vendredi 26 juin 2009

Le petit Noir qui désirait devenir Blanc

On dit qu'il ne désirait pas seulement
être blanc, il désirait aussi ressembler
à Élizabeth Taylor.
Que de souffrances sous ces visages (masques?)!

Qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas (ou qu'il nous soit à peu près indifférent -c'est mon sentiment à moi), le petit Noir qui était mal dans sa peau (mais littéralement), et qui désirait manifestement devenir Blanc, était un symbole de l'humanité dans la lutte qu'elle mène inlassablement contre la nature depuis qu'elle a émergé de l'évolution.
Comme les hommes qui désirent devenir femmes et les femmes qui désirent devenir hommes.
Par exemple.
Certains humains sont raisonnables et meurent quand c'est le temps selon la loi de la nature.
D'autres inventent mille façons pour vivre encore et encore, -disciplines, entraînements, chirurgies, médicaments, suppléments, injections, traitements, philosophies, etc. (c'est chacun d'entre nous, n'est-ce pas?)- même si ce n'est pas naturel et pas «raisonnable»: tous, de manière plus cachée, moins extrême, nous agissons comme
Michael Jackson.
Qui ne se maquille pas (oui, même les hommes maintenant), qui ne «s'arrange» pas, qui ne s'attife pas, qui ne se fait pas tatouer, qui ne masque pas ses odeurs naturelles, qui ne se muscle pas, qui ne se rase pas, qui ne se fait pas soigner?
Qui ne se met pas en scène?
Qui veut simplement être comme la Nature l'a fait?
Certains vont plus loin dans le désir commun: ils sont des explorateurs, et les terres inconnues qu'ils arpentent seuls au terme de leurs découvertes seront foulées par tous à plus ou moins brève échéance.
Peut-être est-ce ce rôle d'explorateur extrême qu'il a joué qui rend la «foule sentimentale» à l'égard de
Michael Jackson.
Voici le clip d'Alain SouchonFoule sentimentale») qui montre des choses à ce sujet (et un peu plus):

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