lundi 3 août 2026

Température du jour à Arvida (3 août 2026)




 

Pehr Kalm et les Québécois avant la conquête anglaise


« Entre l’extrême politesse dont j’ai bénéficié ici [à Montréal] et celle des provinces anglaises, il y a toute la différence qui sépare le ciel de la terre, le blanc du noir. »

- Voyage de Pehr Kalm au Canada en 1749


Entre 1748 et 1751, le naturaliste et explorateur suédo-finlandais Pehr Kalm parcourt l'Amérique du Nord dans le cadre d'une mission scientifique pour étudier la flore, la faune, les ressources naturelles et les pratiques agricoles susceptibles d'être introduites en Europe. Au cours de son séjour en Nouvelle-France, notamment dans la vallée du Saint-Laurent en 1749, il consigne de nombreuses observations sur les paysages, l'économie, les mœurs et la société coloniale et souligne notamment  la courtoisie inimaginable des Canadiens dont il apprécie les civilités.


 

Fin des promenades à dos de chameaux ou de cheval aux pyramides

L'Egypte a initié un projet visant à remplacer les promenades à dos de chameau et à cheval sur le plateau de Gizeh par des véhicules électriques. Cette décision, annoncée en 2020 au nom du bien-être animal, concerne également les sites de Saqqarah et de Louxor. Toutefois, le déploiement de cette mesure reste progressif et son application demeure à ce jour en phase de transition. Ces efforts officiels témoignent d'une volonté de moderniser l'expérience touristique autour de ces monuments historiques.


dimanche 2 août 2026

Température du jour à Arvida (2 août 2026)


 

Interdiction de l’élevage de poulpes

L'État de New York vient de franchir une étape majeure vers l'interdiction de l'élevage de poulpes. L'Assemblée a voté en faveur de cette mesure par 129 voix contre 13, suivie par le Sénat avec une adoption par 55 voix contre 5. Le texte législatif attend désormais la signature de la gouverneure Kathy Hochul pour entrer en vigueur. Cette initiative vise à prohiber la vente et la production industrielle de ces animaux marins sur le territoire.


samedi 1 août 2026

Température du jour à Arvida (1er août 2026)


 

Un héros à quatre pattes

Après 56 heures de recherches et de sauvetage sans interruption, un chien héros s'est finalement effondré dans un profond sommeil après avoir aidé à retrouver 40 personnes vivantes.
Son nom est Haky, un chien de recherche et de sauvetage venu de Tunisie.
Pendant plus de deux jours, il a avancé au milieu des gravats, du béton et de la poussière, à la recherche du moindre signe de vie.
Son flair guidait les secouristes là où personne ne pouvait voir.
Chaque personne retrouvée rappelait que le combat n'était pas terminé.
Puis, quand la dernière mission s'est achevée, son corps a lâché.
Il s'est couché sur un simple tapis, encore équipé de son harnais, et s'est endormi d'un sommeil profond.
Cette photo n'est pas devenue célèbre parce qu'elle montre un exploit.
Elle est devenue célèbre parce qu'elle montre ce qui vient après : la fatigue, le silence et le prix d'avoir tout donné.
Les héros ne portent pas toujours une cape.
Et parfois, ils avancent sur quatre pattes.
 

Bannissement des safaris â dos d’élephants au Népal

La Cour suprême du Népal a officiellement ordonné au gouvernement de mettre fin aux safaris à dos d'éléphant traditionnels. Dans son arrêt du 17 décembre 2025, la juridiction reconnaît ces animaux comme des êtres sensibles et souligne que leur structure physique n'est pas conçue pour supporter le poids humain. Les autorités doivent désormais favoriser des alternatives éthiques, telles que la simple observation des pachydermes dans leur habitat naturel. Cette décision marque une avancée majeure pour la protection de ces espèces dans le secteur touristique.

 

Pour rejoindre celui qu’elle aime

Mon fils est rentré hier après avoir terminé sa première année d'université. Poppy, sa chatte d'enfance, a maintenant dix-neuf ans. Presque aveugle et souffrant de douleurs aux hanches, elle n'a pas monté les escaliers depuis plus d'un an. Nous avons installé toutes ses affaires au rez-de-chaussée, car c'est là qu'elle vit désormais.
Dès que mon fils a franchi le seuil, il a appelé : « Poppy, je suis rentré ! »
Elle a entendu sa voix.
Au lieu de l'attendre en bas comme d'habitude, elle s'est dirigée lentement vers l'escalier et a commencé à le monter. Marche après marche. Quatorze marches en tout. Cela lui a pris près de quatre minutes.
Elle s'est arrêtée deux fois pour reprendre son souffle, ses pattes arrière tremblant d'effort, mais à chaque fois, elle a trouvé la force de continuer.
Ma femme l'a remarquée la première et m'a appelé. Nous sommes restés là, silencieux, à la regarder gravir l'escalier qu'elle n'avait pas tenté depuis janvier dernier.
Arrivée en haut, elle s'est arrêtée devant la chambre de mon fils. Il sortit, la regarda avec incrédulité et dit : « Poppy ? Elle ne peut pas monter les escaliers. »
Ma femme sourit et répondit : « Elle vient de le faire. »
Il s'assit par terre dans le couloir et Poppy grimpa lentement sur ses genoux. Elle posa sa tête contre sa poitrine, se mit à ronronner et il l'enlaça sans dire un mot.
Depuis, elle n'a plus jamais monté les escaliers. C'était la seule fois. Elle a puisé dans ses dernières forces car son garçon était rentré à la maison et l'attente ne lui suffisait plus.
Pendant vingt-deux ans, j'ai cru savoir à quoi ressemblait l'amour.
Puis j'ai vu une chatte de dix-neuf ans, presque aveugle, gravir quatorze marches pénibles pour rejoindre la personne qu'elle aimait le plus.

