
Neige au sol ce soir. Au moins 4 cm. Sera-t-elle définitive?
Je n'ai rien d'autre à vous présenter à cette heure que cette vidéo -tournée par Jean-Christophe Averty- de Marie Laforêt chantant «Aux marches du palais», en noir et blanc mais avec ses grands yeux verts que je vous présente ci-dessus (je suis tombé sur cette vidéo ce soir par hasard):
Aux marches du palais.
Aux marches du palais.
Aux marches du palais.
Y a une tant belle fille, Lonla,
Y a une tant belle fille.
Elle a tant d'amoureux.
Elle a tant d'amoureux.
Qu'elle ne sait lequel prendre, Lonla.
Qu'elle ne sait lequel prendre.
C'est un p'tit cordonnier.
C'est un p'tit cordonnier.
Qu'a eu la préférence, Lonla.
Qu'a eu la préférence.
Et c'est en la chaussant.
Et c'est en la chaussant.
Qu'il fit sa confidence, Lonla.
Qu'il fit sa confidence.
La belle si tu voulais.
La belle si tu voulais.
Nous dormirions ensemble, Lonla.
Nous dormirions ensemble.
Dans un grand lit carré.
Dans un grand lit carré.
Orné de toile blanche, Lonla.
Orné de toile blanche.
Aux quatre coins du lit.
Aux quatre coins du lit.
Un bouquet de pervenches, Lonla.
Un bouquet de pervenches.
Dans le mitan du lit.
Dans le mitan du lit.
La rivière est profonde, Lonla.
La rivière est profonde.
Tous les chevaux du Roi.
Tous les chevaux du Roi.
Pourraient y boire ensemble, Lonla.
Pourraient y boire ensemble.
Et nous y dormirions.
Et nous y dormirions.
Jusqu'à la fin du monde, Lonla.
Jusqu'à la fin du monde.



Un compagnon d'entraînement (c'est la journée des compagnons d'entraînement) qui s'appelle Jacques comme moi, me voyant saluer un autre compagnon d'entraînement qui s'appelle également Jacques (heureusement qu'il y a les noms de famille pour nous distinguer*) me dit:
«Ce doit être la raison pour laquelle il y a un «s» à «Jacques»: nous sommes vraiment très nombreux».
J'ajouterais: surtout parmi ceux qui sont nés au début du «baby boom» d'après-guerre, dans la deuxième moitié des années quarante.
Mais cela date peut-être de plus loin: les paysans étaient si nombreux à s'appeler Jacques au Moyen Âge que lorsqu'ils se révoltaient (avec raison, je crois) contre leurs maîtres clercs ou nobles on appelait leurs révoltes des «jacqueries», des révoltes de Jacques.
* Au Québec les noms de familles sont si peu nombreux qu'il y a au moins trois colonnes (sinon plus) de personnes qui portent et mon prénom et mon nom dans le bottin téléphonique de ma petite région. C'est la même chose pour tous les Jacques. Misère, cela est la source de bien des appels erronés!
Un compagnon d'entraînement retraité comme moi, ce matin (je le rencontre à peu près tous les mardis et jeudis), pendant que nous pédalons avec force et constance sur notre vélo stationnaire:
«Parfois une folle envie me prend de me dépenser, refaire le balcon, rénover le garage, ramasser les feuilles avec le râteau, peindre une chambre, ranger le sous-sol ...
Je m'assieds 5 minutes pour savoir par où je vais commencer, je réfléchis un peu et l'envie me passe assez rapidement.
Il faut savoir résister à ces folles envies quand on est à la retraite. Cinq minutes de réflexion suffisent généralement».
Et moi de l'approuver fortement car on ne saurait mieux dire.
Définition de « conviction » : certitude que l’on a de la vérité d’un fait, d’un principe.


