jeudi 22 avril 2010

Insatisfaction étonnante

L'article original du Monde est ici

Ce n'est pas la nouvelle qui provoque chez moi la plus grande surprise.
Tricher est presque devenu un comportement normal tant chez les sportifs que chez les politiciens (ceux qui ne sont pas des hommes et des femmes politiques), que chez les chercheurs scientifiques, que chez les financiers, que chez les hommes d'église.
(Ajouterais-je les artistes ?)
Nous sommes littéralement dans un monde de tricheurs.
Non, ce qui m'étonne c'est la substance qui est à l'origine de ce contrôle positif et de la nouvelle.

LaShawn Merritt a accepté une suspension provisoire après un contrôle positif qui résulte de l'utilisation d'un produit destiné à agrandir le pénis.

C'est ce qu'on écrit dans le communiqué rédigé par l'attaché de presse du champion olympique photographié ci-dessus.
Quoi ? Un champion olympique voudrait s'agrandir le pénis ?
Quoi ? Un représentant de la race noire voudrait s'agrandir le pénis ?
Il y a des gens qui ne sont jamais satisfaits.
Toujours plus! Toujours plus!
Aux dépens de sa santé et de celle de la Terre.





P. S. D'autant plus que, selon la photo, il a une langue qui pourrait pallier les lacunes de son organe sexuel, me semble-t-il.

Assoupissement général

Crédit photo: Tony Gentile/Reuters
Nous sommes en 2010 sous un autre pontificat que maintenant en 2014.
Cet assoupissement dans la photo est normal pour un vieillard.
Il est normal, aussi, pour n'importe qui assistant à une messe ou une quelconque cérémonie religieuse (ah ! les vêpres du dimanche de mon enfance et de mon adolescence).
Mais pour un dirigeant d'une institution internationale revendiquant plus d'un milliard d'adhérents, il n'est pas normal.
Le fait que cette institution bimillénaire, fondée en principe par quelqu'un qui est mort à 33 ans et par ses proches disciples qui étaient tous dans la vingtaine ou la trentaine, soit aujourd'hui, et ait été pendant la plus grande partie de son histoire, dirigée par des vieillards n'est pas normal non plus.
Et cela explique l'assoupissement profond  (fruit de banquets trop copieux ?) où cette institution est à l'heure actuelle plongée, comme celui qui la dirige dans cette photo.
Le soi-disant fondateur de cette église croirait reconnaître dans le conseil des instances suprêmes de celle-ci le Sanhédrin qui a recommandé à Ponce Pilate de le mettre à mort.

Oiseau symbolique


Un oiseau codé.
Cette image a été produite dans le but de faire une blague, sans doute, mais elle me semble si bien représenter l'action humaine à l'égard de la nature que je vous la présente.
Cet oiseau symbolise tout ce qui existe.
Et ce code-barres qui lui couvre la queue c'est, d'une part, le symbole de ce que l'humanité fait au point de vue scientifique pour classer et relier tout ce qui existe.
Et c'est, d'autre part, le symbole de ce que l'humanité fait, au point de vue économique, pour donner une valeur à tout ce qui existe, une valeur économique.
Très souvent ces deux actions, la scientifique et l'économique, vont dans des directions opposées.
Tout vaut pour la connaissance scientifique.
Pour l'économie, tout ne vaut pas également: il y a des éléments qui valent plus que d'autres.
La science cherche à tout sauvegarder, l'économie à ne sauvegarder que ce qu'elle juge avoir une plus grande valeur.
L'oscillation entre ces deux pôles, il me semble que c'est l'histoire de l'humanité.
Mais c'est le pôle économique qui l'emporte, hélas, la plupart du temps.
Hélas car ce qui n'a pas de valeur aujourd'hui sera demain sans prix.

mercredi 21 avril 2010

Température du 21 avril à Saguenay

Matin-------------------------------------------Après-midi

L'enfer de Mark Twain

Un excellent conseil de Mark Twain à qui Life consacre aujourd'hui une photo (et même un diaporama, ici) à l'occasion de sa mort, en 1910 (c'est un centenaire).
J'ai ajouté un phylactère et un de ses conseils à la photo, vous le voyez.
Le conseil, fort bienvenu à mon avis, si toutefois il y a une vie après la mort, ce qui m'étonnerait fort: «Choisir le ciel pour le climat, l'enfer pour la compagnie».
Encore un autre qui semble penser que ceux et celles que les religions déclarent dignes du ciel ne sont guère divertissants.
Même sur la Terre, ils ne le sont guère.
Parfois on peut même les juger scandaleux.
Paix à Mark Twain, en bonne compagnie, souhaitons-lui.

