mercredi 16 juillet 2008

Un Enfant est torturé


Que le gouvernement du Canada, à cause, indéniablement, de la communauté de langue et de pensée, soit complice d'un gouvernement qui, depuis Guantanamo, n'est plus un état de droit, -donc n'est plus une démocratie malgré le fait que ses dirigeants soient élus-, que le gouvernement du Canada soit complice des États-Unis dans la torture et la vengeance exercées depuis six ans sur un enfant qui est l'un de ses citoyens est une honte.
Je parle naturellement d'Omar Khadr.

Vous comprendrez que j'ai plus que jamais une grande hâte que le Québec se sépare enfin de ce pays afin de ne plus jamais être entraîné dans l'injustice et la barbarie pour des raisons de communautés de langue et/ou de pensée et/ou de religion: celle de l'horrible loi du talion, celle de la Bible, qui imprègne la pensée de tous ces Protestants anglo-saxons et de ces Catholiques infectés.
Savez-vous que le Canada est le seul pays à ne pas avoir demandé le rapatriement de son prisonnier de
Guantanamo?
Même l'Australie, -cet indéfectible allié des États-Unis dans la barbarie-, l'a fait sachant très bien qu'on ne pouvait pas avoir confiance dans la justice états-unienne.
Seul le Canada fait confiance à cette «justice» que même ses propres tribunaux
condamnent. Honte!
Lire l'article du journal «Le Devoir» (ici)

mardi 15 juillet 2008

Température du 15 juillet 2008 à Saguenay

Matin---------------------------------------Midi

Shaw & Russel: jeunesse et idiotie

Deux citations décapantes que vous avez peut-être manquées dans le module «Citation» au cours des derniers jours (d'autres seront régulièrement publiées dans des notes car ces citations me semblent une intéressante source de réflexions).
Ces citations donc sont de deux Anglais (même si l'un d'eux est né à Dublin en Irlande: on verra un jour pourquoi je le qualifie d'«Anglais») et les Anglais ont une certaine réputation d'humour (qu'on pourrait définir comme de la cruauté exercée sur autrui (surtout) et parfois (rarement) sur soi). Jugez-en:


























(Cliquez sur les photos pour consulter les articles de Wikipedia sur cet auteur ou ce philosophe)


Delacroix, Révolution de Juillet, Stendhal


Vous avez peut-être manqué, dans la «Galerie d'art» de la colonne de droite, ce timbre de la Poste française reproduisant une partie d'une des plus célèbres toiles d'Eugène Delacroix.
Dont Baudelaire parlait ainsi dans Les Phares:


Delacroix, lac de sang hanté des mauvais anges,
Ombragé par un bois de sapins toujours vert,

Où, sous un ciel chagrin, des fanfares étranges

Passent, comme un soupir étouffé de Weber...

Ce n'est manifestement pas à partir du tableau du timbre poste qu'il a conçu ses vers.
Je ne l'ai pas manqué ce timbre en ce lendemain du 14 juillet -qui, en principe, ne commémore pas la prise de la Bastille en 1789, comme on le croit très souvent, mais la Fête de la Fédération, le 14 juillet 1790.
Le 14 juillet 1789, en effet, du sang avait été répandu et, à la fin du 19e siècle, quand on a proclamé le 14 juillet fête nationale de la France, on a refusé de commémorer une journée où le sang avait été répandu.
Ce que j'approuve pour ma part.

Je ne l'ai pas manqué parce qu'à franchement parler je préfère la Révolution de 1830 à celle de 1789 -qui a tué trop de personnes de valeur uniquement parce qu'elles déplaisaient à ce genre de fanatiques assoiffés de sang que je déteste, les «robespierristes», disons.
Et parce que la Révolution de 1789 en France a servi de modèle à l'une des plus grandes catastrophes de l'histoire du monde, la Révolution bolchévique de 1917 en Russie qui a amené, à mon sens, directement ou indirectement, toutes les régressions et tous les massacres aussi bien fascistes, que communistes et que capitalistes du 20e siècle.
La Révolution de 1830, quant à elle, a permis -entre autres choses mais celle-ci m'intéresse, moi, davantage- à Stendhal (portrait à droite, dans sa jeunesse, plus beau que dans ses portraits les plus répandus) de rentrer en grâce après les horreurs de la Restauration et d'avoir un petit emploi de consul à Civitavecchia (est-ce qu'on n'écrivait pas Civita Vecchia à l'époque?) dont les nombreux loisirs lui ont permis d'écrire La Chartreuse de Parme, un de mes romans favoris.
Auquel je ne me lasse pas de me reporter et qui a sans doute servi de socle à mon amour de l'Italie, disons de chacune des parties de l'Italie car j'aimerais que chacune de ces parties, à l'exception des États pontificaux, retrouve son indépendance et fasse encore briller sur le monde la lumière de l'intelligence et du raffinement italiens.
Mais voici le tableau de Delacroix dont la reproduction a servi de prétexte à cette note et qui magnifie les journées de juillet 1830 (les 27, 28 et 29,
qu'on appelle les «Trois Glorieuses») pendant lesquelles a eu lieu la Révolution de 1830, c'est «La Liberté guidant le peuple» que les Japonais ne vont pas beaucoup voir au Louvre, trop occupés qu'ils sont à aller jeter un court coup d'œil au petit rectangle de La Joconde en écrasant tout le monde pour y arriver.

