Parc national de Yellowstone, Wyoming, janvier 1995.
Après 70 ans d'absence, 14 loups gris capturés au Canada sont relâchés dans le parc national de Yellowstone. Les éleveurs locaux protestent violemment. Les biologistes espèrent réguler la population de cerfs et d'élans.
Ce qui s'ensuit est l'une des démonstrations les plus spectaculaires de ce que les écologistes appellent une « cascade trophique ».
En quelques années, les cerfs et les élans, qui broutaient librement jusqu'aux berges des rivières en l'absence de prédateurs, changent leurs habitudes. Ils évitent les zones où les loups peuvent les coincer : les gorges, les vallées, les bords de cours d'eau. Ces zones, jusqu'alors surbroutées, se revégétalisent.
Les arbres repoussent. Les trembles, les saules, les peupliers colonisent à nouveau les berges. Les castors, qui avaient besoin de ces arbres, reviennent. Leurs barrages retiennent l'eau, créent des zones humides, modifient le débit des rivières.
Les rivières changent physiquement : leurs berges, stabilisées par les nouvelles racines, s'érodent moins. Leurs méandres évoluent. La géographie même du parc se modifie.
Des populations d'oiseaux qui nichaient dans les arbres de berge reviennent. Des espèces de poissons qui avaient besoin d'eaux plus claires réapparaissent. La biodiversité explose.
La réintroduction de 14 loups a transformé les rivières, les arbres, les oiseaux, les poissons et la géographie physique du parc. Cette expérience est aujourd'hui l'exemple canonique de cascade trophique, cité dans tous les manuels d'écologie du monde.
Ce qui s'ensuit est l'une des démonstrations les plus spectaculaires de ce que les écologistes appellent une « cascade trophique ».
En quelques années, les cerfs et les élans, qui broutaient librement jusqu'aux berges des rivières en l'absence de prédateurs, changent leurs habitudes. Ils évitent les zones où les loups peuvent les coincer : les gorges, les vallées, les bords de cours d'eau. Ces zones, jusqu'alors surbroutées, se revégétalisent.
Les arbres repoussent. Les trembles, les saules, les peupliers colonisent à nouveau les berges. Les castors, qui avaient besoin de ces arbres, reviennent. Leurs barrages retiennent l'eau, créent des zones humides, modifient le débit des rivières.
Les rivières changent physiquement : leurs berges, stabilisées par les nouvelles racines, s'érodent moins. Leurs méandres évoluent. La géographie même du parc se modifie.
Des populations d'oiseaux qui nichaient dans les arbres de berge reviennent. Des espèces de poissons qui avaient besoin d'eaux plus claires réapparaissent. La biodiversité explose.
La réintroduction de 14 loups a transformé les rivières, les arbres, les oiseaux, les poissons et la géographie physique du parc. Cette expérience est aujourd'hui l'exemple canonique de cascade trophique, cité dans tous les manuels d'écologie du monde.


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