Les visiteurs voudront bien remarquer un nouvel outil de traduction dans la colonne de droite. Cet outil traduit en 21 langues (d'autres s'ajouteront peut-être dans l'avenir) à partir du français et est fourni par Google.
Il s'agit d'un outil de traduction automatique et la traduction est parfois (toujours?) approximative.
Mais il peut vous rendre quelque service si votre langue maternelle n'est pas le français.
mercredi 9 juillet 2008
Nouvel Outil de traduction
mardi 8 juillet 2008
L'Or et les Torsions de la Contre-Réforme


J'aime les cérémonies catholiques (du moins celles pour lesquelles les plus grands musiciens occidentaux ont composé des musiques, pas celles qui, sous des prétextes de démocratisation, font un appel sirupeux et vénal à des chansons populaires).
Mais je n'aime ni le catholicisme ni l'Église catholique romaine (vous l'auriez un peu deviné, n'est-ce pas ?).
Mais je n'aime pas non plus le protestantisme car les fondateurs de celui-ci (Luther*, Calvin, Knox, etc.) me semblent les talibans du christianisme avec leurs affirmations selon lesquelles le salut viendrait de la seule grâce de Dieu.
Ou selon lesquelles tous les humains, dès leur naissance, sont prédestinés au salut ou à la damnation sans possibilité d'infléchir ce destin.
Tout cela en se fondant sur des écrits qu'ils croient (ou prétendent) dictés par Dieu mais qui sont -comme tous les écrits de ce genre- le fruit du hasard, des circonstances, des désirs et des appétits des fondateurs du christianisme (ou des religions en général).
Mais je jouis de la désapprobation des Protestants devant le si baroque baldaquin doré (œuvre de François Baillargé) de la cathédrale Notre-Dame de Québec (la façade de la cathédrale est en bas ; le baldaquin en haut dans deux photos que je place de façon à effectuer un zoom avant sur le baldaquin).
Quand je vais dans cette cathédrale ce n'est pas pour prier mais pour jouir de cet art de la Contre-Réforme (dont je remercie l'Histoire) et pour jouir du mépris que je ressens pour les croyants qui méprisent les arts et les merveilles du monde (voir la première note de ce blogue).
Et qui croient dans la fatalité.
Les talibans de toutes les religions. Assassins et graines d'assassins.

* Luther m'est cependant sympathique pour d'autres raisons. J'en parlerai dans une note ultérieure.
lundi 7 juillet 2008
David Bierk
Outre l'exposition d'Hélène Beck dont j'ai parlé hier, le Centre national d'exposition de Jonquière présente une exposition intitulée «La Photographie peinte».
Elle présente des oeuvres de David Bierk, Sarah Nind (le lien conduit à une page en anglais) et Jaclyn Shoub.
Ce sont les œuvres de David Bierk (à droite- 1944-2002) qui m'ont davantage intéressé.
Voici la page couverture du dépliant présentant l'exposition, où l'une de ses œuvres est photographiée:
Il s'agit d'une peinture -qu'on pourrait dire traditionnelle-, un paysage.
Là où elle n'est pas traditionnelle c'est qu'elle est peinte sur une photographie dont certaines portions -une «colonne» à l'extrême-gauche, un rectangle qui couvre la majeure partie du côté droit-, sans doute avant que la photographie ne soit peinte, ont reçu un traitement qui les font différer du reste de la peinture.
Il s'agit de «[j]uxtaposer mais aussi confronter en un même espace pictural le passé et le présent [cela constituant] l'une des clés permettant de pénétrer l'œuvre complexe et raffinée de cet artiste» (Biographie de Bierk telle qu'elle est rédigée sur cette page (clic) de présentation de l'artiste de la Galerie de Bellefeuille -suivez ce lien car cette page présente plusieurs œuvres de Bierk).
Le passé, c'est-à-dire la peinture; le présent, c'est-à-dire la photographie -qui marque sa présence à la fois dans la représentation figurative du paysage et dans les portions «altérées» de la peinture.
Cette confrontation a pris d'autres formes dans le cheminement de l'artiste, notamment dans l'emprunt (parfois photographique) d'éléments de peintures célèbres anciennes, agrandis et repeints.
