vendredi 3 juillet 2026

On a décodé le langage des oiseaux


La chercheuse Julie Elie, de l'Université de Californie à Berkeley, a été distinguée pour ses travaux permettant de décoder les vocalisations d'un oiseau, ouvrant la voie à une communication bidirectionnelle entre humains et animaux.
Lauréate du prix Coller-Dolittle 2026, elle a réussi à identifier les onze appels fondamentaux du diamant mandarin, un petit oiseau particulièrement bavard. 
En analysant ces vocalisations, elle a pu en déterminer les significations, révélant un système de communication bien plus structuré qu'on ne le pensait jusqu'à maintenant. Ses recherches montrent notamment que ces oiseaux sont capables d'annoncer leur identité et leurs actions, tout en reconnaissant leurs congénères grâce à des signatures vocales propres à chaque individu. 
Julie Elie a consacré plus de dix ans à observer et enregistrer les sons produits par ces oiseaux. Elle a ensuite classé ces appels en fonction des situations et des individus, avant de recourir à des algorithmes d'apprentissage automatique pour analyser la manière dont l'information est codée dans ces vocalisations. 
Le sens prime sur le son 
Pour valider ses conclusions, elle a mis en place des expériences comportementales. Dans l'une d'elles, les oiseaux pouvaient déclencher la lecture de différents appels en appuyant sur un bouton. Certains sons étaient associés à une récompense alimentaire, tandis que d'autres ne l'étaient pas. 
Progressivement, les oiseaux ont appris à ignorer les appels non récompensés. 
Les résultats ont également révélé quelque chose de particulièrement fascinant: il arrive aux oiseaux de confondre des appels partageant une même signification ou un sens proche, même si leur sonorité diffère. Cela suggère qu'ils ne réagissent pas seulement à des sons, mais qu'ils possèdent une forme de représentation mentale du sens de leurs vocalisations.

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