samedi 15 mars 2014

C'est l'obéissance du troupeau de moutons que l'église chrétienne prêche à ses fidèles

Je contemplais innocemment cette photo du chœur de la basilique Saint-Apollinaire de Ravenne, particulièrement ces charmants moutons (peut-être des agneaux, pourquoi pas ?) tous docilement tournés vers la figure centrale de saint Apollinaire et, peut-être, vers la croix qui le surplombe.
Voyez :


Et tout à coup une illumination m'est venue : j'ai compris pourquoi les évangiles utilisaient si souvent la métaphore du « bon berger » et du troupeau dont il était soucieux.
C'est que ledit troupeau est effectivement composé de moutons (et aussi de brebis et d'agneaux, bien évidemment) et que cet animal est celui que l'on pourrait définir comme le plus obéissant.
Obéissant :  non l'individu mouton en lui-même mais le mouton comme membre d'un troupeau !
Un mouton suit en effet aveuglément les mouvements du troupeau auquel il appartient : le troupeau se précipite-t-il du haut d'une falaise, chaque individu mouton s'y précipite avec lui.
Panurge n'a qu'à jeter un mouton à la mer pour que tout le troupeau s'y précipite aussi.
C'est l'obéissance du troupeau de moutons que l'église chrétienne prêche à ses fidèles.
Chaque fidèle suivant aveuglement les mouvements du troupeau de fidèles.
J'ai connu cela dans ma jeunesse au Québec, cette nécessité pour chaque fidèle de suivre sans réfléchir les mouvements du troupeau.
Sous peine de sévère exclusion sociale !
Heureusement aujourd'hui, les bergers (qui n'étaient pas bons) sont presque tous disparus. 
Et le troupeau s'est heureusement dispersé !
Voici une vue plus générale du chœur de Saint-Apollinaire :



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