mercredi 17 avril 2013

Poème mathématique vulgaire (, etc.)

Ce poème est aussi vulgaire que « Les Onze Mille Verges ou les Amours d'un hospodar » de Guillaume Apollinaire mais il utilise les nombres en plus des mots et, comme tel, il aurait plu, j'en suis sûr, au poète des calligrammes.
C'est un poème aussi mathématique (arithmétique ? ) -je vous le souligne au cas où vos yeux exorbités vous empêcheraient de le voir- que vulgaire.

Ne tirez pas sur moi,  je n'en suis pas (hélas) l'auteur. 
« Hélas » car son inventivité me fait envie.
Pour vous permettre de découvrir également (si cela ne vous rebute pas) l'érotisme vulgaire d'Apollinaire, voici l' épithalame en forme de sonnet que l'on trouve dans « Les Onze Mille Verges » :



Tes mains introduiront mon beau membre asinin
Dans le sacré bordel ouvert entre tes cuisses
Et je veux t’avouer, en dépit d’Avinain,
Que me fait ton amour pourvu que tu jouisses !

Ma bouche à tes seins blancs comme des petits 
                                                               [suisses
Fera l’honneur abject des suçons sans venin.
De ma mentule mâle en ton con féminin
Le sperme tombera comme l’or dans les sluices.

Ô ma tendre putain ! tes fesses ont vaincu
De tous les fruits pulpeux le savoureux mystère,
L’humble rotondité sans sexe de la terre,

La lune, chaque mois, si vaine de son cul
Et de tes yeux jaillit même quand tu les voiles
Cette obscure clarté qui tombe des étoiles...
P.S. Ce poème (je parle de celui de la photo), malgré les apparences, est en français et il ne peut être compris que s'il est lu en français.

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