-Charles à Jonquière. Une sœur de ma mère, tante Gertrude, se tient derrière elle pour éviter une éventuelle chute, pendant que ma mère la photographie, avec moi à son côté.
Ce billet sera son véritable tombeau.
Plus durable que mon cœur peut-être.
Voici le poème:

Sur la mort d'un enfant

L'innocente victime, au terrestre séjour,
N'a vu que le printemps qui lui donna le jour.
Rien n'est resté de lui qu'un nom, un vain nuage,
Un souvenir, un songe, une invisible image.
Adieu, fragile enfant échappé de nos bras ;
Adieu, dans la maison d'où l'on ne revient pas.
Nous ne te verrons plus, quand de moissons couverte
La campagne d'été rend la ville déserte ;
Dans l'enclos paternel nous ne te verrons plus,
De tes pieds, de tes mains, de tes flancs demi-nus,
Presser l'herbe et les fleurs dont les nymphes de Seine
Couronnent tous les ans les coteaux de Lucienne.
L'axe de l'humble char à tes jeux destiné,
Par de fidèles mains avec toi promené,
Ne sillonnera plus les prés et le rivage.
Tes regards, ton murmure, obscur et doux langage,
N'inquiéteront plus nos soins officieux ;
Nous ne recevrons plus avec des cris joyeux
Les efforts impuissants de ta bouche vermeille
A bégayer les sons offerts à ton oreille.
Adieu, dans la demeure où nous nous suivrons tous,
Où ta mère déjà tourne ses yeux jaloux.

Oubli?

Misère de l'âge qui me laisse bouche cousue.

dimanche 3 avril 2011

Sub tegmine fagi

Dans le calendrier révolutionnaire français, c'est aujourd'hui le jour du hêtre (voyez le billet précédent).
Je vais donc vous présenter les quelques vers où apparaît le hêtre le plus célèbre de la littérature, celui de la première bucolique de Virgile dont vous voyez le visage tel que l'a imaginé Bouguereau (il l'a représenté dans l'Enfer en compagnie de Dante et il se bouche le nez tellement l'odeur est effroyable: c'est presque la Terre couverte d'usines que l'enfer de Dante).
Voici donc les 5 premiers vers de la première bucolique (intitulée «Tityre») et leur traduction en alexandrins blancs français par Paul Valéry (qui a traduit tout le livre des Bucoliques en alexandrins blancs français):

Tityre, tu patulæ recubans sub tegmine fagi
siluestrem tenui Musam meditaris auena;
nos patriæ finis et dulcia linquimus arua.
nos patriam fugimus; tu, Tityre, lentus in umbra,
formosam resonare doces Amaryllida siluas.

Ô Tityre, tandis qu'à l'aise sous le hêtre,
Tu cherches sur ta flûte un petit air champêtre,
Nous, nous abandonnons le doux terroir natal;
Nous fuyons la patrie, et toi, tranquille à l'ombre,
Tu fais chanter au bois le nom d'Amaryllis.


Ce dernier vers peut aussi être traduit ainsi (et je préfère cette traduction dont je ne sais plus l'auteur) : 

Tu fais redire au bois qu'Amaryllis est belle.

Température du 3 avril 2011 à Saguenay

Matin


Soir

Jour du hêtre
14e jour du mois de germinal
dans le calendrier républicain français

Hêtre

Claude, successeur de Caligula

Date du jour dans le calendrier romain:

Solis dies, ante diem tertium
Nonas Apriles
anno MMDCCLXIV ab Urbe condita

(Dimanche [
jour du Soleil], 3e jour avant
les nones d'avril
[mois de la déesse Vénus]
année 2764 de la fondation de Rome)

Vénus
déesse de l'amour et du mois d'avril

(Toile du Titien : «La Vénus d'Urbino»)

Le «Palace» à Arvida

Il est si près de chez moi ce « Théâtre Palace d'Arvida » que je viens à l'instant d'aller en prendre quelques photos, dont celle que vous voyez ci-dessus avec l'enseigne et un joli réverbère vert.
Remarquez le travail « Art déco » de la brique.
On y voit les signes de son âge (il a été construit en 1929, juste avant la « Grande Dépression ») et son enseigne.
En voici d'autres que je vous laisse apprécier (cliquez pour les agrandir dans une autre fenêtre).