Dans le journal Le Figaro d'hier, André Glucksmann, un philosophe (photo à gauche), s'étonne (et avec raison, me semble-t-il):
Étonnons-nous de nous. L'électeur américain s'est offert une «obamania» politique et festive, sagement majoritaire en bonne démocratie, avec un score adulte de 53 %. Le spectateur européen a cultivé, bien avant les résultats, une «obamanie» unanimiste, nord-coréenne et quasi religieuse à 84 %. Le taux d'adulation atteint parfois 93 % ! Comme si le Messie était apparu, non à Washington, mais entre Paris et Rome, Berlin et Bruxelles, comme s'il étendait son aile conciliatrice sur l'ensemble de la planète. Nous, Européens, avons allègrement gommé toutes les aspérités du candidat. Il soutient la peine de mort que nous sommes si fiers d'abolir. Il n'interdit pas la vente libre des armes qui nous paraissaient jusqu'à hier le signe fatidique de la barbarie américaine et de cette mentalité de cow-boy que nous, gens de qualité et de raffinements multiséculaires, vomissons. Wall Street, le temple honni de la spéculation carnassière, l'a choisi et financé, ce qui n'inquiète manifestement plus nos gauches antilibérales.
L'un des édifices les plus éblouissants et les plus représentatifs de l'art du 20e siècle à Barcelone est le «Palau de la Música Catalana», le Palais de la musique catalane (ci-haut, une partie de la façade de l'édifice).
Il a été construit en 1908 sur les plans de l'architecte Lluís Domènech i Montaner qui est un contemporain d'Antoni Gaudí, le génial architecte de la Sagrada Familia dont ma femme a déjà parlé dans son blogue (ici) et dont je parlerai un jour.
Le style d'architecture du «Palau» est le «Modernismo» qui est la version catalane (ou espagnole?) de ce qu'on appelle l'«Art nouveau» en France (et dans les pays francophones), «Tiffany» aux États-Unis (Tiffany est une commerciale déposée, il n'est donc pas possible d'avoir un article de Wikipédia portant sur les particularités du style «Tiffany»*, voyez à «Art nouveau»), «Sezessionsstil» en Autriche, etc.
Le «Palau de la Música» est constitué de divers éléments d'un extrême intérêt mais je voudrais aujourd'hui vous présenter seulement la lumineuse coupole inversée en verres multicolores qui surplombe la salle de spectacle.
Vous pourrez juger vous-même de son intérêt.
Les photos ont été prises soit par moi-même, soit par ma femme, soit trouvées sur Internet, soit numérisées à partir du petit livre consacré au «Palau» que nous y avons acquis: il s'agissait de vous en présenter aussi certains aspects auxquels nous n'avons pas pu avoir accès lors de la représentation à laquelle nous avons assisté au mois de septembre dernier.
Je vous présenterai plus tard d'autres éléments de ce bâtiment remarquable.
Vous remarquerez que les photos sont ordonnées et présentent une vue de plus en plus rapprochée de la coupole de verres multicolores.



Comme d'habitude dans les notes de ce blogue, cliquez les images pour zoomer.
Et voici la musique que nous aurions dû entendre dans ce palais de la musique mais que nous n'y avons pas entendue, remplacée qu'elle était par d'inintéressantes bluettes interprétées par des interprètes sans âme à destination de touristes sans trop d'exigences.
Il s'agit de la Danza ritual del fuego (la Danse rituelle du feu) tirée d'El amor brujo de Manuel de Falla, interprétée le 20 juin 2007 par l'Orchestre symphonique de Chicago sous la direction de Daniel Barenboïm (on se serait même contenté d'un pianiste seul pourvu qu'il ne joue pas mal):
Paysage de fin d'automne (photo prise hier matin, 10 novembre).
Toutes les feuilles des arbres ont chu par terre maintenant dans ma rue (voyez-les, toutes n'ont pas été ramassées par les services municipaux).
Tout attend la neige qui ne devrait pas tarder, pour mettre de la lumière dans tout cela.
En attendant, éprouvez un peu de la mélancolie qui flotte dans l'air.
Vous vous souvenez du pape Jean-Paul 1er? Non sans doute. Le show-business de son successeur l'a très vite enterré.
Et la reprise de son nom par celui-ci a constitué, si l'on peut dire, un deuxième enterrement (il y en aura d'autres, la Curie romaine s'en chargera).
Son nom de citoyen était Albino Luciani. Sa photo est à gauche.
Lors d'un de ses discours, après son élection, il avait prononcé une phrase qui mérite pourtant de rester pour toujours dans les mémoires.
Peut-être était-ce une citation ou une phrase inspirée de l'antique, on ne sait jamais avec ces prélats romains.
On aurait dit que cette phrase était prononcée par un père conscrit de la vieille République romaine.
C'est sans doute cette filiation qui a hâté sa fin prématurée. À Rome on aime les empereurs sanglants et on assassine les sages et les pères conscrits.
Voici cette phrase.



Cette page couverture du début des années 80 de LIFE est tellement fabriquée (ou, à défaut d'être fabriquée, si soigneusement sélectionnée) pour correspondre à un certain nombre de perceptions que je ne peux pas m'empêcher de vous la présenter.
Dans «Le Devoir» du week-end*, le compte rendu par Michel Lapierre d'un livre de Jacques Portes, professeur français (naturellement, qui, à part un Français, peut occuper un poste de professeur dans une université française?) d'histoire de l'Amérique du Nord à l'Université de Paris-VIII (Vincennes-Saint-Denis).