mercredi 20 août 2008

Quatuor avec piano en ut mineur op. 15 de Fauré et Vinteuil


Petit concert ce soir à l'église Notre-Dame de Laterrière dont vous pouvez voir le clocher ci-dessus (le soir tombait déjà et mes autres photos sont trop sombres pour que je vous les présente; j'en prendrai d'autres pour vous en faire voir la façade entière).
Le programme: «Beau Soir» de Debussy, «Sonate pour violoncelle et piano en sol mineur, opus 65» de Chopin, «Quatuor avec piano en ut mineur opus 15» de Fauré, toutes pièces interprétées avec brio dont je reparlerai éventuellement.
Mais c'est pour le quatuor de
Fauré surtout que j'allais à ce concert car il a servi, comme quelques autres compositions françaises et allemandes de la fin du 19e siècle et du début du 20e, à la création par Marcel Proust des diverses compositions musicales fictives du musicien Vinteuil d'«À la recherche du temps perdu», compositions qui y jouent un si grand rôle narratif mais, surtout, un rôle structurel d'une importance extrême (comme tous les éléments de la fiction de «La Recherche») puisqu'ils constituent une série de «mises en abyme» (dans le sens étendu que j'ai donné à cette expression) de tout le texte et des diverses péripéties du roman.
Ainsi, on pouvait peut-être reconnaître dans l'adagio du 3e mouvement (je l'ai fait), l'une des origines de cette phrase décrivant une des pièces de Vinteuil (la sonate je crois):

D'un rythme lent elle le dirigeait ici d'abord, puis là, puis ailleurs, vers un bonheur noble, intelligible et précis. Et tout d'un coup, au point où elle était arrivée et d'où il se préparait à la suivre, après une pause d'un instant, brusquement elle changeait de direction, et d'un mouvement nouveau, plus rapide, menu, mélancolique, incessant et doux, elle l'entraînait avec elle vers des perspectives inconnues ...

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