« Le cinéma »

C'est la pochette du mini-microsillon (appelé aujourd'hui « vinyle ») de Claude Nougaro que j'ai acquis au début des années soixante-dix.
Il y chantait les chansons de lui qui me sont restées dans la tête jusqu'à présent (excepté « Cécile, ma fille » peut-être) et il était accompagné par Michel Legrand et son ensemble (c'est l'une des raisons qui m'ont fait acheter le disque).
Je suis allé hier au spectacle de Maurane qui est consacré à ses chansons près de chez moi, au Théâtre Palace d'Arvida (une photo de la façade de cette salle de spectacle, jadis salle de cinéma anglophone* d'Arvida, au bas de ce billet).
J'y allais pour les chansons de Nougaro, que Maurane interprète très bien, mais j'aurais mieux aimé Nougaro.
Je vous fais donc entendre le premier enregistrement de la chanson « Le cinéma » que j'ai entendu, celui qui est sur le disque contenu dans la pochette que je vous ai présentée ci-dessus.
J'ai emprunté cet enregistrement à Youtube car il n'est nulle part ailleurs et, parmi les enregistrements présents sur Youtube, j'ai choisi celui-là même si on n'y voit pas Nougaro car c'est celui-là qui reproduit l'interprétation du disque (avec Michel Legrand).
Je vous présente aussi les paroles de la chanson au cas où vous ne les connaîtriez pas.



Le Cinéma

Sur l'écran noir de mes nuits blanches,

Moi je me fais du cinéma
Sans pognon et sans caméra,

Bardot peut partir en vacances :
Ma vedette, c'est toujours toi.


Pour te dire que je t'aime, rien à faire, je flanche :
J'ai du cœur mais pas d'estomac
C'est pourquoi je prends ma revanche

Sur l'écran noir de mes nuits blanches
Où je me fais du cinéma.


D'abord un gros plan sur tes hanches
Puis un travelling-panorama
Sur ta poitrine grand format,
Voilà comment mon film commence,
Souriant je m'avance vers toi.

Un mètre quatre-vingts,
des biceps plein les manches,

Je crève l'écran de mes nuits blanches

Où je me fais du cinéma,
 

Te voilà déjà dans mes bras,
Le lit arrive en avalanche ...


Sur l'écran noir de mes nuits blanches,

Où je me fais du cinéma,

Une fois, deux fois, dix fois, vingt fois

Je recommence la séquence

Où tu me tombes dans les bras ...


Je tourne tous les soirs, y compris le dimanche,

Parfois on sonne; j'ouvre: c'est toi !
Vais-je te prendre par les hanches
Comme sur l'écran de mes nuits blanches ?
Non : je te dis « comment ça va? »


Et je t'emmène au cinéma...

Le Théâtre Palace

* C'est la raison pour laquelle la salle s'appelle « Théâtre Palace » : en anglais, surtout en étasunien, « cinéma » se dit « movie theater » ou, simplement, « theater ».
Dans mon enfance et mon adolescence, tous les cinémas du Québec s'appelaient soit « theater », soit « théâtre ».
P. S.
Critique du spectacle par Denise Pelletier ici.

Un tableau de l'évolution féminine

Un tableau de l'évolution que j'hésite depuis quelques temps à vous présenter.
On pourrait dire que c'est un tableau de l'évolution humaine féminine, laquelle ne prendrait pas son origine dans un ancêtre commun avec le singe comme dans un tableau de l'évolution masculine mais directement de la vache.
Il me semble insultant ce tableau mais moins que celui qui faisait aboutir l'évolution humaine masculine à un cochon.
L'aboutissement de ce tableau est plutôt flatteur pour ... la vache.
Celui qui l'a conçu doit sans doute avoir connu une expérience très éprouvante.