Le nom des couleurs

(Cliquez l'image pour l'agrandir)

Voici un tableau sexiste mais dans un sens inhabituel.
Et dans la perspective qui y est adoptée, toutes les langues sont plus difficiles à apprendre pour les filles que pour les garçons (et probablement toutes les matières au programme).
Qu'en dites-vous?
Voici un zoom sur le nom des couleurs pour vous permettre de mieux voir:

Année 2763 de la fondation de Rome

C'est la louve du Capitole que tètent Rémus et Romulus.
C'est aujourd'hui, 21 avril 753 avant Jésus-Christ, que Romulus a fondé Rome.
Nous sommes donc aujourd'hui en 2763 (MMDCCLXIII) «ab Urbe condita», («de la fondation de la Ville»), selon le système de numérotation des années qui a été en usage jusqu'en l'an mille de l'ère chrétienne.
Voici ce qui était représenté, selon Virgile dans l'«Énéide», sur le bouclier prophétique que forge Vulcain pour Énée en visite aux Enfers:

llic res Italas Romanorumque triumphos,

haud vatum ignarus venturique inscius aevi

fecerat Ignipotens; illic genus omne futurae

stirpis ab Ascanio pugnataque in ordine bella

fecerat et viridi fetam Mavortis in antro 

procubuisse lupam, geminos huic ubera circum

ludere pendentes pueros et lambere matrem

impavidos, illam tereti cervice reflexam

mulcere alternos et corpora fingere lingua.
Traduction proposée
C'était la représentation de l'histoire de l'Italie et des triomphes des Romains;

le maître du feu, n'ignorant rien des prophéties et conscient de l'avenir,

avait figuré là toute la race des futurs descendants d'Ascagne,

et, dans l'ordre, les guerres qui seraient livrées.

Il avait représenté, couchée dans l'antre verdoyant de Mars,

une louve qui venait d'avoir des petits; deux enfants, des jumeaux,

jouaient suspendus à ses mamelles, tétant leur mère, sans nulle crainte;

elle, tournant vers l'arrière sa souple encolure, les caressait

l'un et l'autre, modelant leurs corps avec sa langue.
C'est en quelque sorte le «totem» des Romains, qui sont les «fils de la louve», les humains modelés en loups par leur mère louve.
On pourrait dire que les Occidentaux sont tous héritiers des Romains et, par leur intermédiaire, que tous les humains aujourd'hui le sont un peu ou beaucoup.
Mais seuls les peuples de langue latine sont les fils des Romains, puisqu'eux seuls perpétuent encore la langue des Romains par la leur.
C'est donc aujourd'hui l'anniversaire de la fondation légendaire de notre civilisation.

La banane et les langues

L'article original est ici.

La disparition de cette variété de bananes est une conséquence inéluctable du fait qu'on l'a sélectionnée pour certaines des qualités du fruit (outre son goût, possibilité de la transporter sur des longues distances sans dommage, notamment: raisons économiques en dernière instance) et qu'on a négligé toutes les autres variétés, moins rentables, de culture plus difficile (la « cavendish » qui va disparaître était de culture facile, dans des pays soumis, pour ne pas dire réduits en esclavage).
De telle sorte qu'on est devant rien en ce qui concerne la banane.
Celles qu'il restera à consommer ne pourront l'être que dans leur pays d'origine (y aura-t-il des excursions touristiques pour aller déguster la banane tropicale ?).
Cela ne vous fait-il pas penser, dans un autre domaine, à l'usage exclusif de la variété linguistique « anglaise » (disons « étasunienne ») qui semble s'imposer peu à peu sur toute la Terre.
Outre que cela épuisera peut-être la variété, cela n'amènera-t-il pas la disparition de plus en plus rapide des autres variétés linguistiques dont on aurait pu, à partir des points de vue différents qui sont les leurs, arriver à des connaissances scientifiques, culturelles, sociales, -et à des solutions aux problèmes qui se posent dans tous les domaines de la science-, qui nous seront dorénavant inaccessibles ?
Je vous laisse réfléchir (et agir en conséquence ?).