Comme dans l'œuvre ci-dessous (elle n'est pas à Jonquière, ni aucune des peintures de cette manière), décrite ainsi: «Huile sur cuivre, huile sur photographie sur panneau, acier» et intitulée «A Question of Balance, from Gauguin»:
Mon intérêt provient naturellement des effets de représentation dans la représentation, de mise en abyme, qu'en réfléchissant un peu, on peut y percevoir et y étudier.
dimanche 6 juillet 2008
Exposition Hélène Beck
Au Centre national d'exposition de Jonquière cet après-midi, visite à l'exposition d'Hélène Beck.Christiane Laforge a très bien parlé de cette exposition (ici et là).
Je n'en parlerai que pour dire que Madame Beck et moi (c'est un honneur pour moi) partageons les mêmes souvenirs sur les mœurs et coutumes traditionnelles québécoises.
Témoin le tableau central du triptyque sur la saint Jean-Baptiste que vous voyez ci-dessus.
Je vous ai parlé (clic pour y être) de cette fête récemment (photo de ce tableau avec les deux autres tableaux du triptyque ici).
Le saint Jean blond aux yeux bleus avec les cheveux frisés me semble plus âgé que les saints Jean de 3 ans dont je me souvenais mais cela dépend peut-être de la différence des villes où avaient lieu les défilés.
Car les villes et les villages étaient en concurrence, c'était à qui présenterait le plus beau défilé (appelé, en ancien québécois, « parade »).
D'autres toiles-témoignages bientôt et la présentation d'autres éléments des expositions du Centre national -qui me semblent toutes d'un intérêt extrême (celle de « la photographie peinte » notamment).
samedi 5 juillet 2008
L'histoire bégaie
On croyait que c'était la maladie de notre époque, surtout en ce qui concerne l'écriture de livres (ou, pire encore, de blogues) mais elle sévissait déjà au premier siècle avant notre ère.
Voyez ce qu'écrivait Cicéron (à gauche):
«Les temps sont durs. Les enfants n'obéissent plus à leurs parents, et tout le monde écrit un livre.»
À droite un manuscrit médiéval avec ses enluminures
de «La Rhétorique» de Cicéron où celui-ci enseignait, outre l'art de parler, l'art d'écrire (il s'agit du manuscrit de la 1ère traduction française vers 1282).
Cicéron est donc en partie responsable de ce dont il se plaint, comme le professeur dans l'enluminure, qui enseigne un enfant.
Quatre-z-yeux
vendredi 4 juillet 2008
jeudi 3 juillet 2008
Québec, ville de grands parcs urbains et de jardins

Des gens (des Montréalais de culture anglophone pour la plupart -qui n'ont pas l'intelligence de voir plus loin que les États-Unis ou le Canada) prétendent que Québec n'est rien d'autre qu'une ennuyeuse petite ville provinciale française.
Ils ne l'ont jamais visitée et, en réalité, expriment par là leur indéracinable francophobie et leur racisme soigneusement (croient-ils) dissimulé.
En réalité Québec est aussi une ville de grands parcs urbains et de jardins, comme une ville britannique.
Voyez sur la carte ci-haut. Tout ce qui est en vert ce sont des parcs, aussi vastes, sinon plus, que «Hyde Park» ou «Regent's Park» à Londres.
Car Québec est aussi une ville britannique.
Et nul, plus que les Anglo-saxons, n'est plus respectueux de l'héritage de cet Empire romain ou de ce Royaume de France dont ils auraient tant aimé être les citoyens, eux, les Barbares venus de leur lointaine Germanie nordique envahir les terres romaines et qui s'appliquent avec tant de minutieuse attention à imiter les peuples originaires de l'intérieur du grand Empire ou les peuples barbares comme eux qui en ont adopté les mœurs et la langue.
J'en reparlerai un jour mais y a-t-il un lieu de l'ancien Empire romain où l'on a mieux préservé les thermes romains dans leur état primitif qu'à Bath (Bath est l'une des plus belles villes du monde)?
À Rome les papes les ont peu à peu défaits (ainsi que tout ce qui était romain) pour en construire leurs églises et leurs palais (que je ne qualifierai pas ici).
Et je ne parle pas des autres lieux de l'Empire qui sont restés aux mains des descendants des Romains.
Ceux-ci se croyaient tout permis et ils ont à peu près tout détruit.
Et que faisaient les rois anglais (jusqu'à Georges IV qui manifestement n'avait aucun droit pour le faire) dès qu'une guerre se déclarait entre la France et l'Angleterre? Ils se proclamaient rois de France!
Qu'ils auraient aimé l'être!
