jeudi 21 juillet 2011

Les toiles de Séville

Pluie à Saguenay aujourd'hui et canicule dans le sud du Québec.
Inutile d'écrire les sérieux billets sur les services publics dont je voudrais longuement décrire l'incurie.
Ce sera pour un autre jour.
La canicule me rappelle Séville et les toiles qu'on tend au-dessus de la rue pour protéger les passants des flèches ardentes (mortelles parfois) de l'astre d'Apollon.
Voyez les toiles tendues entre les bâtiments de la «calle Sierpes» (texte en castillan au bout de ce lien) sur la photo ci-dessus (je l'ai empruntée ici, car les miennes de cette rue sont complètement ratées faute de lumière, vous voyez pourquoi).
Nous en cherchions l'emplacement car s'y trouvait le grand magasin «El Corte Inglés», qui m'obsédait dans toutes les villes d'Espagne que nous visitions.
Profitant des connaissances de ma femme dans la langue castillane, nous avons demandé à un jeune homme qui passait où elle se trouvait.
Il ne le savait pas, tout Sévillan qu'il était.
Il m'a rappelé mon fils et ses amis à son âge (fin adolescence, début vingtaine). Il fallait le reconduire chez tel ou tel ami mais il ne savait jamais le nom de la rue ni le nom des rues qu'il fallait prendre pour s'y rendre, ni le numéro de la maison.
Il fallait tourner à droite, à gauche, je ne sais, passer sept ou huit maisons puis arrêter là où se trouvait garée la voiture de tel ou tel autre ami ou telle autre voiture qui appartenait peut-être au père ou à la mère de l'ami qu'on allait visiter.
On se serait cru parcourant les sentiers d'une jungle ou d'une profonde forêt plutôt que dans une ville.
Le jeune Sévillan ne connaissant pas non plus les rues de sa ville par leur nom.
Il nous a donc très vite présentés à une dame d'un certain âge, comme nous, et qui appartenait, elle, à notre civilisation: elle nous a indiqué tout de suite où se trouvait la rue Sierpes: nous y étions et, pour trouver le grand magasin, il fallait continuer vers la gauche.
Ah! les noms et les numéros, le fondement de la civilisation. Nous étions sauvés.
Mais les toiles tendues au-dessus des rues sont aussi, selon moi, d'un grand apport à la civilisation.
Les villes québécoises sujettes à la canicule devraient y songer.
Et à refaire toutes leurs rues pour les rendre plus étroites. Toutes les rues n'ont pas besoin d'être des avenues et des boulevards.

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Ces toiles ont un nom, quel est-il?

Jack a dit…

Je ne sais pas. Cela paraissait sans doute si naturel aux guides espagnoles qu'elles ne ressentaient pas le besoin de nous les nommer.
En français «toiles pare-soleil».

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