Un cimetière d’esclaves noirs à Rio de Janeiro

Alors qu'ils rénovaient leur maison dans le quartier de Gamboa, à Rio de Janeiro, Merced Guimarães et son mari ont commencé à mettre au jour des ossements humains sous le plancher. Des archéologues ont rapidement confirmé que la propriété avait été bâtie sur le *Cemitério dos Pretos Novos* (Cimetière des Nouveaux Noirs), un lieu de sépulture utilisé entre 1769 et 1830 pour les Africains réduits en esclavage qui mouraient peu après leur arrivée au Brésil.
Les historiens estiment que plus de 40 000 personnes y ont été inhumées après avoir succombé à la maladie, à la famine, aux mauvais traitements et aux conditions effroyables endurées durant la traite transatlantique. Avec l'expansion de Rio de Janeiro, le cimetière est tombé peu à peu dans l'oubli avant d'être finalement recouvert par des constructions.
Cette découverte a transformé la propriété en l'Institut de recherche et de mémoire Pretos Novos ; les archéologues y poursuivent l'étude du site tout en honorant la mémoire des milliers de vies perdues au cours de l'un des chapitres les plus sombres de l'histoire.

vendredi 31 juillet 2026

Température du jour à Arvida (31 juillet 2026)


 

Primo Levi

Primo Levi, né un 28 octobre 1919, a survécu à Auschwitz dans sa jeunesse. Dans ses mémoires, « Si c'est un homme » (publié aux États-Unis sous le titre « Survivre à Auschwitz »), il écrit : « Mon numéro est le 174517 ; nous avons été baptisés, nous garderons ce tatouage sur notre bras gauche jusqu'à notre mort. » Aujourd'hui, ce livre est considéré comme l'un des témoignages littéraires les plus importants de la Shoah.

Le « Minuit Chrétiens »

L'Église tenta d’interdire ce chant de Noël.
Le premier chant de Noël diffusé à la radio dans les années vingt du 20è siècle fut pourtant cet hymne qu’on appelle maintenant « Minuit Chrétiens ».
Il fut écrit par un homme qui doutait lui-même de sa croyance.

Placide Cappeau était négociant en vin et poète à ses heures perdues dans la petite ville française de Roquemaure. 
En 1847, le curé de la paroisse, apparemment indifférent à l'absence de statut religieux officiel de Cappeau, lui demanda d'écrire un poème pour Noël.
Cappeau s'y mit et composa le « Minuits Chrétiens ». 
Il le présenta ensuite à son ami Adolphe Adam, le même compositeur qui avait écrit le célèbre ballet Giselle, qui le mit en musique en quelques jours. 
L'œuvre achevée fut jouée pour la première fois lors de la messe de minuit à Roquemaure, la veille de Noël 1847, devant une assemblée enthousiaste.
Elle se répandit rapidement à travers la France. 
En 1855, le pasteur unitarien américain John Sullivan Dwight la traduisit en anglais, particulièrement séduit par son verset évoquant la rupture des chaînes et la libération des opprimés. 
Ce cantique circula largement parmi les abolitionnistes dans les années précédant la guerre de Sécession.
Les autorités ecclésiastiques françaises enquêtèrent alors sur le passé de Cappeau. 
Elles découvrirent un négociant en vin aux sympathies politiques socialistes, sans aucune référence à l'orthodoxie chrétienne. 
Elles tentèrent, pour cette raison, de décourager l'utilisation de ce cantique.
Le public continua tout simplement de le chanter.
Le 24 décembre 1906, veille de Noël, l'inventeur canadien Reginald Fessenden entra dans l'histoire en transmettant la toute première émission de musique à la radio à travers l'Atlantique, depuis le Massachusetts. Le chant qu'il choisit était ce qui s’appelle en anglais « O Holy Night ».
Le premier morceau de musique jamais transmis par ondes radio à atteindre des oreilles humaines était un cantique de Noël écrit par un négociant en vin sceptique, que l'Église catholique avait tenté de faire interdire.

