samedi 2 août 2008

Crime, regret et honte

On pourrait ajouter à la pensée de Rousseau que ce que le criminel regrette (quand il a un regret, ce qui arrive rarement) ce n'est pas son crime, ni les conséquences de son crime aussi graves soient-elles, c'est d'avoir été pris. Je dirais même qu'il en veut à ses victimes d'avoir ainsi été pris, même si elles n'y ont en rien contribué (surtout que, quelquefois, elles sont mortes).
Et quand il n'est pas pris le criminel se souvient à peine de son crime, pas plus que de ce qu'il a mangé pour déjeuner tel jour du mois dernier.
J'ajouterais que l'on est tous un peu criminels et que, comme le dit
Rousseau, nos ridicules nous rendent plus honteux que nos crimes.

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