samedi 2 avril 2011

Température du 2 avril 2011 à Saguenay

Matin

Soir

Jour de la morille
13e jour du mois de germinal
dans le calendrier républicain français

Morille

Claude, successeur de Caligula

Date du jour dans le calendrier romain:

Saturni dies, ante diem quartum
Nonas Apriles
anno MMDCCLXIV ab Urbe condita

(Samedi [
jour de Saturne], 4e jour avant
les nones d'avril
[mois de la déesse Vénus]
année 2764 de la fondation de Rome)

Vénus
déesse de l'amour et du mois d'avril

(Toile du Titien : «La Vénus d'Urbino»)

Canots multicolores

Magnifique photo dans le cahier «I» (ce n'est pas le chiffre «1» c'est la lettre «i» majuscule) du journal «La Presse» d'aujourd'hui.
Elle est si immense que je l'ai numérisée à grand-peine.
Je ne vous en présente que la portion centrale, où l'on voit la partie avant multicolore d'un certain nombre d'embarcations que nous appelons «canots« au Québec.
Cette photo me rappelle les photos de gondoles sur le bord du Grand Canal à Venise et on pourrait dire que ces canots sont effectivement, pour le Québec, l'équivalent des gondoles vénitiennes.

Court-vêtue

On dit qu'«American Apparel», qui publie cette publicité (vous remarquez la parenté étroite entre les mots «publier» et «publicité», comme si on ne pouvait faire ce que désigne le premier sans utiliser ce que désigne le second), on dit, donc, qu'«American Apparel» devra peut-être invoquer la loi de la protection contre les créanciers.
Voyez l'article de «La Presse», ici, et la photo d'écran ci-dessous.
C'est sans doute la raison pour laquelle cette jolie modèle est si court-vêtue, cette possibilité de faillite.
(Oui, oui, je suis un macho qui profite de cette malheureuse nouvelle pour vous présenter cette photo d'une jolie jeune fille à peine vêtue).

Trois sur dix

Parmi ces dix phrases que je vous encourage à aller lire sur le site de Topito (elles sont ici), il y en a trois que je veux vous présenter pour leur drôlerie ou leur subtilité:

la numéro 2 (c'est une fille qui parle):

On ne dit pas «J’ai douze godemichés dans mon tiroir.» mais «Je ne m’ennuie jamais toute seule.»

La numéro 7:

On ne dit pas «T’as des poils sous les bras» mais «Tu dois être plus moquette que carrelage, non?»

Et surtout la numéro 8, spirituelle en plus d'être subtile (c'est un homme qui parle):

On ne dit pas «Je reviens, je vais aller pisser un coup.» mais «Ma chère, je vous demande pardon de m’absenter un moment, je m’en vais de ce pas tendre la main à un ami intime que j’espère pouvoir vous présenter après le dîner.»

Sommeil de couple

Tellement vraie cette caricature que je n'ai pu m'empêcher de vous la présenter.
Mais on aurait pu imaginer les clous plantés de l'autre côté du lit.
Le sommeil est égoïste.

vendredi 1 avril 2011

Température du 1er avril 2011 à Saguenay

Matin

Soir

Jour du charme
12e jour du mois de germinal
dans le calendrier républicain français

Charme

Claude, successeur de Caligula

Date du jour dans le calendrier romain:

Veneris dies, Kalendis Aprilibus
anno MMDCCLXIV ab Urbe condita

(Vendredi [
jour de Vénus], calendes d'avril
[mois de la déesse Vénus]
année 2764 de la fondation de Rome)

Vénus
déesse de l'amour et du mois d'avril

(Toile du Titien : «La Vénus d'Urbino»)