Des caisses « lentes » aux supermarchés pour permettre aux clients de bavarder

Aux Pays-Bas, la chaîne de supermarchés Jumbo a eu une idée aussi simple que touchante : créer des caisses lentes, appelées « Kletskassa » (caisse bavarde), spécialement conçues pour les clients qui ne sont pas pressés et qui souhaitent discuter un peu avec le caissier.
L'initiative, lancée en 2019 dans le cadre d'une campagne nationale contre la solitude, visait surtout les personnes âgées. Aux Pays-Bas, environ un tiers des plus de 75 ans déclarent se sentir seuls. Face au succès du concept, Jumbo l'a étendu à 200 magasins à travers le pays, en ajoutant même des « coins café » où les habitants peuvent se retrouver pour papoter.

 

Une île pour sauver des oiseaux

Alors que le monde construit des îles artificielles pour le luxe, la Pologne en a créé une pour sauver des oiseaux menacés.

Mais derrière cette histoire se cache un projet bien plus étonnant qu’un simple refuge.
Dans le lagon de la Vistule, les travaux maritimes nécessitaient de retirer d’énormes quantités de sable et de sédiments.
Plutôt que de simplement évacuer ces matériaux, une partie a servi à faire émerger une véritable île artificielle.
Son nom : Estyjska.
Et ses dimensions sont impressionnantes : environ 180 hectares, soit l’équivalent de plus de 250 terrains de football.
Pour former ses digues, près d’un million de tonnes de sable ont été nécessaires.
Cela représenterait environ 37 000 chargements de camions.
Mais l’objectif ne se limite pas à stocker les matériaux retirés lors des travaux.
L’île a aussi été pensée pour devenir un nouvel espace favorable à la biodiversité, notamment aux oiseaux.
Et la nature n’a pas attendu longtemps pour s’intéresser à ces nouveaux territoires artificiels.
Sur différentes îles créées dans les lagunes polonaises, des scientifiques ont observé l’installation spectaculaire de colonies d’oiseaux.
Dans le lagon de Szczecin, une autre zone aménagée de cette manière a même accueilli la plus grande colonie reproductrice d’avocettes élégantes jamais recensée en Pologne.
En 2023, les chercheurs y comptaient également environ 390 couples de sternes pierregarins.
Plus étonnant encore : un inventaire réalisé en 2024 sur l’île artificielle du lagon de la Vistule a recensé 118 espèces d’oiseaux.
 

« La Complainte amoureuse » d’Alphonse Allais

À la fin du 19e siècle, Alphonse Allais, écrivain plein d'humour, évoque dans ce poème une situation des plus courantes, celle d’un amoureux repoussé par une jeune fille. 
Pour ce faire, il rédige ces vers dans lesquels, combinée au passé simple, il use et abuse d’une forme relativement peu employée en français : l’imparfait du subjonctif. 
On savourera l’à-propos des rimes !
—•—
Complainte amoureuse

Oui, dès l’instant que je vous vis, 
Beauté féroce, vous me plûtes ; 
De l’amour qu’en vos yeux je pris, 
Sur-le-champ vous vous aperçûtes ; 
Mais de quel air froid vous reçûtes 
Tous les soins que pour vous je pris ! 
Combien de soupirs je rendis !
De quelle cruauté vous fûtes !
Et quel profond dédain vous eûtes
Pour les vœux que je vous offris !
En vain je priai, je gémis : 
Dans votre dureté vous sûtes 
Mépriser tout ce que je fis. 
Même un jour je vous écrivis 
Un billet tendre que vous lûtes, 
Et je ne sais comment vous pûtes 
De sang-froid voir ce que j’y mis. 
Ah ! fallait-il que je vous visse, 
Fallait-il que vous me plussiez, 
Qu’ingénument je vous le disse, 
Qu’avec orgueil vous vous tussiez ! 
Fallait-il que je vous aimasse, 
Que vous me désespérassiez, 
Et qu’en vain je m’opiniâtrasse, 
Et que je vous idolâtrasse 
Pour que vous m’assassinassiez !
       
Alphonse Allais (1854-1905)


jeudi 30 juillet 2026

Température du jour à Arvida (30 juillet 2026)


 

Pour parfumer les flatulences

Christian Poincheval, inventeur mayennais, a créé en 2006 un complément alimentaire destiné à parfumer les flatulences. Commercialisé sous la marque Lutin Malin, le produit est composé notamment de charbon végétal, de fenouil et d'algues, et promet des odeurs de rose, violette, chocolat, gingembre ou encore muguet. L'inventeur affirme avoir eu cette idée après une digestion difficile lors d'un repas entre amis. Le produit est aujourd'hui vendu en France et à l'étranger, notamment en Corée du Sud, et existe également en version pour chiens.