(Cliquez les images pour zoomer)

lundi 14 juillet 2008

Température du 14 juillet 2008 à Saguenay

Matin---------------------------------------Midi

Fête de la France


(Cliquez l'image pour voir sa véritable dimension)


Ce poème d'un temps où Français et futurs Québécois partageaient la même patrie.
Pour les Québécois d'origine française, la France est leur «mère-patrie», ce qui est une expression intéressante puisqu'elle forme un oxymore.
Cette expression signifie en effet à la fois «pays des mères» et «pays des pères» car étymologiquement «patrie» signifie «pays des pères».
Pour les Québécois d'origine française (et, au bout de deux ou trois générations, pour les Québécois de toutes origines, puisque, par les femmes, la plupart du temps, tous les Québécois deviennent d'origine française par le sang et, bientôt, par la langue) la France est donc en même temps le pays des mères et le pays des pères.



dimanche 13 juillet 2008

Mithra sacrifiant un taureau

On voit souvent avec indifférence des représentations antiques comme celle-ci où Mithra sacrifie un taureau.

Comme le veulent les règles de cet art tous ont l'air serein, même la bête sacrifiée.
Mais quand on voit ce qu'il en est vraiment d'une bête sacrifiée, souffrant d'une infinie souffrance comme dans cette photo d'une corrida de Pampelune parue avant-hier ou hier dans le module «Actualités» en bas, on éprouve une immense compassion et on comprend pourquoi Nietzsche a éclaté en sanglots à Turin au spectacle d'un cocher frappant son cheval de sa cravache.


Spectacle insoutenable: toute la douleur et la souffrance du monde.
Dans notre cœur aussi.
Voici le passage émouvant de «L'Insoutenable légèreté de l'être» de Milan Kundera où les larmes de
Nietzsche sont racontées et expliquées:

En même temps, une autre image m'apparaît: Nietzsche sort d'un hôtel de Turin. Il aperçoit devant lui un cheval et un cocher qui le frappe à coups de cravache. Nietzsche s'approche du cheval, il lui prend l'encolure entre les bras sous les yeux du cocher et il éclate en sanglots.
Ça se passait en 1889 et Nietzsche s'était déjà éloigné, lui aussi, des hommes. Autrement dit: c'est précisément à ce moment-là que s'est déclarée sa maladie mentale. Mais selon moi, c'est bien là ce qui donne à son geste sa profonde signification. Nietzsche était venu demander au cheval pardon pour Descartes. Sa folie (donc son divorce d'avec l'humanité) commence à l'instant où il pleure sur le cheval.
Et c'est ce Nietzsche-là que j'aime...

Les bêtes sont nos frères et nos sœurs et tant que nous les tuerons comme nous les tuons nous nous tuerons comme nous nous tuons.

Température du 13 juillet 2008 à Saguenay

Matin---------------------------------------Midi

Lagarde et Michard du Moyen Âge

Je voulais vous présenter la page couverture numérisée de chacun de mes manuels de littérature de Lagarde et Michard dans une seule note, celle-ci.
Mais j'ai trouvé de tels trésors sur ces pages couverture que je vous les présenterai à tour de rôle accompagnées des images qui, selon moi, doivent les accompagner.
Un mot d'abord de ces manuels.