mardi 20 avril 2010

Température du 20 avril à Saguenay

Matin-------------------------------------------Après-midi

Qu'on les jette dans la mer


C'est Jean-François Lisée, dans «L'Actualité», qui fait une citation de l'évangile de saint Mathieu (versets 18,3 à 18,7) à destination du pape.
(Celle qui lui a remis en mémoire cette citation c'est la théologienne Maria M Fortune dans le journal «Le Devoir», édition du samedi 17 avril).
Cette citation devrait indiquer au pape la voie à suivre à l'égard des pédophiles de l'Église catholique, et il ne s'agit pas de leur pardonner mais de faire comme Jésus-Christ lui-même (selon
saint Mathieu) l'indique: les jeter dans la mer après leur avoir pendu au cou une meule de moulin:

En vérité, je vous dis que si vous ne vous convertissez et ne devenez comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le royaume des cieux. Quiconque donc se rendra humble comme ce petit enfant, celui-là est le plus grand dans le royaume des cieux. Et qui recevra un seul petit enfant comme celui-ci en mon nom, me reçoit. Mais celui qui scandalisera un seul de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu'on lui pendît au cou une meule de moulin et qu'on le jetât au fond de la mer.

Alors, à moins de contextualiser les «Saintes Écritures» pour protéger ses compagnons prêtres, ou de prétendre que ces paroles attribuées à Jésus-Christ sont une interpolation dans l'évangile, le pape sait ce que Jésus-Christ lui enjoint de faire à ceux qui ont scandalisé les petits enfants.
Le fera-t-il?

La plus longue langue

Je vous ai parlé de langues d'une exceptionnelle longueur ici (celle de Léo Messi) et (celle d'un jaguar).
Je viens de trouver sur Zigonet (ici) une vidéo où le jeune homme que vous voyez ci-dessus fait la démonstration de la sienne, qui serait «la plus longue du monde», dit-on.
(Son nom est Nick Afanasiev et, malgré cela, il vit évidemment aux États-Unis, vous l'auriez deviné à lui voir la langue, n'est-ce pas ? The longest in the world ...
Quand il y a «-est in the world» dans une expression c'est évidemment aux États-Unis).
N'écoutant que mon désir de vous informer et de vous instruire (si, si !) j'ai pris quelques photos d'écran de la vidéo que je vous présente.
Permettez-moi de vous citer aussi une remarque du rédacteur de Zigonet: « Tournées il y a plusieurs années, ces images nous laissent rêveurs quant aux choses qu'il [le jeune homme] doit parvenir à faire aujourd'hui ».

Elles nous laisseraient rêveurs ces images ? Pourquoi ?

Pavillon royal oriental

Vue d'ensemble du Pavillon

La coupole principale
Coupoles le soir

J'ai acquis hier en solde la version 2009 d'une collection d'agenda qui présente, pour chaque jour de l'année, une destination de voyage.
Il s'agit des « 1 000 lieux qu'il faut avoir vu dans sa vie ».
Ces jours-ci (pas aujourd'hui précisément mais la semaine dernière) on présentait une destination dont j'ai toujours des regrets de l'avoir manquée : le Pavillon Royal de Brighton.
Évidemment l'Angleterre ou l'Écosse ne manque pas de châteaux (ou palais) plus chargés d'histoire, Blenheim ou Warwick ou Windsor (même la Tour de Londres), Édimbourg, Bunratty (en Irlande celui-là).
Mais le Pavillon Royal de Brighton -construit par un roi invraisemblable, inconcevable, George IV au cas où vous ne le sauriez pas- me semble une des premières tentatives architecturales réussies de panachage des traditions orientale et occidentale dans la construction de châteaux.
(Je ne compte pas parmi ces tentatives réussies ces pagodes chinoises qu'on a semées un peu partout dans les jardins des palais et des châteaux d'Europe au 18e siècle).
Je trouve ce Pavillon Royal
fascinant et vous le présente.
Je regrette de ne pas l'avoir visité.
Je vous présenterai certains de ces «1 000 lieux qu'il faut avoir vus dans sa vie» au cours des prochaines semaines et des prochains mois.
Certains que je regrette de ne pas avoir visités encore (les plus nombreux), certains que je regrette d'avoir visités et ceux dont je me félicite de la visite.

