vendredi 16 septembre 2011

Langue de bois maternelle

C'est une langue de bois.
Non, vous confondez, ce n'est pas celle de votre président ou premier ministre.
C'est celle du premier ministre du Québec, Jean Charest.
Regardez, elle est énorme, musclée: elle a tant servi.
Je la présente parce que ces jours-ci ce premier ministre a reçu un rapport d'un groupe d'enquêteurs (policiers, juristes, etc.) -il a lui-même mis sur pied ce groupe- qui lui apprend que son gouvernement, et particulièrement son ministère des transports, est presque entièrement aux mains de la mafia.
Il ne l'a pas encore lu, ce rapport, dit-il, et ne peut donc répondre aux questions des journalistes.
En général on met sa parole en doute.
Comment pourrait-il ne pas l'avoir lu alors que son gouvernement a ce rapport en main depuis plusieurs jours?
Le public lui l'a en main parce qu'un membre du groupe d'enquête, révolté par les révélations qui y sont faites, l'a coulé à la presse.
Quelqu'un sur Facebook le croit quant à lui: le premier ministre ne lit pas facilement ni le français (langue de son père) ni l'anglais (langue de sa mère) quoi qu'on en dise, et il attend pour lire un quelconque document qu'on lui traduise dans sa véritable langue maternelle.
Qui est, vous l'avez deviné, la langue de bois.
Quoi, c'est aussi la langue maternelle de votre président, de votre premier ministre?
Ah! c'est donc pour cette raison qu'ils s'entendent comme larrons en foire!

C'est dans ces joues joufflues que Jean Charest gare
son énorme langue de bois.
Il y a de la place pour deux.

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