Ils ont été vilipendés dans les années soixante parce que, disait-on, ils mutilaient les œuvres en n'en présentant que des extraits.
Cela dit, ces vilipendeurs, pour leur part, s'intéressèrent exclusivement à ce qu'ils ont appelé les «incipits», c'est-à-dire le début des œuvres, parfois le premier paragraphe seulement, et c'est le seul élément de l'œuvre qu'ils étudiaient avec leurs lecteurs ou leurs étudiants sous prétexte que toute l'œuvre s'y retrouvait en miniature (ce serait une «mise en abyme» de principe).
Mutilation pour mutilation, je préfère l'ancienne qui avait l'avantage de puiser des extraits un peu partout dans l'œuvre, comme des coups de sonde, et, éventuellement, pouvait inciter à aller combler les manques par la lecture de l'œuvre complète.
L'idolâtrie du texte intégral (avec les accommodements de l'«incipit») a, selon mon expérience, plutôt éloigné de la littérature.
Comme l'idolâtrie de la langue vernaculaire et de la Bible intégrale préconisée par le Concile de Vatican II a éloigné de la pratique religieuse et de la religion en général.
Les étudiants aujourd'hui ne veulent plus lire mais faire de la littérature et ils le font mal puisqu'ils ne lisent pas, ne savent pas ce que c'est, et répètent mal ce qui a déjà été bien fait.

Et comme ils ont surtout été nourris de théories ils en mettent beaucoup dans leurs écrits ne sachant pas que, selon Marcel Proust,

«Une œuvre où il y a des théories est comme un objet sur lequel on laisse la marque du prix».

Les années soixante, dans tous les domaines mais surtout dans le domaine intellectuel, ont été, je crois, l'une des pires décennies du 20e siècle, qui ne manque pourtant pas d'horribles décennies.

J'y reviendrai un jour.
En attendant disons que j'ai la faiblesse d'aimer beaucoup les anthologies. Et, donc, les manuels qui présentent des extraits.
Mais revenons à notre page couverture d'aujourd'hui, celle du Lagarde et Michard du Moyen Âge.

La voici:


Cette page couverture -très belle- reproduit le mois de mai des «Très Riches Heures du duc de Berry» créées au 15e siècle (entre 1412 et 1416) par les Frères Limbourg (surtout) et Jean Colombe.
Voici la reproduction de l'original de ce mois de mai (je possède une reproduction des «Très Riches Heures»):


Dans mes recherches pour retrouver cette reproduction de l'original je suis tombé sur la reproduction de deux autres mois, le mois de septembre et le mois d'octobre où sont représentées deux merveilles de châteaux médiévaux français, le château de Saumur -qui existe encore mais que l'enluminure présente dans toute sa nouveauté (il venait d'être construit)- et le château du Louvre, remplacé bientôt par le palais qui abrite maintenant le musée du même nom.
Voici septembre et Saumur:


Voici octobre et le Louvre du Moyen Âge:


Voilà d'où sortent, à mon sens, les châteaux des contes et des rêves, que tentent bien imparfaitement d'imiter les DisneyWorld de ce monde.
On peut encore voir les fondations de ce Louvre ancien sous le Louvre actuel et le château de Saumur existe encore et mériterait qu'on lui redonne l'éclat qu'il conserve dans l'art, avec ses toits bleus, ses oriflammes et ses fleurs de lys d'or. Voyez:

Comparez avec le château médiéval -celui de l'art (que je vous ai présenté au début de ce billet, mais voici pour vous souvenir et vous faciliter la tâche) :


Mais regardez de plus près le Louvre qui sera détruit à la Renaissance, ne méritait-il pas lui aussi de survivre?


(Cliquez les images pour zoomer)

samedi 12 juillet 2008

Température du 12 juillet 2008 à Saguenay

Matin---------------------------------------Midi

Abus sexuels, abus criminels


Cette nouvelle aujourd'hui dans les «Actualités» du pied de page de ce blogue.
Le pape s'excusera-t-il aussi un jour des abus criminels des papes?

Salle Murdock et Centre des arts et de la culture

Voici, prises cet après-midi même (tout à l'heure), des photos du bâtiment où est située la Salle Murdock dont j'ai parlé hier à propos de la représentation de «Nono» de Sacha Guitry (ici).
Je le constate, il existe sur Internet beaucoup de photos des grandes villes du monde et même des petites villes européennes mais pas beaucoup des villes québécoises, hors de Montréal et de Québec.
Quand je parle d'un emplacement de Saguenay, qu'importe l'arrondissement -La Baie, Chicoutimi, Jonquière- ou qu'importe l'ancienne ville -Arvida, Chicoutimi-Nord, Kénogami, Rivière-du-Moulin, etc.- ou quand je parle des anciens villages -Shipshaw, St-Cyriac, Pibrac, etc.- je n'en trouve pas de photos.
J'ai donc entrepris d'en prendre systématiquement quand une balade ou une sortie m'amène quelque part.
Bientôt les lieux de Saguenay et, éventuellement, des villes et villages du Saguenay-Lac St-Jean (Alma, Roberval, Chambord, St-Fulgence, Dolbeau-Mistassini, etc.) seront représentés sur le grand réseau.