Éléments «Art déco» d'un ancien couvent à Saguenay

Ce sont les portes d'inspiration « Art déco » de l'ancien Couvent des religieuses du Bon-Conseil de Chicoutimi, là où se trouvaient dans les années cinquante et au début des années soixante ce qu'on appelait « L'Institut familial » et (je crois bien) l'« École normale des filles ».
Ces portes sont décorées de motifs faits probablement en aluminium.
Voyez de plus près celles de droite :
À l'Institut familial on formait les jeunes filles au métier d'épouse et de mère de famille.
C'était l'idéologie de ces temps anciens: le premier rôle des femmes était celui-là.
Quant à l'«
École normale des filles » on y formait les institutrices de l'enseignement primaire pour les garçons et les filles les institutrices de l'enseignement secondaire pour les filles.
La formation des instituteurs de l'enseignement secondaire des garçons (seulement des garçons) se donnait ailleurs, dans l'«
École normale des garçons ».
C'est dans le couvent auquel ces portes donnent accès que se trouve l'auditorium où l'on présentait l'adaptation de
l'« Antigone » de Sophocle dont j'ai parlé hier (ici).
Mais ces portes sont celles du couvent, pas celles de l'auditorium qui sont au rez-de-chaussée et si peu spectaculaires que je ne les ai pas photographiées.
Mais j'ai pris diverses photographies d'éléments « Art déco » qui m'ont paru intéressants de ce couvent et de son auditorium, que je vais vous présenter.
Au-dessus de ces portes ci-dessus, il y a ce fronton avec la croix caractéristique:


Vers la droite il y a ce mur de brique caractéristique, lui, de l'«
Art déco » mais d'un « Art déco » que l'on pourrait appeler « provincial » (sans la nuance péjorative que ce mot a en France ou en Europe) ou « périphérique » :

Et voici, à l'intérieur, les tuiles de linoléum vert, rouge, orange, jaune, qui recouvrent le plancher du hall de l'auditorium :

De l'auditorium, je vous ai déjà présenté le rouge rideau de scène.
Voici un échantillon des sièges des spectateurs où l'on voit les couleurs dominantes du décor de la salle, diverses nuances de rouge et diverses nuances de bleu (qui s'étendent parfois jusqu'au vert) :

Et voici un zoom sur le motif que vous voyez sur le mur et qui scande les murs de la salle (je me demande s'il n'y a pas une jeu sur les lettres initiales de « Bon-Conseil ») :

Voici le mur de la salle qui est situé du côté de ce qu'on appelle le côté cour de la scène :

Et voici le mur situé « côté jardin » où l'on voit bien l'alternance des motifs et des supports bleus d'une avancée qui surplombe les bords de la salle et où se trouvent les lumières d'un rouge iridescent :

Une vue générale de la salle mais vers l'arrière, vers les escaliers disposés symétriquement qui mènent au balcon et vers le balcon lui-même. On peut mieux voir ainsi la face avant des fauteuils :

Un zoom vers les escaliers symétriques :

Tout ce décor est rarement accessible à ce que je sais, et on ne cherche pas à le présenter et à le faire valoir, hélas, ni à le rendre vraiment utilisable !

N.B. Veuillez cliquer les photos pour les agrandir dans une autre fenêtre et mieux les voir.
Un co-blogueur du Saguenay, Dario Larouche, a déjà publié sur son blogue spécialisé dans le théâtre (théorie et pratique) d'autres photos -excellentes- de cette salle, vous les trouverez ici.

Chacun son pauvre

Chacun a le droit de choisir son pauvre et le don qu'il lui fait.
Ou non?
Ou un pauvre doit-il avoir une stratégie pour recueillir les dons qui lui agréent?
(Le dessin est de Chaval. Celui-ci avait écrit sur sa porte avant de se suicider en ouvrant le gaz: «Attention, Danger d'Explosion»
).

Fente

C'est une œuvre de Lucio Fontana, le fondateur du «Spatialisme».
Je ne connais pas bien les théories ou les prétentions de ce mouvement dans le domaine de l'art mais qu'importe, l'espace d'interprétation ouvert par cette œuvre me semble vertigineux.
Sexe féminin, blessure, ouverture de la toile (ou du tissu) vers un ailleurs, indice trouvé sur le lieu d'un crime?
Qui sait?
Une œuvre totalement tournée vers le spectateur, vers moi, vers vous.
La modernité même.