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Les deux poèmes «Réponse à un acte d'accusation» et «Suite» dans le livre 1 du
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Cet art poétique va très loin et dans les derniers vers -ce sont les seuls que je vais vous citer- il égale l'écrivain à Dieu et son œuvre à la création de l'univers.
Voyez comment il parle du « mot », c'est-à-dire du texte littéraire (lisez bien le dernier vers) :
... Oui, tout-puissant! tel est le mot.
Fou qui s'en joue!
Quand l'erreur fait un nœud dans l'homme, il le
[dénoue.
Il est foudre dans l'ombre et ver dans le fruit
[mûr.
Et Balthazar chancelle, et Jéricho s'écroule.
Il s'incorpore au peuple, étant lui-même foule.
Il est vie, esprit, germe, ouragan, vertu, feu;
Car le mot, c'est le Verbe, et le Verbe, c'est
[Dieu.
2 commentaires:
Tiens, je trouve, par le plus grand des hasards, un compatriote saguenéen à la suite d'une recherche sur les profils de blogspot.
Ce qui m'a toujours fasciné dans "Réponse à un acte d'accusation", c'est que Victor Hugo utilise la poésie comme instrument de polémique.
Oui mais c'est une sorte de règle générale: on se définit la plupart du temps contre d'autres. Un art se définit contre d'autres arts. Excuse-moi de ne pas t'avoir répondu plus rapidement mais jusqu'à après-demain je suis difficilement disponible. Je rédigerai bientôt une note qui s'adressera à toi explicitement.
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