Voici donc deux photos, la première de l'emplacement de la Salle Murdock dans le bâtiment du Centre des arts et de la culture de l'arrondissement de Chicoutimi, la seconde du bâtiment du Centre vu plus largement mais en direction de l'entrée de la Salle Murdock:


Dans ce bâtiment il y a aussi la bibliothèque de l'arrondissement de Chicoutimi. Voici l'entrée de cette bibliothèque qui est en réseau avec les bibliothèques des autres arrondissements de Saguenay:

(Cliquez les photos pour zoomer)

vendredi 11 juillet 2008

Température du 11 juillet 2008 à Saguenay

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«Nono» de Sacha Guitry par le Théâtre 100 Masques

Ce soir au théâtre, «Nono» de Sacha Guitry (à droite) par le Théâtre 100 Masques de Saguenay, à la Salle Murdock.
Christiane Laforge a déjà excellemment parlé de la représentation de cette pièce (ici). Et Jean-François Caron dans «Voir» ().
La mise en scène (de Dario Larouche -qui y va d'une réflexion auto-critique dans son blogue
clic) me semble avoir complètement renouvelé ce texte bien vieillot, grâce au maquillage des acteurs et à leur jeu presque robotique tant il est plein de tics et d'automatismes et grâce à certains de leurs accessoires et costumes (aboutissant à une sorte de commedia dell'arte un peu clownesque et moderne si je puis dire).
Mais ce qui m'a en outre intéressé c'est l'intégration des commanditaires à la pièce: au lieu de faire des entractes, les acteurs jouaient -dans le même ton que la pièce- une petite scène où ils joignaient leur amour du théâtre à celui -présumé- des commanditaires dont le «mécénat» les avait aidé à monter leur spectacle.

Parfois aussi une voix «off» interrompait l'action pour nommer un mécène.
Je me disais qu'à une époque donnée la forme dominante de divertissement impose sa manière de fonctionner à toutes les autres.
Et même à d'autres formes de vie qu'aux formes de divertissement, comme on voit le théâtre -forme de divertissement dominante au 17e siècle- imposer ses formes à la cour de Louis XIV par exemple ou aux cérémonies religieuses ou aux tableaux de l'époque (voir ci-dessous, un tableau du Louvre, «L'Inspiration du poète» de Nicolas Poussin).

On voit bien que la télévision est (encore) la forme dominante de divertissement actuelle et qu'elle impose ses interruptions ou ses placements publicitaires aussi bien au cinéma (la chose y est devenue endémique ces dernières années) qu'ici, au théâtre, où cependant c'est la première fois que je vois ces interruptions et placements traités de manière aussi drôle et ingénieuse.
Je me demande quelles manières Internet (bientôt forme de divertissement dominante) imposera aux autres formes de divertissement et de vie.


Ce tableau est important pour moi, il représente Orphée et les Muses et il illustrait la couverture du Lagarde et Michard du 17e siècle, le manuel où nous étudiions la littérature classique française quand j'étais jeune (il y avait d'autres tomes du Lagarde et Michard pour les autres siècles de littérature française, que je vous présenterai éventuellement). Il est théâtral ce tableau parce que le poète y est présenté en interaction avec d'autres personnages pour écrire ses vers: on lui souffle à l'oreille, il dicte. Il fait ses vers en dialoguant, en récitant et en écoutant des répliques, si je puis dire, comme au théâtre.
Un tableau du 19e siècle sur le même thème aurait présenté le poète seul sans doute, quoique Musset se présente dialoguant avec sa Muse dans les «Nuits». Mais
Musset était surtout un auteur dramatique , n'est-ce pas?

jeudi 10 juillet 2008

Température du 10 juillet 2008 à Saguenay

Matin---------------------------------------Midi

Nouveaux Modules ajoutés à ce blogue

Pas de nouvelles notes aujourd'hui, excepté celle-ci (une nouvelle note donc) pour énumérer les nouveaux modules que j'ai ajoutés aujourd'hui dans la colonne de droite et dans l'espace du pied de page de ce blogue.

1. Un module de citations qui remplace le module de «citation du jour» qui existait auparavant. La citation de ce module se renouvelle maintenant à chacune de vos visites.

2. Un module de pensées sur lequel vous pouvez agir en appuyant sur le bouton «Rafraîchir».

3. Un module intitulé «Le saviez-vous?» qui a pour objectif de vous apprendre des choses que vous ne connaissez peut-être pas.

