jeudi 29 septembre 2011

Dollar et autres monnaies

À gauche, le symbole du dollar, même canadien (qui imitait le dollar étasunien après l'abandon de la livre d'Angleterre), quand j'étais jeune, sous le règne de George VI, le roi bègue, et sous celui de la jeune Élisabeth II.
(J'ai d'ailleurs trouvé sur la Toile un dix dollars George VI de 1937 que la plupart d'entre vous n'a sans doute jamais vu. Je vous en présente l'avers et le revers au bas de ce billet).
À droite le symbole du dollar tel qu'on le présente aujourd'hui.
Gros et gras à gauche, avec une ombre et de rondes terminaisons, pour représenter sans doute sa puissance.
Et deux barres.
Sans doute ne connaissez-vous pas l'origine de ces deux barres. Voici l'une des explications possibles :
À l'origine le symbole du dollar consistait en deux lettres superposées, les deux lettres de « U » et « S », les deux lettres représentant l'abréviation du nom des États-Unis en anglais (« United States ») puisque le seul pays qui avait le dollar comme monnaie était les États-Unis.
Peu à peu, le « U » a perdu sa petite barre horizontale pour ne garder que ses deux barres verticales, ce qui a donné ce que vous voyez.
Puis une des deux barres verticales à son tour a sauté pour donner ce que vous voyez à droite, le symbole actuel du dollar, même étasunien : maigre et mince, avec une seule barre.
Peut-être parce que le dollar a perdu beaucoup de sa superbe comme monnaie : sa valeur réduite est bien représentée par la maigreur de son symbole.
Quand on a conçu l'« euro », on avait en tête de faire concurrence au dollar du temps de sa splendeur peut-être.
On a donc prévu deux barres.
Mais comme l'« euro », qu'on le veuille ou non, est une sorte d'imitation du dollar (comme tout ce que fait l'Europe depuis presque un siècle, hélas, trois fois hélas, avec de brefs moments de résistance, comme sous le général de Gaulle), les deux barres sont horizontales, couchées.
Elles pratiquent la « proskynèse », diraient les Byzantins, c'est-à-dire qu'elles se prosternent d'avance devant ce que l'Europe imite avec bassesse pour être bien peu, en tous cas pas vraiment, ce qu'on imagine être l'Europe.
Et pour signifier, selon moi, la soumission au-delà de l'apparence de concurrence.
Voyez :

Mais voici le dix dollars George VI canadien promis, lui-même symbole de soumission s'il en est :

George VI était encore « empereur des Indes » à l'époque de ce billet. 

Comme les choses changent.J'aime bien l'image du dieu Hermès au revers (ou est-ce Mercure?)
En cherchant bien, j'ai trouvé (ah ! la Toile !) l'image d'un billet d'un dollar George VI.
Je ne résiste pas à la tentation de vous le présenter (avers et revers aussi) car, étant donné l'état de fortune de ma famille, je me souviens davantage de celui-ci (et de sa belle couleur verte, c'était un réel billet vert) que du billet de dix dollars :


La déesse représentée à l'avers a des instruments de jardinage. Serait-ce Déméter ? Ou Cérès, la déesse romaine ?
En ce temps-là les billets pouvaient nous apprendre quelque chose.
Voici (pour mon plaisir personnel) la déesse de plus près :


Quant à George VI, il ne serait pas étonnant que sa représentation soit identique à celle qui apparaissait sur la livre anglaise (il y a du lissage non logiciel là-dedans) :



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