Le saviez-vous? Au début du XVIIIe siècle, une faille légale a permis à Voltaire de dévaliser l’Etat français.
En 1729, Voltaire sort de prison, ruiné et humilié. Un chevalier de la noblesse l'a fait tabasser par ses valets et emprisonner à la Bastille sans procès. Sa conclusion : sans fortune, la loi ne protège pas. Il décide de devenir riche. Très riche.
Un mathématicien lui révèle une faille dans la loterie d'État : les billets sont attribués selon la valeur nominale des obligations, pas leur prix réel sur le marché. Il suffit d'acheter massivement des obligations dépréciées, donc bon marché, pour obtenir des centaines de billets à bas coût et rafler l'essentiel du pot.
Voltaire recrute onze complices, forme un syndicat, et se présente chaque mois aux guichets sous différents noms. En octobre 1729, treize personnes se partagent plus d'un million de livres.
L'affaire est portée en justice. Verdict : pas de condamnation. Aucune loi n'a été enfreinte.
Voltaire repart avec l'équivalent de 20 millions d'euros. Il les fait fructifier, investit, spécule. Et avec cette fortune, il acquiert quelque chose d'inestimable : le droit de penser et d'écrire librement, sans dépendre de personne.
On retient de Voltaire le philosophe des Lumières. On oublie qu'il était aussi un redoutable homme d'affaires.
En 1729, Voltaire sort de prison, ruiné et humilié. Un chevalier de la noblesse l'a fait tabasser par ses valets et emprisonner à la Bastille sans procès. Sa conclusion : sans fortune, la loi ne protège pas. Il décide de devenir riche. Très riche.
Un mathématicien lui révèle une faille dans la loterie d'État : les billets sont attribués selon la valeur nominale des obligations, pas leur prix réel sur le marché. Il suffit d'acheter massivement des obligations dépréciées, donc bon marché, pour obtenir des centaines de billets à bas coût et rafler l'essentiel du pot.
Voltaire recrute onze complices, forme un syndicat, et se présente chaque mois aux guichets sous différents noms. En octobre 1729, treize personnes se partagent plus d'un million de livres.
L'affaire est portée en justice. Verdict : pas de condamnation. Aucune loi n'a été enfreinte.
Voltaire repart avec l'équivalent de 20 millions d'euros. Il les fait fructifier, investit, spécule. Et avec cette fortune, il acquiert quelque chose d'inestimable : le droit de penser et d'écrire librement, sans dépendre de personne.
On retient de Voltaire le philosophe des Lumières. On oublie qu'il était aussi un redoutable homme d'affaires.


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