samedi 27 décembre 2008

Quand les Russes sont les maîtres

Quelques lignes de la critique de Pierre Assouline de la présentation télé du film « Katyn » d'Andrej Wajda dont le père a été une victime du massacre perpétré par les Russes dont traite le film et qui montre comment les Russes agissent (et ont toujours agi, sous les tsars comme sous Staline et Brejnev, comme sous Poutine) quand ils sont les maîtres et quand ils sont sûrs de ne pas être vus ou quand ils sont sûrs de pouvoir attribuer le crime aux autres :


Grand sujet [que celui du film] qui fut « le « tabou de la Pologne communiste et « le mensonge de la propagande soviétique » : comment en avril 1940 Staline a fait exécuter par sa police secrète près de 22 000 officiers, médecins, personnalités, avocats, professeurs polonais d’une balle dans la nuque à Katyn, près de Smolensk, et dans les alentours d’autres villages de cette forêt russe, afin de décapiter l’armée et l’élite, tout en faisant croire à la culpabilité des Allemands. Une fois découverts, les charniers seront mis à leur [celui des Allemands] actif. Le mensonge aura la vie longue car il était impossible à la Pologne communiste de le remettre en cause, le grand frère [russe] y veillait.



(Cimetière de Katyn)

C'est la voie où, à leur tour, ont continué à s'engager les États-Unis en Irak (après avoir commencé à Hawaï (au moyen de la Dole Fruit Company), puis à Cuba au 19e siècle, puis au Viet-Nam au 20e, et j'en passe), en utilisant délibérément l'entreprise privée, très précisément la Corporation Blackwater, protégée par le vice-président Dick Cheney (voir note ultérieure).
Le vice-président Cheney est devenu, de ce fait, l'équivalent de Lavrenti Béria, l'exécuteur des basses œuvres de Staline.
Les plus forts s'engagent toujours dans les mêmes plus basses œuvres !


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