jeudi 13 octobre 2011

Le lys écrasé devant la rose

Sur cette photo nous sommes dans la cage de l'escalier qui conduit aux toilettes du premier étage à partir du rez-de chaussée de la Gare du Palais de Québec.
Je l'ai prise (rapidement, j'allais aux toilettes après avoir mangé un bifteck au «Steakhouse Charbon») à cause de cette rangée de motifs -roses et lys de métal- que vous voyez au centre.
J'ai transformé cette rangée de motifs en dessin afin de mieux vous la faire voir:


Elle a sans doute été conçue pour illustrer encore une fois ces vers ou ces mots attribués (faussement) à Eugène-Étienne Taché, l'architecte de l'Hôtel du Parlement, par lequel celui-ci aurait fait dire au Québec: «Je me souviens/Que né sous le lys/Je croîs sous la rose».
Le lys représente les Francophones, la rose les Anglophones.
Mais qu'importe: ce que je remarque dans cette rangée de motifs c'est que les lys sont à l'étroit dans leur carré de métal et qu'ils sont inclinés devant les roses.
Cela constitue une juste représentation des rapports entre les fils du lys et les fils de la rose jusqu'à présent au Québec (et je ne parle pas du Canada où le lys est littéralement écrasé et quasi invisible).
Encore une fois l'art révèle.
Ce révélateur lys incliné on le retrouve d'ailleurs partout dans la brique du rez-de-chaussée de la Gare du Palais. Voyez le lys doré sur bleu dans la rangée de briques (je n'en présente que deux):


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