samedi 23 juillet 2011

Gros rires

Tous droits réservés: Théâtre 100 Masques

Parlant de grosses (voir le billet précédent), il y en avait beaucoup sur la scène, de ces grosses, lors de la représentation de «L'Affaire de la rue Lourcine» de Labiche par le «Théâtre 100 Masques» à laquelle j'ai assisté hier soir.
D'autant plus nombreuses, ces grosses, que presque tous les rôles masculins avaient été transformés en rôles féminins (presque, car les deux personnages principaux restaient des rôles masculins, -de gros rôles masculins) et que tous ce gros monde était rembourré et matelassé pour être gros artistiquement quand il ne l'était pas naturellement.
Il y avait aussi des gros mots, voire des grossièretés (oui, oui, des grossièretés, genre blasphèmes québécois), sur la scène et de gros rires dans la salle (les miens souffraient aussi d'embonpoint, pas moi: mes gros rires).
(Les grossièretés étaient aussi gestuelles -longs pincements de gros seins, pincements de grosses fesses et de grosses joues-; musicales -par exemple une sorte de leitmotiv wagnérien pour accueillir chaque arrivée sur la scène d'une sorte de walkyrie chevaline, des chansons jadis populaires massacrées-; et discursives -cris à volume double pour appeler la bonne, laquelle, malgré sa maigreur, avait la bouche pleine de gros crapauds, gros serpents, gros irrespects et gros blasphèmes).
Belle transformation d'une pièce vulgaire (toute la vulgarité des bourgeois français du 19e siècle -ceux que haïssaient Baudelaire et Flaubert et toute la littérature- s'y trouve condensée) en pièce burlesque puisque s'y surajoutent les vulgarités québécoises.
Gros rires gras et... bienfaisants parfois dans cette vallée de larmes et de gros chagrins!

P.S. Vous voulez une vraie critique, il y en a une ici.

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