jeudi 12 décembre 2013

Les glaces de l'hiver devant Québec

Le fleuve Saint-Laurent complètement gelé devant Québec, c'est, selon moi, le symbole de l'hiver au Québec et sa « mise en abyme ».
Pourtant ces hommes qui le traversent dans une chaloupe font de cette traversée un sport qu'on pratique chaque année à l'époque du célèbre carnaval d'hiver.
Ce n'était pas un sport jadis, à l'époque de cette aquarelle de George St. Vincent Whitmore (1836), un ingénieur de la garnison d'occupation :


Si l'on voulait atteindre la rive sud du fleuve, à cette époque, la chaloupe était obligatoire (ou, parfois, quand la glace atteignait une épaisseur suffisante, la traversée se faisait sur des « ponts de glace » en voiture ou à pied).
Pas de plaisir sportif dès lors, la morne nécessité plutôt !
On voit, dans cette aquarelle, le « front de mer » de Québec comme il était à cette époque.
Comparez celui-ci au même « front de mer » dans la photo du haut.
À l'emplacement de la silhouette familière du Château Frontenac dans cette photo, il y a ce qu'on appelait le « château Saint-Louis » d'où avait été dirigée, depuis le 17e siècle, toute l'Amérique du nord  (à la petite exception des treize colonies anglaises sur la façade atlantique).
Les Anglais avaient continué d'en diriger « l'Amérique du nord britannique » après la Conquête, après l'avoir rénové en style néo-palladien.
Voyez de plus près sa façade sur le fleuve :

Une autre vue de côté de la même façade :


Le balcon c'est la « promenade des gouverneurs » construite au-dessus du vide sur le Cap Diamant.
Voici la néo-palladienne façade principale : 


Le bâtiment sera détruit par un incendie à l'époque de l'aquarelle. 
Il n'en reste que des ruines soigneusement étudiées, sous la terrasse Dufferin, devant le Château Frontenac.

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