4. Un module de Mediaco comportant plusieurs dictionnaires: un dictionnaire de définitions, un dictionnaire d'homonymes et de paronymes, un dictionnaire de synonymes, un dictionnaire de conjugaison (pour les verbes), un dictionnaire des expressions comprenant le(s) terme(s) sur lequel vous effectuez des recherches, un dictionnaire français-anglais et un dictionnaire anglais-français.

5. Enfin, un module de nouvelles en images de l'agence de presse Reuters. Ce module donne des explications en anglais mais je n'ai pas trouvé d'équivalent en français. Je le recherche avec persévérance. Je conserverai celui de Reuters tant que ne trouverai pas aussi bien.

mercredi 9 juillet 2008

Température du 9 juillet 2008 à Saguenay

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L'Origine historique de l'égalité des sexes

Cette note inaugure une série de notes publiées à intervalles irréguliers portant sur le bien sortant du mal et que je place sous le patronage de Nietzsche et de la citation de lui qui apparaît à droite.
Cette citation apparaîtra dans chacune des notes de cette série.

Je ne sais pas quelle était la maladie d'Henry VIII Tudor.
Elle se manifestait par une obésité maladive. Par une impuissance sexuelle rageuse. Par l'obsession d'avoir un successeur de son sang (on devrait plutôt dire «de son sperme» si la chose se disait). Par un viscéral désir de meurtre.
Qu'il a pu satisfaire, entre autres, sur celles de ses femmes qui étaient ses sujettes. Anne Boleyn et Catherine Howard sont en effet exécutées.
Jeanne Seymour, quant à elle, meurt en couches en lui donnant le fils qu'il désirait tant.
Catherine Parr doit sa survie à la mort d'
Henry.
Quant à Catherine d'Aragon et à Anne de Clèves, elles étaient des princesses étrangères, avaient un sang qu'
Henry VIII (de gré ou de force) respectait et des protecteurs impériaux ou princiers étrangers.
Leur exécution fut plus dissimulée ou différée.
D'où provenait cette maladie? Syphilis? Névrose? Psychose?
L'hérédité était lourde et l'enfance perturbée.
Quoi qu'il en soit, cette maladie d'
Henry VIII est à l'origine de deux choses de conséquences.
Premièrement le testament d'
Henry VIII (enregistré par le Parlement) qui précisait l'ordre de sa succession: son fils (Édouard VI photo à gauche) d'abord. Puis si celui-ci décédait sans enfant, sa fille Marie. Puis si celle-ci décédait sans enfant, sa fille Élizabeth (celle-ci a été le plus grand roi d'Angleterre).
Pour la première fois pendant l'ère moderne, dans un pays occidental important, des femmes pouvaient non seulement transmettre le droit de régner mais régner elle-même (je compte pour rien la reine Mathilde et la reine Marguerite de Danemark car cette dernière ne se considérait pas comme régnante).
À partir de
Marie et d'Élizabeth des femmes purent légitimement être monarques d'Angleterre et du Royaume-Uni (et d'autres pays si l'on pense à Christine de Suède et aux tsarines russes).
Et la plupart de ces femmes furent de meilleurs monarques que les hommes qui
régnèrent avant et après elles.
Deuxième chose amenée par la maladie d'
Henry: la fondation de l'Église anglicane (fondée seulement pour que le roi puisse divorcer).
Et cette
Église vient de reconnaître aux femmes le droit d'être évêques et archevêques (voir une évêque à droite parmi des évêques et des archevêques: que cela fait plaisir à voir).
Du mal (double ou triple dans certains cas) est sorti le bien.
Le bien c'est-à-dire l'égalité des femmes.
Quant aux évêques et archevêques africains et autres traditionnalistes, je dois dire que je désespère de l'
Afrique ces temps-ci devant ces hommes qui tentent de tirer la civilisation par en arrière et s'allient aux conservateurs et aux dictateurs meurtriers (entendre chinois, saoudiens, islamistes et catholiques*) quand ils n'en sont pas eux-mêmes.
L'Affaire Mugabe est symptomatique.
Il me semble que la majorité des possesseurs de pouvoir en Afrique seraient à renverser avant qu'ils ne contaminent le reste de la planète avec leurs idées rétrogrades sur l'égalité des sexes et sur l'égalité des humains.
Même en Afrique du sud on voit bien que Mandela était une absolue exception.

*En interdisant l'usage du condom pour éviter la propagation du sida, le pape (monarque absolu, c'est-à-dire dictateur) et l'Église catholique se rendent coupables de meurtres.
Mais ils sont coutumiers de meurtres commis au nom de principes non fondés, c'est le fil de leur histoire.