lundi 19 avril 2010

Température du 19 avril à Saguenay

Matin----------------------------------------------Après-midi

«Des racines et des ailes» sur la Savoie

Je viens de voir l'émission «Des racines et des ailes» consacrée à la Savoie ce soir.
Elle était présentée sur TV5-Québec.
On y a parlé d'Aix-les-Bains, de Chambéry, de Turin, de la maison tour à tour comtale, ducale et royale de Savoie qui a dirigé souverainement, depuis le 12e siècle, ce territoire maintenant français (seulement depuis 1860), à cheval sur les Alpes.
Des membres de cette maison ont ensuite régné sur le Piémont, puis sur la Sardaigne, puis sur l'Italie.
Cette émission sera à nouveau présentée demain, mardi 20, à 13h.
Je ne saurais assez vous recommander de la regarder, en particulier pour visiter virtuellement l'abbaye de Hautecombe, la nécropole des princes savoyards (vue aérienne ci-dessus).

«Imprimera»-t-on les humains?

(L'article original est ici)

On pourrait imprimer ces tissus humains grâce à une «encre» formée d'agrégats cellulaires, tissés selon des schémas très précis fournis par l'analyse des tissus à remplacer chez une personne sous traitement médical.
On croit qu'on pourra éventuellement «imprimer» ainsi des organes complets, cœur, foie, etc.
Ne se trouve-t-on pas devant le futur moyen de produire artificiellement des humains en se passant des moyens prévus par la nature pour le faire?
Ou de réparer à l'infini les humains vivants, de telle sorte que, tous leurs organes ayant tour à tour été remplacés, ils puissent vivre sans fin?
Parfois les développements techniques et informatiques donnent le vertige.
Ainsi que la perspective d'une vie sans fin pour laquelle nous ne sommes pas préparés.

Sagesse de Zoé I

Vous pouvez croire Zoé car tant qu'elle a vécu elle a dû vivre seule de son espèce avec les humains.
Elle n'a jamais eu de chagrin excepté celui de ne pouvoir sortir dehors à sa guise (et, donc, de ne pas être libre), mais n'a jamais vraiment été heureuse n'ayant jamais été en compagnie de quelqu'un de son espèce.
Excepté les premières semaines de sa vie avec maman chatte.
(Mais il y avait alors les frères et sœurs de sa portée entre le bonheur et elle).
Le chagrin, elle a été capable de le supporter seule, comme l'écrivait Elbert Hubbard (page en anglais au bout de ce lien), mais le bonheur, elle n'a jamais pu l'atteindre vraiment.
Mais est-on jamais deux?

De la domination des femmes à celle des hommes et vice-versa

Voici comment les humains sont passés du matriarcat au patriarcat quand ils se sont sédentarisés, selon Dian Hanson (page en anglais au bout de ce lien), auteur de l'album intitulé « The Big Penis Book » (je vous laisse le soin d'imaginer ce qu'on y présente) chez Taschen :

Du jour où l’humain s’est sédentarisé, avec l’apparition de l’agriculture et du bétail, les hommes ont découvert le pot aux roses : dans leur troupeau, ils se sont aperçus que - sans mâle – aucune femelle ne pouvait procréer. La vie procédait donc du mâle !? Le modèle matriarcal a pratiquement disparu depuis cette «découverte». Du coup, les femmes ont perdu leur statut de déesse et sont devenues des utérus, toutes juste bonnes à servir de réceptacle au sperme. Le phallus est devenu le nouveau dieu.

Cette croyance s'est perpétuée jusqu'au 19e siècle (je souligne 19e siècle): la femme n'était qu'un nid, seule la semence mâle importait dans la transmission de la vie.
Les conséquences du rôle indispensable de la femme (et, en revanche, du rôle accessoire de l'homme: une femelle peut avoir des enfants sans mâle) commencent seulement à se faire sentir dans notre civilisation.
Les civilisations qui sont en retard par rapport à la nôtre ne sont pas encore au courant.
Oui, Louis Aragon avait raison, la femme est véritablement l'avenir de l'homme. Dans les pays les plus développés, elle est même le présent de l'homme.

Que serais-je sans toi qui vins à ma rencontre
Que serais-je sans toi qu'un cœur au bois dormant ?