À Québec, -cette partie de la France en Amérique-, ils ont reconstruit ou aidé à restaurer la ville française qu'ils avaient détruite par leurs bombardements et, hors les murs, ils ont conçu et agencé ces grands parcs -à l'anglaise- et ces jardins d'Angleterre que le monde leur envie tant.
Voilà Québec : ville française respectueusement restaurée avec la bénédiction et l'aide des Britanniques, et ville anglaise, c'est-à-dire peuplée de grands arbres, de pelouses sans fin et de fleurs, outre les gens et les bâtiments.
Voyez ci-dessous une photo du Parc des Champs de bataille. À deux pas du centre-ville de Québec . Et il y a le Parc du Bois de Coulonge et le Parc du Domaine de Maizerets. D'autres encore.
mercredi 2 juillet 2008
Anniversaires du 3 juillet
Le 3 juillet c'est l'anniversaire de mon fils, et c'est l'anniversaire de Québec.
Cette année Québec a 400 ans et mon fils vraiment beaucoup moins.
Mais il est né en 1976, une date également importante pour le Québec puisque c'est cette année-là qu'a été élu le parti qui comme moi désire, avec l'accord des Québécois, l'indépendance de notre nation.
Demain, donc, c'est l'anniversaire de la fondation de Québec, en 1608, sous le règne du roi Henri IV et sous un drapeau qui ressemblait à celui-ci:
À l'époque fonder Québec c'était fonder quelque chose de beaucoup plus grand qu'une ville.
C'était fonder un empire qui s'est ultérieurement étendu sur la majeure partie du continent nord-américain.
Il ne reste de français qu'une petite partie de cet empire, le Québec, unique héritier puisque seul il en a conservé la langue, l'esprit et, comme symbole, un drapeau qui ressemble à ceux de l'empire français d'Amérique.
Le Canada désirerait bien être l'héritier de cet empire mais il ne le peut pas car il a choisi volontairement d'être l'héritier d'un autre empire -l'empire britannique- dont il a gardé la langue, l'esprit et les couleurs dans son drapeau (le rouge du drapeau canadien, dans la loi de son adoption, est décrit comme le rouge du «red ensign», un des drapeaux anglais).
Cette partie qui reste de l'immense empire français forme une nation qui aspire à la liberté.
Il y a, sur les Plaines d'Abraham, là où l'empire français est tombé en 1759, une sculpture qui symbolise ce rêve. Elle est de Charles Daudelin et elle s'appelle «Liberté». La voici:
Elle est, selon moi, mais de manière évidente, faite pour ressembler à un homme dont les grands bras font le signe de la victoire et qui, en 1967, a crié au balcon de l'Hôtel de ville de Montréal: «Vive le Québec libre». C'est le général de Gaulle (le voici au balcon):
Ce désir de liberté Charles Daudelin l'a symbolisé dans d'autres sculptures.
Dans celle qui est devant la Gare du Palais de Québec, -la gare construite dans le même style de château médiéval français que le Château Frontenac-, et qui s'appelle «Éclatement II»:
Et dans celle de la Place du Québec à Paris, près de l'église de Saint-Germain-des-Prés et qui s'appelle «Embâcle» («Éclatement II» est en quelque sorte la suite d'«Embâcle»):
Je souhaite au Québec, en ce 400e anniversaire de la fondation de sa ville capitale, que bientôt son désir de liberté fasse éclater les pierres de sa crainte, comme dans l'«Embâcle» de Paris, et jaillisse comme l'eau de la fontaine «Éclatement II» de la Gare du Palais à Québec.
mardi 1 juillet 2008
Billy le chat
Voici Billy le chat.
J'ai refait sa connaissance tout à l'heure après une année ou deux car il habite en face de chez moi mais ne sort pas beaucoup (c'est un chat de maison).
Ses magnifiques yeux bleus m'ont tout à fait conquis, ainsi que son long poil aussi doux que du duvet.
Je vous présente donc ce bel être dont les ancêtres vivaient dans l'Himalaya. C'est la raison pour laquelle ils ont développé cette superbe fourrure dont Billy a hérité et qui, sans doute, lui donne des petits ennuis (vite oubliés en dormant) lorsqu'il fait trop chaud à Saguenay (un jour ou deux par an).
Millésimes du Journal «La Presse»
Voici une partie (de 1996 à 2006) du tableau annuel des millésimes des vins publié par le journal «La Presse» dans son édition papier du samedi 28 juin. Tous les droits lui sont réservés.
Il me semble très utile à mes visiteurs amateurs de vins et à moi-même.




















