vendredi 9 janvier 2009

La vie, quelle vie?

Mais cette vie au-dessus de laquelle il n'y a rien, selon Pascal Bruckner, et qui vaut plus que n'importe quel idéal, est-ce seulement sa vie à soi ou bien aussi, peut-être davantage encore, la vie de ceux qu'on aime?
Et ceux qu'on aime, est-ce que ce sont seulement nos proches, ou ceux qu'on considère comme d'autres «soi», ses compatriotes par exemple?
Et la vie dont il s'agit, est-ce notre genre de vie ou n'importe quelle vie, aussi moche soit-elle, une vie d'esclave sous la domination d'étrangers ou d'idéologues ou de religieux ou de dieux infâmes par exemple?
Ou une vie sans autonomie, pleine de souffrances et de solitude, entièrement dépendante des autres.
Rien ne vaut la vie (c'est Camus qui l'écrit je pense), aucun idéal ne vaut la vie, mais de quelle vie s'agit-il?
Il faut être bien jeune -et plein de vie, n'est-ce pas?- pour penser que toutes les vies sont équivalentes et que toutes valent mieux que tout.
Je pense que chacun est libre de penser que la mort vaut mieux que sa vie si sa vie est «invivable» pour une raison ou pour une autre.

1 commentaire:

orfeenix a dit…

Vivre est sans doute un combat pour se libérer de tous ces esclavages que vous dénoncez et qui rend la vie si passionnante.

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